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Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (12)

Bessarab I, le Fondateur de la Valachie,

a eu, très probablement,

et l’origine coumane

 

Notre histoire, des Roumains, nous fournit de données certes que nous avons été dirigés par de chefs d’État d’origine étrangère, de qui on parle bien documenté et unaniment accepté sur  les souverainetés phanariotes dans la Principauté de Moldavie et la Principauté de Valachie (n.a. Pays Roumain), hongroises dans la Principauté de Transylvanie,  les rois allemands en Roumanie.

En échange, s’il y a de voix qui disent que, par exemple, Bessarab I a eu et l’origine coumane, les réactions sont violentes, comme un cri désespéré à quelque chose qui dépasse la limite de supportabilité; j’ai entendu certains respectables mesdames et messieurs, en disant: il nous manque une seule dernière chose,  d’entendre un jour que Bessarab I a été  d’origine rome ou que notre pays, dans son histoire, a été conduit par de Roms (n.a. les Roms sont également connus sous le nom de Gitans)!”

À cet égard, qui ne fait pas partie de cette page de l’histoire chuchotée des Roumains, pour éviter toute confusion entre les Coumans et les Roms, en étant donnée la confusion propagée à l’échelle internationale entre les Roumains et les Roms, la confusion soutenue par de milieux hostiles à la Roumanie, on doit préciser la grande différence: les Coumans sont un peuple d’origine turque, et les Roms – un peuple d’origine hindoue.

Comme une observation personnelle, la plupart des Roumains acceptent les chefs d’État d’ethnie étrangère, mais avec d’origine de l’Ouest, un exemple éloquent étant la victoire dans l’élection présidentielle du 16 Novembre 2014, de Klaus Werner Johannis, le président d’un parti beaucoup moins nombreux, comparé à celui de son contre-candidat, Victor Viorel Ponta.

Le premier des historiens roumains importants, qui s’est saisi de l’origine coumane du nom de Bessarab a été Nicolas Iorga: “Le nom est couman (…)”. Puis, dans la même phrase, Nicolas Iorga a posé une question restée rhétorique pour lui, mais aussi pour de nombreux historiens des générations qui l’ont suivi: ” (…) seulement le nom?”

Il est évident qu’un nom d’origine étrangère ne signifie pas nécessairement que la personne est d’origine étrangère.

Il a suvi Neagu Djuvara, qui a affirmé que Thocomer père de Bessarab I, le Fondateur, a eu et l’origine coumane. Il est aussi connu comme Rodolphe Bessarab ou Rodolphe le Noir, un surnom donné par le peuple en raison de sa peau; la peau de couleur foncée a été confirmée dans les écrits de Miron Costin et de Paul d’Alep. Thocomer peut avoir la traduction “fer dur”, en venant des  termes coumans “toc” et “tamir”, et Bessarab peut provenir des mots coumans “bassar” et “ab”, qui signifie “le père de celui qui dirige”.

Le même Neagu Djuvara a montré que le Monastère Cozia (n.a. consacré le 18 Mai 1338, par Mircea l’Ancien) et le Monastère  Horezu (n.a. consacré le 8 Septembre 1693, par Constantin Brancovan), les plus grandes constructions des descendants de Thocomer, ont de noms coumans, qui signifie “forêt de noyers”, respectivement, “chouette hulotte”. Aussi, Neagu Djuvara, en se basant sur les mentions histoirique comme que dans la victoire à la bataille de Posada, de la période du 9 au 13 Novembre, 1330, contre l’armée de Charles Robert d’Anjou, le roi de Hongrie,   l’armée de Bessarab I a eu le soutien tatar  et que de nombreux dirigeants de la Horde d’Or ont eu d’origine tatare, il est arrivé à la conclusion que cette possible origine tatare de Bessarab I a favorisé les liens du Fondateur de la Valachie avec les Tatars.

L’historien Matei Cazacu, qui j’ai eu l’occasion de le connaître au Salons du Livre à Paris, les éditions de 2014 et de 2015, il en étant toujours inclu dans les programmes élaborés à ces occasions par l’Institut Culturel Roumain de Paris, a critiqué Neagu Djuvara, en arguant  que la “Lex Antiqua Valachorum”, collection de lois et de traditions valaques, par exemple, pour les Gorals en Pologne, les Valaques élissaient leurs dirigeants seulement de leur ethnie. Cependant, en 1291, Thocomer a changé de résidence du Pays de Fagaras, a franchi les Carpates Méridionales (n.a. connues et comme les Alpes de Transylvanie) et “a déscendu du cheval”, c’est à dire qu’il s’est établi à la tête d’une entité étatique avec la résidance dans Campulung, ce qui montre, dans l’opinion de l’historien roumaine à Paris, qu’il ne pouvait pas être d’origine coumane, parce que les locaux, les Valaques ne l’auraient pas elu à ce poste élevé.

La surprise est venue de l’historien Denis Capraroiu, qui a fait les précisions suivantes: 1. Thocomer a obtenu le Pays de Fagaras au détriment de son propriétaire légitime, Ugrinus Csáki, en raison du soutien eu de la part de Ladislas IV, dit Ladislas le Couman (n.a. en hongrois, Kun László; sa mère a été Elizabeth Coumane, en hongrois, Erzsébet Kun), roi de Hongrie dans la période 6 Août 1272  – le 10 Juillet 1290;

2. Après l’assassinat de Ladislas IV, Ugrinus Csáki a demandé sa propriété, et Thocomer, manqué de son protecteur royal, a été contraint de quitter le Pay de Fagaras et est arrivé à Campulung;

3. Aussi en 1290, il est prouvé par de documents qu’il y avait une grande invasion, de l’embouchure du Danube à la mer Noire jusqu’aux Portes de Fer, de la part de la Horde d’Or, à savoir de la part de l’émirat dirigé par Nogaï (n.a. le nom vient de “nohoï”, ce qui signifie en mongol “chien”), l’émir avec la résidence dans la ville danubienne d’Isaccea; cette invasion, très important de mentionner,  a imposé Thocomer en face des chefs des petites formations étatiques valaques comme l’Olténie et le Pays de Hateg. Seulement son fils, Bessarab I, est devenu le souverain d’un État avec ses frontières beaucoup plus proches de celles de la future Valachie, connue à travers l’histoire et Ugro-Valachie ou le Pays Roumain.

Ainsi, tombe l’argument comme que Thocomer, par le fait qu’il, en étant élu dirigeant d’une nouvelle formation étatique, il ne pouvait pas avoir l’origine étrangère, dans ce cas, coumane; en fait, Thocomer a été imposé dans cette position par l’émir Nogaï.

Comme une parenthèse, la méthode de l’émir Nogaï de conduire les territoires envahis par l’intermédiaires de souverains avec d’origines coumanes a été utilisée et une décennie plus tôt, en 1280, quand,  au trône à Tarnovo (n.a. Tarnovo a été la capitale de la Bulgarie), il a imposé George Terter I (n.a. dans l’écriture bulgare, Георги Тертер I, en translittération, Georgi Terter I), apparenté au clan couman Terteroba.

Ainsi, par déduction simple, si par des documents il résulte avec grande probabilité que Thocomer a eu et l’origine coumane, c’est à dire, s’il n’as pas été entièrement Couman, il est provenu au moins d’une symbiose valaquo – coumane, implicitement, son fils, le souverain  Bessarab I, le Fondateur, est provenu au moins d’une symbiose valaquo – coumane.

De symbioses avec une composante coumane à l’origine des souverains ont également été produites à la même époque et chez nos voisins bulgares et hongrois, comme dans le cas des déjà mentionnés George Terter I, respectivement, Ladislas IV.

Je souhaite que cette déduction ne soit pas suivie par de réactions incontrôlées, génératrices de haines personnelles ou d’allusions “métaphoriques” avec de la fusillade, comme on entend parfois depuis  1990 en Roumanie, ou même de faits avec la fusillade, comme a procédé la Police Légionnaire dans la période entre les deux guerres mondiales, qui a, important de mentionner, de nombreux nostalgiques et après la révolution de 1989, police qui a assassiné Nicolas Iorga, le 27 Novembre 1940, celui qui,  entre autres, s’est mis le problème de la possible origine coumane de Thocomer et, implicitement, de Bassarab I.

Patriotisme ne signifie pas que nous enfilions de mensonges sur l’histoire de la nation, mais d’assumer cette histoire et, basés sur les enseignements appris, que nous luttions afin que les événements de l’histoire, qui ne nous conviennent pas, ne se répetènt plus.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (11)

Dans la période

le 8 Mai 1921–le 4 Avril 1944,

le Parti Communiste de la Roumanie

a eu sept secrétaires généraux,

dont six ont été allogéniques,

des ethnies: juive, ukrainienne,

polonaise, bulgare et hongroise

 

Le Parti Communiste de la Roumanie a été le précurseur du Parti Communiste Roumain dans la pèriode le 8 Mai 1921 – le 16 Octobre 1945.

Parce que officiellement a déclaré que la Roumanie est un État multinational, impérialiste, qui a annexé la Bessarabie de la part des Russes, la Transylvanie de la part des Hongrois et le Quadrilatère de la part des Bulgares, territoires qui doivent être retrocédés, le Parti Communiste de la Roumanie a été passé à l’illégalité le 5 Avril 1924, sous le gouvernement de Jean J. C. Bratianu (6).

La création du Komintern (n.a. dans l’écriture russe “Коммунистичекий Интернационал”, en translittération, Komunisticeskii International), le Parti Communiste de la Roumanie a commencé à avoir deux buros politiques dans l’ère stalinienne, jusqu’à la dissolution du Komintern, le 22 Mai 1943.

Cependant, en étant sous le contrôle direct de Joseph Staline, raison pour laquelle  le Komintern a été appelé Komstaline, le Parti Communiste de la Roumanie a lutté pour passer en silence une longue série d’aspects.

L’un d’eux a été que les secrétaires généraux, à l’exception du premier, nommé George Cristescu, ont éé allogénique, ont appartenu à certaines ethnies, à savoir, juive, ukrainienne, polonaise, bulgare et hongroise,  des personnes: Elek Köblös, d’ethnie juive, Vitali Holostenko (n.a. en écriture ukrainienne, Виталий Яковлевич Холостенко, en translittération, Vitalii Iacovlevitch Holostenko), Alexandre Danieluk Stefanski (n.a en écriture polonaise, Alexander Danieluk Stefański), Boris Stefanov Mateïev (n.a. en écriture bulgare, Борис Стефанов Матеев) et Étienne Foris (n.a. en écriture hongroise, István Fóris). Il y a été un secrétaire général intérimaire, Bela Breiner, d’ethnie juive.

Dans la période entre les deux guerres, tous les congrès du Parti Communiste de la Roumanie, à l’exception du premier et du deuxième, ont été tenus à l’étranger: le Congrès I, dans la période le 8 – le 12 Mai 1921, à Bucarest, quand comme secrétaire général a été élu George  Cristescu,  le Congrès II, dans la période le 3 – le  4 Septembre 1922, à Ploiesti, le Congrès III, en Août ou Septembre 1924, à Vienne, quand  comme secrétaire général a été élu  Elek Köblös, le Congrès IV,  dans la période  le 29 Juin – le 2 Juillet 1928, à Kharkov, quand comme secrétaire général a été élu Vitali Holostenko, le Congrès V,  dans la période  le 3 – le 24 Décembre 1931, à Gorikovo (n.a. localité située près de Moscou), quand comme secrétaire général a été élu Alexandre Danieluk Stefanski.

Il est à noter que Boris Stefanov Mateïev est devenu secrétaire général en 1936, non à la suite d’une élection dans le cadre d’un congrès, mais nommé par le Komintern à cause de l’amitié avec George Dimitrov, qui, le 25 Juillet 1935, avait arrivé le secrétaire général Komintern, post lequel il ne l’a pas quitté que le 22 Mai 1943, lorsque le Komintern a été aboli par Joseph Staline, pour gagner la confiance des Alliés. Parmi les autres activités spécifiques d’un illégaliste communiste mériteux, Boris Stefanov Mateïev a rédigé et envoyé à Moscou la soi – disant “liste des trotskistes”, dans laquelle il a  inclu presque toute la direction du Parti Communiste de la Roumanie, y compris Marcel Pauker, qui a été “purgé” par fusillade le 15 Août 1938. En 1938, Boris Stefanov Mateïev a jugé préférable de fuir le pays, à Moscou, où il a travaillé à côté de George Dimitrov. Pris de court par le Pacte Ribbentrop – Molotov et n’en sachant quelle est la nouvelle politique du Kremlin, Boris Stefanov Mateïev a publié dans “l’Internationale Communiste” (n.a. dans l’écriture russe, “Коммунистический Интернационал” en translittération, “Kommunisticeskii International”), le journal officiel du Komintern, un article dans lequel il a continué à stigmatiser avec une colère prolétarienne le fascisme et le national – socialisme, ce qui a été sur le point de lui coûter la vie; sa chance a également été nommée George Dimitrov, qui l’a protégé, mais encore, pour l’épargner du regard meurtrier de Joseph Staline, l’a prit avec lui en Bulgarie pour y construire le communisme

L’intérim à la direction du Parti Communiste de la Roumanie, causé par l’absence de Boris Stefanov Mateïev du pays, a été exercé par Bela Breiner jusqu’au 10 Mars 1940, quand il est mort d’un cancer de l’estomac.

Puis, aussi le Komintern a nommé comme secrétaire général Étienne Foris, qui a dirigé le parti jusqu’au 4 Avril, 1944.

Si la manière d’organiser les congrès à l’étranger peut être justifiée par le fait que le Parti Communiste de la Roumanie a été passé à l’illégalité, en échange, l’élection du secrétaire général uniquement parmi les ethnies révèle de  profondeurs très petites des  racines de ce parti dans le rang des Roumains majoritaires. A cet égard, deux aspects sont rélévants. Le premier concerne la désignation, de la Roumanie, c’est-à-dire il n’est pas un parti des Roumains, mais l’un implanté en Roumanie. Le deuxième c’est le très petit nombre de membres de ce parti, de la catégorie de poche, par exemple, compris entre 794 et 1.150 membres enregistrés en Juin 1944, c’est-à-dire un membre à environ 20.000 habitants. Comme un mauvaise note pour ce parti, sur la base d’un récit de Eugène Cristescu (n.a. directeur du Service Spécial d’Informations en Roumanie), il semble qu’une grande partie d’entre eux ont été à la solde du Service Spécial d’Informations.

Comme une parenthèse, à côté des culpabilités classiques idéologiques, telles que le trotskysme, la collaboration avec le Service Spécial d’Informations a été invoqué à plusieurs reprises pendant les procès, s’ils ont eu lieu, et des purges par fusillade, ordonnées par Joseph Staline, comme dans le cas de Elek Köblös, Vitali Holostenco et Danieluk Alexandre Stefanski. C’est-à-dire, tous les secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, élus aux congrès tenus à l’étranger, sous la direction de l’Internationale Communiste, ont été tués!

Sous la même accusation, un autre secrétaire général du Parti Communiste de la Roumanie, Étienne Foris, a été exécuté sans procès sur les ordres de George Gheorghiu – Dej, cette fois. Il a été arrêté le 9 Juin 1945 et brutalement interrogé même par George Pintilie, né Panteleï Bondarenko, avec le diminutif Pantiucha, qui est arrivé le premier directeur de la Direction Générale de la Sécurité d’État, créée le 30 Août 1948. Étienne Foris est mort en 1946, à cause, apparemment, de quelques coups de levier métallique, reçus à la tête, exécutés par Gheorghe Pintilie (n.a. on ne sait pas exactement la date de la mort d’Étienne Foris).

Pendant le communisme “dejisto – ceausiste” on a parlé très peu, surtout en chuchotement du fait que dans la période le 8 Mai 1921 – le  4 Avril 1944, de sept secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, sauf l’un, les autres ont appartenu à des groupes ethniques.

Après la révolution commencée le 17 et  terminée le 25 Décembre 1989, à la fois avec la fusillade de l’hydre communiste bicéphale, Hélène et Nicolas Ceausescu, a commencé à couler de  révélations compromettantes à l’adresse du Parti Communiste de la Roumanie et, bien sûr, à celle du Parti Communiste Roumain. Mais, il y a toujours un mais. Les nostalgiques du communisme, qui ont travaillé dans la culture et ont contribué dans une mésure plus ou moins grande, en fonction de leur désir d’affirmation et de leurs capacités personnelles, à l’édification de la dictature communiste en Roumanie, ont toujours dans la tête l’idée de réhabilitation du communisme et, implicitement, de la leur. Par conséquent, l’influence qu’ils ont encore, parfois extrêmement forte, ils ont essayé, essayent et vont essayer de cacher toutes les taches noires du communisme, y compris l’origine ethnique des secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, au cours de la période le 8 Mai 1921 – le 4 Avril 1944.

Comme une parenthèse,  Jean Iliescu, avec des hautes fonctions avant et après 1989, comme par exemple, le ministre des Problèmes de la Jeunesse dans la période le 11 Décembre 1967 – 17 Mars 1971, le président de la Roumanie dans les périodes le 20 Mai 1990 – le 29 Novembre 1996 et le 20 Décembre 2000  – le 20 Décembre 2004, dans aucun livre, dont il est l’auteur, n’a pas rappelé que son père, Alexandre Iliescu, sous le pseudonyme d’Ignat, a été l’un des 38 délégués du Parti Communiste de la Roumanie, qui a assisté au Congrès V, de Gorikovo, et qu’il a signé une déclaration commune dans laquelle a été faite, entre les autres, l’affirmation “La Roumanie contemporaine ne constitue pas en soi une union de tous les Roumains, mais un État typique avec plusieurs nations, créé sur la base  du système pillard de Versailles,  sur la base de l’occupation de territoires étrangers et sur la base d’asservissement de certains peuples étrangers. La bourgeoisie et les latifundiaires de la Roumanie, en faisant leurs propres plans impérialistes et en achevant, en même temps,  les tâches données par les puissances impérialistes de l’Europe pour créer au Dniestre un avant-poste contre l’Union Républiques Soviétiques Socialistes, ont conquis la Bessarabie, la Transylvanie, la Bucovine et le Banat et soumettent  à une oppression nationale jamais attandue et à une exploitation semi-coloniale les 8.000.000 de Moldaves, d’Hongrois, de Russes, d’Ukrainiens, de Bulgares, d’Allemands, de Turcs et d’autres”.

Ceux – ci ont été les communistes roumains, rien que les instruments de l’impérialisme russe; ils depuis la période entre les deux guerres ont soutenu la fragmentation de la Grande Roumanie!

Et cette vérité doit être dite clairement et résolument, pas en chuchotement ou, si serait passible, passée en silence, comme  souhaitent les nostalgiques du communisme, la majorité d’entre eux avec une activité “multilatéralement développée” pour établir et soutenir la dictature “dejisto –  ceausiste”, activité rémunérée “d’après la quantité, la qualité et l’importance sociale du travail” (n.a. citation de la Loi 10 du 25 Novembre 1972). Et les nostalgiques de cette catégorie ont été bien rémunérés, ils avaient toutes sortes d’avantages matériels par rapport au reste de  la population, car ils se tenaient très bien, surtout, sur le critère de “l’importance sociale du travail”!

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

 

 

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (10)

Les assassinats de Corneille Zelea Codreanu,

des décemvirs et des “nicadori”

ont été faits

sous l’authorité de

 l’Église Orthodoxe Roumaine

et des autres 242 dirigeants légionnaires

sous l’authorité de

l’Armée Roumaine

 

L’Église Orthodoxe Roumaine et l’Armée Roumaine sont deux institutions de base de la Roumanie, elles en se réjouissant, en général, d’une grande confiance parmi la population. et celui qui leur apporte une touche, même avec raison, risque d’être accusé de manque de patriotisme.

Toutefois, lorsque l’Église Orthodoxe Roumaine et l’Armée Roumaine ont intervenu dans la politique, en conduisant même de gouvernements par leurs représentants, de grands prêtres, respectivement, d’officiers supérieurs, se sont enregistré beaucoup de dérapages de l’État de droit.

À cet égard, révélant me semblent deux événements de la période entre les deux guerres, période de grande floraison de la Roumanie, à savoir les événements de la nuit d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, sous le gouvernement du patriarche Miron Cristea (2) (n.a. le président du Conseil des Ministres, dans la période le 30 Mars 1938 – le 31 Janvier 1939), et de la nuit d’entre le 21 et le 22 Septembre 1939, sous le gouvernement  général George Argeşanu (n.a. le président du Conseil des Ministres dans la période le 21 – le 28 Septembre 1939).

Dans le premier cas, Corneille Zelea Codreanu, surnommé Capitaine, ensemble avec les “nicadori” (n.a. “nicador”, au pluriel, “nicadori”, terme formé des premières deux lettres des noms Nicolas, Carincea et Doru; les “nicadori”: les légionnaires Nicolas Constantinescu, Jean Carinca et Doru Belimace) et les décemvirs (n.a. les légionnaires Jean Atanasiu, Bogdan Gavrila, Joseph Bozantan Jean Caratanase, Étienne Curca, Étienne Georgescu, Jean Pele, Grégoire Jean State, Jean Trandafir et Rodolphe Vlad) ont été exécutés parce que, selon la motivation  officielle, ils ont essayer d’évader.

Corneille Zelea Codreanu, né le 13 Septembre 1899, à Husi, avec le nom de  Corneille Zielinski, diplômé d’un lycée militaire et avec d’études en droit, a eu une ascension politique fulminante, dans laquelle le nationalisme, l’orthodoxie, l’anti -communisme, l’anti – sémitisme et le culte de la mort ont joué un rôle principal.

Le 20 mai 1922, il a fondé l’Association des Étudiants Chrétiens, en remplaçant, au même temps l’Association des Étudiants en Droit, dont le président avait arrivé. Au début de l’année académique 1922/1923, en apprennant que ce ne sera plus le service religieux, il s’est barricadé dans un amphithéâtre. Peu de temps après, Corneille Zelea Codreanu a été exmatriculé de l’université. En étant un très bonne connaisseur de la langue allemande à cause  d’Éliza, sa mère, née Brauner, d’origine allemande, il est allé en Allemagne, où il a essayé de poursuivre ses études en droit, mais aussi de commencer un’affaire commerciale. Ainsi il est arrivé de connaître l’activité hors de commun, théâtrale, de parade, d’Adolf Hitler, le nouveau membre du Comité Exécutif du Parti Ouvrier National – Socialiste (n.a. en allemand, “Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei”), également connu sous l’abréviation du Parti Nazi, de la première et la dernière syllabe. Corneille Zelea Codreanu a été tellement impressionné par l’agitation et l’uniforme des Chemise Brunes, une désignation non officielle des Bataillons d’Assault en Allemagne, que, beaucoup plus tard, au mariage du 14 Juin 1925, avec Hélène Ilinoiu, à qui sont venus pour assiter plus de 80.000 personnes, la mariés ont porté sur la  tête une couronne avec svastika.

Le 4 Mars 1923, il a été fondée la  League de la Defense Nationale – Chrétienne, le président en étant élu Alexandre C. Cuza, et Corneille Zelea Codreanu a été chargé responsable de l’organisation du parti au niveau national. L’orientation nationaliste et antisémite du parti a eu l’occasion de s’affirmer  après le 23 Mars 1923, quand s’a fait une modification de l’article 7 de la Constitution, dans le sens que les Juifs existants sur le territoire roumain puissent automatiquement recevoir la citoyenneté roumaine. Alors Corneille Zelea Codreanu a été l’un des principaux agitateurs parmi les étudiants et les organisateurs des manifestations de rue, dans lequelles se sont produits d’affrontements avec la police.

Ultérieurement, le 24 Juin 1927, Corneille Zelea Codreanu, mécontent, il semble, qu’il n’a pas réussi à être élu comme député avec la League de la Defense Nationale – Chrétienne, il s’est détaché de ce parti et a établi la Légion de l’Archange Michel, connue et sous le nom du Mouvement Légionnaire, une organisation paramilitaires, inspirée d’après le modèle des Bataillons d’Assaut de l’Allemagne (n.a. “Sturmabteilung” avec l’accronyme S.A.),  et de l’Escadron de Protection de l’Allemagne (n.a. en allemand “Schutzstaffel” avec l’accronyme S.S., qui a été une sorte de garde prétorienne pour Adolf Hitler).

En 1929, pour des raisons électorales, Corneille Zelea Codreanu a fondé le parti la Garde de Fer, comme une “haie (n.a. «gard» en roumain signifie haie) contre l’expansion communiste.” Le 11 Janvier, 1931, la Garde de Fer a été dissoute par le gouvernement de George G. Mironescu (2) (n.a. a gouverné pendant la période le 10 Octobre 1930 – le 17 Avril 1931), avec Jean Mihalache en tant que ministre de l’Intérieur. Après un procès, à ce  parti a été levé  cette interdiction et, aux élections partielles du 31 Août 1931, Corneille Zelea Codreanu est devenu député de Neamt. Dans ce terme, Corneille Zelea Codreanu a été remarqué par l’attitude prise contre la Loi  de la Conversion Agricole, par laquelle a été proposée la réduction pour les propriétaires fonciers à la moitié les dettes aux banques, il en montrant que, si les paysans avaient une dette moyenne d’environ 30.000 lei, autre “paysans” avaient des dettes de plusieurs millions de lei, comme par exemple, Constantin Argetoianu, avec une dette de 80.000.000 lei, ou bien Nicolas Titulescu, et lui avec une grande dette, de 20.0000.000 de lei, argent emprunté non seulement pour les dépenses agricoles. Quoique ces inégalités, la loi a été approuvée.

Le 17 Mars 1932, la Garde de Fer a été de nouveau dissoute par le gouvernement de Nicolas Iorga (n.a. a gouverné pendant la période le 8 Avril 1931 – le 5 Juin 1932). Encore une fois, le 10 Décembre 1933, la Garde de Fer a été dissoute par le gouvernement de Jean George Duca (n.a.  a gouverné pendant la période le 14 Novembre –  le 29 Décembre 1933).

Dans la même année, le 29 Décembre, en représailles, Jean Geoge Duca a été assassiné par les  “nicadori”, qui se sont rendus aux autorités et ont été arrêtés.

Quatre ans plus tard, le 16 Juillet 1936, les décemvirs ont assassiné leur camarades de parti, Michel Stelescu, qui a été desconspiré qu’a planifié l’assassinat de Corneille Zelea Codreanu, puis, après avoir été pardonné par le Sénat du Mouvement Légionnaire, il a commencé à critiquer durement le même Corneille Zelea Codreanu. Comme les “nicadors”, les décemvirs se sont rendus aux autorités.

Comme une parenthèse, il faut mentionner que bien avant, le 24 Octobre 1924, et Corneille Zelea Codreanu a été accusé de crime, quand il a tiré et a tué Michel Manciu, le préfet de Jassy. Le 25 mai 1925, à la suite du procès, qui a eu lieu à Turnu Severin, Corneille Zelea Codreanu a été acquitté pour la raison de légitime défense, qui lui a valu une grande notoriété dans tout le pays.

Dans la nuit du 29 au 30 Novembre 1938, les 14 légionnaires, le Capitaine, les  “nicadors” et les décemvirs ont été transférés de Ramnicu Sarat à Jilava. Sur la route, ils ont été tués par les gendarmes accompagnants. Au Jilava, leurs cadavres ont été jetés dans une fosse commune et recouverts de chaux et de terre.

Ces horribles assassinats ont été planifiés et exécutés par le gouvernement du patriarche Miron Cristea (2),  c’est-à-dire sous l’authorité  du prélat avec la plus haute fonction de l’Eglise Orthodoxe Roumaine. C’est un exemple malheureux d’ingérence dans la politique de l’Eglise Orthodoxe Roumaine. Il  est révélateure à cet égard et la déclaration du patriarche Miron Cristea, le 27 Février 1938, au cours du premier mandat du gouvernement (n.a. le président du Conseil des Ministres,  dans la période le 11 Février – le 29 Mars 1938), lors de la promulgation de la nouvelle constitution, par laquelle le roi non seulement régnait, mais aussi gouvernait: “Aujourd’hui a été détruite la hydre à 29 têtes électorales (n.a. le nombre de partis), qui ont antagonisé tous sans aucune utilité, au détriment de l’ensemble du pays.”

Il est évident que le blâme pour les exécutions de ces 14 légionnaires n’a pas appartenu seulement au patriarche Miron Cristea, mais aussi à Armand Calinescu,  ministre de l’Intérieur et, dans la plus grande grande partie, au roi Charles II, qui, sous la nouvelle constitution, a été “la tête de l’État”.

Il convient d’ajouter que le roi Charles II a décidé l’assassinat de ces 14 légionnaires, considérés par lui comme les principaux adversaires politiques, après la visite qu’il a fait le 24 Novembre 1938 à Adolf Hitler, à Berchtesgaden. Alora, il a été menacé avec l’annihilation (n.a.  en allemand, “Verninchtung”) parce qu’il a refusé les recommandations provenant du “führer”, parmi lesquelles, la pire pour le roi roumain, d’apporter la Garde de Fer au gouvernement.

Le fait qu’au référendum du 24 Février 1938, de ces 4.303.064 électeurs inscrits pour voter, la nouvelle constitution a été acceptée par 4.297.221 électeurs, a montré un certain appétit des Roumains de ce moment – là pour la dictature, fait expliqué par Émil Cioran ainsi: “La démocratie n’a pas pu faire de la foule ignorante éternelle un facteur actif de l’histoire (…) La foule ahistorique n’a qu’un seul idéal:. la perte de la liberté (inutile). Elle ne veut pas juger, que les autres le fassent et  prennent la responsabilité et, par peur de l’anarchie, elle s’enchante avec la dictature”.

Dans le deuxième cas, 242 dirigeants du Mouvement Légionnaire ont été assassinés, environ 90 pour cent de l’élite légionnaire. Les cadavres de personnes assassinées ont été exposés dans les rues, qu’ils puissent être vus par la population.

Cette réaction horrible, inadmissible  dans un État de droit, a été provoquée par l’assassinat d’Armand Calinescu, le 21 Septembre 1939, par un groupe de légionnaires, dirigé par Miti Dumitrescu, formé de Jean Ionescu, Ovide Isaia, Jean Moldoveanu, George Paraschivescu, César Popescu, Trajan Popescu, Marin Stanciulescu et Jean Vasiliu.

Armand Calinescu, dans le moment de l’assassinat, a été le président du Conseil des Ministres (n.a. le président du Conseil des Ministres au cours de la période le 7 Mars – le 21 Septembre 1939), en cumulant et la position du ministre de la Défense Nationale.

Le même jour, le 21 Septembre 1939, le roi Charles II a nommé le général George Argeşanu en tant que président du Conseil des Ministres, qui est resté en poste seulement une semaine, jusqu’au 28 Septembre.

Les assassins d’Armand Calinescu ont été arrêtés et apportés juste au lieu de la crime, à l’intersection de pont Cotroceni avec la rue Barbu Stirbei, où ils ont été fusillés, et leurs cadavres ont été laissés quelques jours à la vue. Encore 147 dirigeants légionnaires ont été  fusillés,  environ trois dans chacun de 52 “judete” (n.a. “judet”, au pluriel “judete”, unité administrative en Roumanie; la Grande Roumanie a eu 71 judete), dont les cadavres, de même, ont été laissés exposés quelques jours. En outre, 95 légionnaires ont été exécutés en détention.

Il est évident que le blâme pour les exécutions de 242 légionnaires n’a pas appartenu seulement au général George Argeşanu, mais aussi à un autre général, Gabriel Marinescu, ministre de l’Intérieur, et, comme pour les cas des  assassinats de la nuit d’entre le 29 et le 30 Novembre 1938, dans la plus grande grande partie, au roi Carol II, qui, sous la nouvelle constitution a été, comme je l’ai mentionné déjà, “la tête de l’État”.

Les deux nuits, d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, sous le gouvernement  patriarche Miron Cristea (2), et d’entre le 21 et le 22 Septembre 1939, sous le gouvernement général George Argeşanu, ont constitué les pages les plus noires de l’histoire de 22 ans de la Grande Roumanie.

Ces nuits ont jeté une grande tache noire sur la réputation de l’Eglise Orthodoxe Roumaine et de celle de l’Armée Roumaine, surtout parce qu’elles, à l’époque, n’ont pas pris position contre ces crimes.

Par conséquent, de l’implication de l’Eglise Orthodoxe Roumaine et de celle de l’Armée Roumaine dans ces crimes horribles, sans procès, on n’a parlé pas du tout pendant le régime communiste dejisto – ceausiste(n.a. dejiste“, de l’époque de George Gheorghiu – Dej, “ceausiste”,  de l’époque de Nicolas Ceausescu) pour protéger seulement l’Armée Roumaine, laquelle a été utilisée aussi aux buts criminels par Nicolas Ceausescu, dans la répression des manifestations, par exemple, à Timisoara, manifestations commencées le 17 Décembre 1989, quand ont été fusillés 59 martyrs de la révolution.

Dans la période d’après 1989 on parle très peu ou pas du tout, surtout de la part des  authorités au sujet de l’implication de l’Eglise Orthodoxe Roumaine et de celle de l’Armée Roumaine aux crimes horribles pendant la dictature carliste, pour maintenir la confiance de la population dans les deux institutions.

Mais, si nous ne disons pas la vérité au sujet de l’Eglise Orthodoxe Roumaine et de l’Armée Roumaine, qu’elles,  parfois, par l’intermédaire de leurs représentants, ont été utilisées comme d’institutions d’oppression criminelle, nous n’allons pas tirer les renseignements appropriés de l’histoire, nous ne serons pas prêts pour éviter la répétition de l’histoire.

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (4)

Dimitri Cantemir, souverain catastrophique,

a apporté, sur les rives du Prout,

l’occupant obsédé, Pierre le Grand,

l’ascendant de ceux

qui ont rapiné aux Roumains

la Bucovine du Nord et la Bessarabie

 

Dimitri Cantemir, la plus imposante figure culturelle roumaine dans le Moyen Age, a été catastrophique en tant que souverain, car il s’est allié avec l’Empire Russe, et, par conséquent, non seulement que l’armée moldavo-russe a été battu hônteusement par les Ottomans, lors de la bataille de Stanilesti, sur la rive droite du Prout, mais à long terme, les conséquences  ont été,  l’épithète répétée, mais méritée, catastrophiques, parce que, les Russes ont considéré et encore ils considèrent  que par où est passée l’armée avec Pierre le Grand en tête, ils doivent occuper, à la fin, ce territoire.

Plus précisément, le 2 Avril 1711, à Lutsk, Dimitri Cantemir a conclu avec Pierre le Grand un traité secret de l’amitié, au détriment de l’Empire Ottoman. La réaction de de la Sublime Porte a été promte et l’armée moldavo – russe, dirigée par Pierre le Grand lui-même a été défaite, même encerclée, dans la bataille de Stanilesti, de la période le 18 – le 22 Juillet 1711. Les Ottomans, en vertu du Traité du Prout, signé le 23 Juillet 1711, ont exigé la reddition de Dimitri Cantemir, comme otage, dans leurs mains, ce que pour Pierre le Grand n’a pas parru acceptable. En conséquence, le souverain moldave a été aidé à sortir de l’encerclement  de l’armée ottomane, mais honteusement, caché dans la calèche de l’impératrice Ekaterina, il semble, juste en dessous de sa jupe large.

Le contexte dans lequel Dimitri Cantemir a été monté sur le trône de Moldavie n’a pas été honorable pour nous, les Roumains, car il a été dominée par la rivalité “mioritique”

(n.a. mioritique vient de la syntagme “l’espace mioritique“, introduite par l’écrivain Lucien Blaga, en étant un concept issu de la ballade “Brebiette”, en roumain:  “Mioritza”, et en signifiant un espace roumain de tous points de vue, géographique, politique, social, culturel etc.) entre les Moldaves et Valaques, dans ce cas, entre les familles régnantes Cantemir, respectivement, Brancovan.

Le père de Dimitri Cantemir, Constantin Cantemir, un pro-ottomane et, au même temps, un anti-polonais à vie, a eu un règne compris entre le 25 Juin, 1685 et le 27 Mars 1693, qui s’a fait remarqué, en particulier, par l’ordre de tuer le croniqueur Miron Costin, avec l’origine polonaise. Les frères Miron et Velicico ont été décapités, apparemment, même le premier jour de Noël 1691.

Dans la plus grande partie de la période du règne de son père, sauf les deux premières années, le jeune Dimitri Cantemir (n.a. Dimitri Cantemir a vécu entre le 26 Octobre 1673 et le 1 Septembre 1723) a resté comme gage à Istanbul, en remplaçant Antioche, son frère plus grand.

Après la mort de Constantin Cantemir, les boyards ont élu Dimitri Cantemir au trône de Moldavie, mais le sultan Ahmed II ne l’a pas confirmé, à cause des machinations de Constantin Brancovan. Ainsi, après même pas un mois, le 23 Avril 1693, Dimitri Cantemit a dû renoncer à la haute position, le trône en étant occupé par Constantin Duca (n.a. Constantin Duca a régné dans deux périodes, la première en étant entre le 23 Avril 1693 et ​​le 18 Décembre 1695), le favori et le futur gendre de Constantin Brancovan. Ainsi a commencé le conflit entre les familles Cantemir et Brâncovan!

Dimitri Cantemir s’est retourné à Istanbul. En 1699, il a épousé Casandra, la fille de Serban Cantacuzène, le prédécesseur de Constantin Brancoveanu sur le trône.

Depuis lors, Dimitri Cantemir a commencé à cibler le trône… du Pays Roumain, en intensifiant le conflit latent  entre les familles Cantemir et Brancovan.

Par d’autres machinations de Constantin Brancovan, Dimitri Cantemir est arrivé  derrière les barreaux à Istanbul. En raison d’un différend relatif à un héritage de leur père, Antioche, arrivé souverain de Moldavie (n.a. Antioche Cantemir a reigné en deux périodes: le 8 décembre 1695 – le 14 Septembre 1700 et le 12 février 1705 – 20 Juillet 1707) n’a pas tenté de liberer son frère, Dimitri Cantemir en sortant du prison uniquement à l’insistance de l’ambassadeur français, mais avec des souvenirs pas trop agréable, ce qui a contribué dans une certaine mesure, peut-être, à sa décision de changer la suzeranité ottomane avec celle russe, par le Traité de Lutsk.

Le conflit  cantemiro – brancovan s’est atténué lorsque Constantin Brancovan a accepté de payer dix sachettes avec de pièces florentins d’or, à titre de compensation pour les terres prises de lui par la force de Serban Cantacuzène, qui ont constitué la dot de mariage de Cassandra.

Constantin Brancovan, après la victoire des Russes lors de la bataille de Poltava, du 27 Juin 1709, contre les Suédois, a fait l’erreur fatale d’envoyer une lettre à Pierre le Grand par laquelle il s’est engagé d’aider avec une armée de 30.000 hommes et d’assurer de la nourriture à l’armée russe pendant une guerre de coalition chrétienne contre les Ottomans. Pierre le Grand a répondu affirmativement et a envoyé 300 sachets avec de pièces d’or à Constantin Brancovan, comme une aide pour l’armement.

Plus tard, le sultan Ahmed II a appris de cette correspondance et, comme première mesure, le 10 Novembre, 1710, sur le trône de la Moldavie, il a mis Dimitri Cantemir, comme un homme de confiance, en sachant le conflit entre les famille Brancovan et de Cantemir.

Tel a  été le contexte de deux  intronisations de Dimitri Cantemir!

Une deuxième mesure du sultan a été au 20 Novembre 1710: la déclaration de guerre contre l’Empire Russe, finie avec la Bataille de Stanilesti.

Mais, Dimitri Cantemir, même dans les conditions de la déclaration de cette guerre, il a cru dans l’étoile de Pierre le Grand, a tourné le dos aux Ottomans et a conclu en secret avec les Russes le Traité de Lutsk. Le 30 mai 1711, en étant informé que le sultan Ahmed II a appris de ce traité, Cantemir a demandé à Pierre le Grand de venir de toute urgence en Moldavie, pour le protéger de l’armée ottomane, qui s’approchait d’Isaccea, pour traverser le Danube.  L’arogant empereur a repondu  à cette  demande, est parti vers la Moldavie avec son armée, mais lentement, avec des arrêts longs et fréquants, en étant accompagné par l’épouse, les favories, les personnes proches de la cour, plutôt  comme pour une visite de plaisir, que pour une guerre. Pendant ce temps, les Ottomans ont réussi à traverser le Danube. Comme ça Pierre le Grand a commencé ce qui a été appelée la Campanie Proutéenne (n.a. en écrit russe, “Прутский Поход”, en translittération, “Prutskii pohod”), qui a pris fin avec la défaite humiliante de Stanilesti.

Constantin Brancovan, en étant informé que les Ottomans ont traversé le Danube, il a senti quelle sera la fin de la guerre et s’est empressé de retourner à Pierre le Grand les 300 sachet  avec de pièces d’or, puis a commencé à aider l’armée ottomane avec de nourriture et de fourrages.

Il a été un jeu à deux extrémités de Constantin Brancovan, qui l’a coûté extrêmement cher, le 15 Août 1714, à Istanbul, il a été exécuté par décapitation, avec ses fils Constantin, Étienne, Rodolphe et Mathieu, ainsi que le gendre Ianache Vacarescu.

Dimitri Cantemir, dans les deux règnes, l’un avorté et l’autre court, près de neuf mois, a prouvé qu’il n’a pas été né pour être chef d’État.

En résumé, les conséquences catastrophiques du règne de Dimitri Cantemir ont été les suivantes:

a. à court terme:

a.1. Les Ottomans se sont vengé pour la trahison de Dimitri Cantemir, ils ont pillé 93 villages dans leur chemin, en mettant en feu 73 d’entre eux;

a.2. Des milliers de Moldaves sont partis en exile de Moldavie, dont au moins un millier, de gens proches de Dimitri Cantemir, sont  arrivés en Russie, où ils ont été russifiés;

a.3. La Moldavie a perdu encore un morceau du patrimoine, la   forteresse Khotyn et une étendue zone d’autour ont devenues une raya, c’est-à-dire un territoire administré directement par les Ottomans;

b à long terme:

b.1. Plus d’un siècle, la Haute Porte a nommé seulement de souverains étrangers, de Grecs du quartier Phanar d’Istanbul, connus comme Phanariotes,  en commençant en Moldavie, le 23 Juillet 1711, par Nicolas Mavrocordato, puis dans le Pays Roumain, le 21 Janvier 1716, lorsque sur le trône est monté le même Nicolas Mavrocordato après qu’il a été remplacé en Moldavie par Michel Racovitza; l’époque phanariote a cessé en Moldavie, le 21 Juin 1821, par l’arrivée du souverain Jean Alexandre Stourdza, et dans le Pays Roumain,  le 30 Juin 1822, par l’arrivée du souverain Grégoire Dimitri Ghyka;

b.2. En respectant le testament  écrit ou non, vrai ou faux, de Pierre le Grand, dans lequel l’empereur aurait écrit que “j’ai trouvé la Russie un ruisseau, mais je l’ai transformé dans une rivière; mes descendants que la fassiez une mer” (n.a.  en écrit russe, “я нашел Россию ручьем, а оставил ее рекой; мои преемники превратят ее в море” en translittération, “ia nachiol Rossiu rutchiom, a ostavil éïo rekoï, prevratiati éïo v moré”), l’Empire Russe a transformé la Bessarabie en goubernia, et, plus tard, l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes a attaché la Bessarabie et la Bucovine du Nord à de  républiques unionales.

Et si l’armée russo – moldave aurait vaincu les Ottomans à  Stanilesti, les conséquences auraient été catastrophiques, peut-être ce texte, je l’aurais  écrit dans la langue russe comme langue officielle, et – je cite de “Lettres à un dniestro – tiszean” (Gunivas, Chisinau, 2013) – “La Roumanie n’aurait pas existé sur la carte, mais que de fragments dans le cadre de certaines républiques ex – soviétiques: la République Moldavie (n.a. en écrit  russe,”Республика Молдова”, en translittération, “Respublika Moldova),  la République Transylvanie (n.a. en écrit russe, “Республика Трансильвания”, en translittération, “Respublika Transylvania”), la République  Valachie (n.a. en écrit russe, “Республика Валахия”, en  translittération, “Respublika Valachia”)… ou qui sait quel aurait – il été le cours de l’histoire?”

Dimitri Cantemir a été vanté par la propagande communiste parce qu’il a été philo – russe, s’est allié avec les Russes et peu a manqué qu’il donne le pays dans leurs mains, la Roumanie “dejiste” (n.a. de l’époque de George Gheorghiu – Dej) ou “ceausiste” (n.a. de l’époque de Nicolas Ceausescu) en étant  également alliée avec Moscou, peu a manqué qu’elle devienne une république unionale soviétique.

Après 1989, les “culturniques” (n.a. mot d’origine russe,  qui signifie activiste communiste chargé de la culture) ont réussi à maintenir une aurore de grand souverain, quand, en fait, Dimitri Cantemir a été un politicien catastrophique.

 

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (9)

Le Quadrilatère a été cédé sans combat par

le gouvernement Jean Victor Antonescu (1),

exactement comme avait procédé auparavant

le roi Charles II dans les cas

de Transylvanie du Nord,

de Bessarabie et

de Bucovine du Nord

 

L’arrivée au pouvoir sur une vague d’un grand mécontentement populaire contre la politique de l’ancien gouvernement et, parmi les premières mesures du nouveau gouvernement, il se soit exactement la continuation de la vieille politique, qui a généré  ce mécontentement, l’une des nombreuses facettes de l’hypocrisie de la politique en Roumanie, c’est exemplairement illustrée par le gouvernement de Jean Antonescu (1).

Le 26 Juin, un mois connu en Roumanie aussi sous le nom populaire de “ciresar” (n.a. cerisier) de l’année, 1940, il est venu la cerise sur la “coliva” (n.a. plat traditionel roumain, basé sur du blé bouilli, mélangé avec du sucre et de noix, garni avec de divers produit doux, divisé en petites portions, qui sont données aux gens pour le souvenir des morts lors des funérailles) de la Grande Roumanie, la note ultimative de la part de Joseph Staline, par laquelle a été exigé la “le retournement à tout prix” de la Bucovine du Nord, de la Bessarabie, y compris de la Région Herta, jusqu’au 30 Juin, c’est-à-dire une perte de 50.762 kilomètres carrés du territoire.

Comme, généralement, un malheur ne vient pas seul, le 30 Août, un mois connu en Roumanie aussi sous le nom populaire de “gustar” (n.a. goûteur), de la même année, par le Deuxième Arbitrage, nommé aussi en Roumanie le Dictat de Vienne, commandé par Adolf Hitler, on a perdu encore  la Transylvanie du Nord, c’est-à-dire 43.492 kilomètres carrés, l’événement pas du tout sur le goût des Roumains,

La céssion sans combat de la Bucovine du Nord, de la Bessarabie, y compris de la Région Herta, a été faite pendant le gouvernement George Tatarascu (6), qui a gouverné pendant la période le 11 mai – le 3 Juillet 1940 et de la Transylvanie du Nord pendant le gouvernement Jean Giugurtu, qui a gouverné pendant la période le 4 Juillet – le 4 Septembre 1940.

Ces pertes territoriales ont conduit à d’amples manifestations de rue, confisquées par le Mouvement Légionnaire, qui, par leur chef, Horia Sima, a imposé au roi Charles II de nommer Jean Antonescu comme président du Conseil des Ministres. Le roi a accepté à la condition de former un gouvernement de coalition nationale. Les partis historiques n’ont pas voulu de rester à côté du Mouvement Légionnaire, ainsi que, le 4 Septembre 1940, Jean Antonescu a formé un gouvernement composé en majorité de membres de l’ancien gouvernement Jean Giugurtu: le général David Popescu, à l’Internes, Michel Manoilescu, à l’Éxternes, George N. Leon, à l’Économie Nationale, Jean. V. Gruia, à la Justice, Dumitru Caracostea, à l’Éducation Nationale, Jean Nichifor Crainic (n.a. né Jean Dobre), à la Propagande Nationale, Basil Gomoiu, à la Santé et la Protection Sociale, et le légionnaire Rodolphe Budisteanu, aux Cultes et des Arts; à la Défense Nationale est apparu un nouveau nom … Jean Antonescu.

Dans la période le  3 – le 6 Septembre 1940 a eu lieu la soi – disant “révolution légionnaire”, qui a conduit à l’abdication du roi Charles II, le 6 Septembre 1940.

Le même jour, Jean Antonescu a déclaré  serment en tant que membre du Mouvement Légionnaire. Horia Sima, confirmé  commandant du Mouvement Légionnaire, a créé la Police Légionnaire, d’après le modèle des Bataillons d’Assaut de l’Allemagne (n.a. “Sturmabteilung”, avec l’accronime S.A.), aussi connu comme les Chemises Brunes, avec le principal objectif de liquider les opposants politiques.

Le 7 Septembre, même si l’ambassadeur Alexandre Cretianu, chef de la délégation roumaine, s’est opposé, Jean Antonescu a incité Henri Meitani, membre de la délégation, à signer un accord – je cite de “Les lettres d’un dniestro-tiszien” (n.a. Édition Gunivas, Chisinau, 2013 ) – “par lequel la Roumanie a cédé le Quadrilatère, avec une superficie de 7.726 kilomètres carrés. Quelques jours plus tard, le 13 septembre, tu a ratifié ce traité dans les termes suivants: «Nous, le général Jean Antonescu, le Conducteur  de l’État Roumain et  président du Conseil des Ministres, en voyant et en étudiant le Traité entre la Roumanie et la Bulgarie, signé à Craiova, le 7 septembre 1940 (…) nous sommes d’accord avec le Traité, les Accords  et les lettres qui les précèdent, les approuvons, les renforçons et promettons de les rendre achevées dans leurs forme et contenu, sans les laisser à être violées en aucune manière. Avec la croyance en eux j‘ai signé le présent acte de ratification et j’ai ordonné qu’il soit investi avec le sceau de l’État Roumain. Tenu à Bucarest, le 13 Septembre 1940.»”

Voici que le gouvernement général Jean Antonescu (1) a fait au goût de Hitler et a cédé lui aussi une partie du territoire de la Grande Roumanie, dans ce cas, le Quadrilatère, c’est-à-dire, exactement ce qu’ont fait les gouvernements précédents George Tatarescu (6) et Jean Giugurtu. Mais, cette fois, il n’y a pas eu des manifestations de mécontentement de la population, parce que la Police Légionnaires a eu la précaution d’étouffer dans l’œuf toute initiative à cet égard.

Comme une parenthèse, il faut que je cite une mention, que je l’ai fait dans “Les lettres d’un dniestro-tiszien”: “Hitler n’a pas eu au cœur la Roumanie, victorieuse dans la Première Guerre Mondiale, quand elle a annexé de territoires  (…) en devenant la Grande Roumanie, tandis que l’Allemagne a été humiliée, en se convertissant de l’Empire Allemand (n.a. «Deutsches Kaiserreich») dans la République de Weimar (n.a. «Weimarer Republik»), en perdant, aussi, toutes les colonies en Afrique (n.a. Togo, Cameroun, l’Afrique de Sud-Ouest, la présente Namibie, l’Afrique Orientale Allemande, les actuelles Burundi et Rwanda), et de nombreux territoires en Europe (n.a. Alsace et Lorraine vers la France, les zones des villes Eupen et Malmedy vers la Belgique, le Schleswig du Nord, vers la Danemark, la Poméranie Occidentale, la province de Posen, la Silésie de l’Est et la Zone Soldau de la Prusse Orientale, vers la Pologne, la Zone Hulczyn de la Haute Silésie, vers la Tchécoslovaquie).”

Comme un autre parenthèse, il faut que je cite une déclaration que je l’ai fait dans “Les lettres d’un dniestro-tiszien”: “Hitler a considéré l’Allemagne comme une sœur de souffrance de la Hongrie, et elle grande perdante dans la Première Guerre Mondiale.”

Ainsi, Adolf Hitler a retourné à la Hongrie 11.927 kilomètres carrés, pris de Tchécoslovaquie (n.a. le Premier Arbitrage de Vienna, le 2 Novembre 1938, des zones de la Slovaquie de Sud et de la Ruthénie Carpatienne de Sud-Ouest), 43.492 kilomètres carrés, pris de la Roumanie (n.a. le Deuxième Arbitrage de Vienne, le 30 Août 1940, la Transylvanie du Nord), 10.123 kilomètres carrés, pris de l’Yougoslavie (n.a. l’Armistice de Belgrade, le 17 Avril 1941, Backa et Baranja).

Le fait que Jean Antonescu a posé lui aussi une cerise sur la “coliva” de la Grande Roumanie, a céssé sans combat une partie de la Grande Roumanie, n’a pas été mentionné dans la Roumanie “dejisto – ceausiste”, pour ne pas déranger l’amitié communiste entre la Roumanie et la Bulgarie et, surtout, afin de ne pas fâcher l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, qui a englobé dans ses frontières la Bucovine du Nord et la Bessarabie, y compris la Région Herta.

En outre, le même fait est passé comme inaperçu par les très nombreux et influents nostalgiques du Mouvement Légionnaire, de sorte que dans la Roumanie post-révolutionnaire, ce sujet est contourné dans tous les événements auxquels j’ai assisté ou sur lesquels j’ai lu, consacrés à la Grande Roumanie.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (8)

Au Massacre de la Prison de Jilava,

de nuit du 26 au 27 Septembre 1940,

la Police Légionnaires a tué 64 détenus,

mais aucun détenu communiste

 

Dans le film “Un commissaire accuse”, avec la première le 1 Avril 1974, Serge Nicolaescu, en tant que réalisateur, mais, surtout comme scénariste (n.a. Serge Nicolaescu a été scénariste avec Vintila Corbul  et Eugène Burada) a glissé un mensonge de vilain “culturnique” (n.a.  militant communiste chargé de la culture).

Étonnamment, peut-être à cause de mon ignorance sur certains aspects obscurs aux gens communs, il me semble le fait que, beaucoup plus tard, le “culturnique” Serge Nicolaescu a été l’un des révolutionnaires de premier rang, avec d’apparitions à la télévision depuis le 22 Décembre 1989, et même il a conduit la Commission Sénatoriale  de la Recherche des Événements de Décembre 1989, commission  existante dans la période 1990 – 1992, qui n’a pas répondu de manière satisfaisante à la question: qui a tiré et a fait les 1.166 victimes?

Aussi, étonnamment, il me semble le fait que les autres deux “culturniques”, les co –  scénaristes Vintilă Corbu (n.a. avec le nom complet Vintilă Dumitru Corbul Economu Popescu) et Eugène Burada ont fui le pays illégalement en 1979.

Le mensonge dans “Un commissaire accuse” c’est le fait qu’un gardien libère les détenus communistes de la Prison de Jilava, avant qu’un groupe de la Police Légionnaire  commence le massacre de le nuit du 26 vers le 27 Septembre 1940, quand, en fait, personne n’a pas touché les détenus communistes, en  étant fusillés 64 détenus, seulement ceux qui ont été impliqués d’une certaine façon dans l’exécution d’environ 90 pour cent de l’élite du Mouvement Légionnaire.

Pour mieux comprendre le Massacre de la Prison de Jilava, je considère qu’il est nécessaire d’introduire quelques parenthèses.

Comme une première parenthèse, le  Mouvement Légionnaire, nommé aussi les Chemises Vertes, a été fondé le 24 Juin 1927 par Corneille Codreanu, surnommé le Capitaine. Il a été exécuté dans la nuit d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, dans le cadre d’une  présumée  action d’évasion. Simultanément ont été exécutés les “nicadori” (n.a. “nicador”, au pluriel, “nicadori”, terme formé des premières deux lettres des noms Nicolas, Carincea et Doru) Nicolas Constantinescu, Jean Carinca et Doru Belimace, les légionnaires qui ont assassiné le jour du 29 Décembre, 1933, le président du Conseil des Ministres Jean George Duca, qui, le 9 Décembre 1933, a fait hors la loi la Garde de Fer (n.a. en roumain: Garda de Fier), en fait, le parti de la  Légion l’Archange Michael, pour ne pas participer aux élections du 20 Décembre 1933. Dans la même nuit ont été exécutés les décemvirs (n.a. en roumain: “decemviri”) Jean Atanasiu, Bogdan Gavrila, Joseph Bozantan Jean Caratanase, Étienne Curca, Étienne Georgescu, Jean Pele, Grégoire Jean State, Jean Trandafir et Rodolphe Vlad, les légionnaires qui ont assassiné le jour du 16 Juillet 1936 Michael Stelescu, le légionnaire qui a eu le courage de critiquer Corneille Zelea Codreanu.

Comme une deuxième parenthèse, le 14 Septembre 1940, le roi Michel I a proclamé la Roumanie comme un État National – Légionnaire, dans lequel le Mouvement Légionnaire est devenu “le seul mouvement (n.a. parti politique)  reconnu par l’État” et Jean Antonescu, qui déjà, depuis le 6 septembre 1940, avait déposé le serment de légionnaire, a reçu le titre de “conducteur (n.a. en roumain, “conducător”) de l’Etat et chef du régime légionnaire”.

Comme la troisième parenthèse, aussi le le 14 Septembre 1941, s’est formé le gouvernement général Jean Antonescu (2), qui s’est maintenu jusqu’au 24 Janvier 1941. Jean Antonescu a nommé Horia Sima dans la fonction de vice-président du Conseil des Ministres, celui qui a été ministre des Cultes et des Arts entre le 4 et le 8 Juillet 1940 dans le gouvernement Ion Giugurtu, de la période le 4 Juillet – le 4 Septembre 1940. En commençant  du 6 Septembre 1940, Horia Sima a été confirmé le commandant du Mouvement Légionnaire et le président du Parti la Garde de Fer. Le même jour, Horia Sima a institué la Police Légionnaire, d’après le modèle des Bataillons d’Assaut de l’Allemagne (n.a. “Sturmabteilung” avec l’accronyme S.A.), aussi connus comme les Chemises Brunes, formation paramilitaire du Mouvement Légionnaire, qui a agi à côté de la Police Roumaine. L’objectif de la Police Légionnaire a été, d’abord, la liquidation des opposants politiques.

Après la nuit d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, lorsque 14 dirigeants légionnaires ont été exécutés, emprisonnés dans différentes prisons, Horia Sima s’est refugié en Allemagne, où il a reçu de tâches reçues de la part du Commandement Légionnaire à Berlin, liées à la relation avec la Roumanie.

Le 15 Août 1939, il s’est retourné en Roumanie. Après le 21 Septembre, quand le premier ministre Armand Calinescu a été assassiné par un groupe de légionnaires, dirigé par Miti Dumitrescu, constitué de Jean Ionescu, Ovide Isaia, Jean Moldoveanu, George Paraschivescu, César Popescu, Trajan Popescu, Marin Stanciulescu et Jean Vasiliu, ce Horia Sima a suivi aux  représailles  ordonnées par le roi Charles II, qui se sont déroulées dans la nuit du 21 au 22 Septembre, quand 242 dirigeants légionnaires ont été tués sans procès, leur corps en étant exposés dans les place publiques.

Horia Sima, échappé de ces représailles, il s’est refugié plus tard, seulement le 26 Octobre à Berlin, où il est devenu le chef du groupe de légionnaires de là. Le fait qu’il n’a pas figuré parmi les personnes tuées semble un miracle, mais l’explication  peut être son statut de collaborateur pour beaucoup d’argent du Service Secret de l’Armée Roumaine, dirigé par Michel Moruzov, selon les accusations de Jean Codreanu, le père de Corneille Zelea Codreanu, et son départ â Berlin aurait  été fait pour deux raisons, ne pas éveiller de soupçons parmi les légionnaires et de faire de nouvelles actions d’espionnage en Allemagne.

Le 5 mai 1940, Horia Sima est arrivé de nouveau en Roumanie. Peu de temps après, le 19 mai, il a été pris par les autorités, mais, après pas plus d’un mois, le 14 Juin, il a été libéré d’une manière “surprenante” de l’arrêt. Il semble que le dernier départ de Horia Sima de Berlin a été dû au fait que Wilhelm Franz Canaris, le chef de Service de Rensignements, a senti qu’il a à faire avec un espion. Par l’intermédiaire de Michel Moruzov, Horia Sima s’est réconcilié avec le roi Charles II, il en étant agréé d’entrer au gouvernement Jean Giugurtu. Horia Sima a démissionné du gouvernement Jean Giugurtu après seulement quatre jours, pour ne pas éveiller de suspicions parmi les légionnaires, mais il est resté dans l’entourage du roi Charles II.

Peu de temps après ont suivi les amputations territoriales commandées par Adolf Hitler et Joseph Staline, du mois de Juin 1940, qui ont conduit à de manifestations de mécontentement des partis d’opposition, manifestations confisquées par les légionnaires, qui ont conduit à la soi-disant  “révolution légionnaire”, qui a eu lieu du 3 au 6 Septembre 1940. Horia Sima a conseillé Charles II de nommer le général Jean Antonescu à la tête du  gouvernement. Le roi Charles II a approuvé la nomination, mais puis,  le 6 Septembre, il a été forcé d’abdiquer, sa place en étant prise par le roi Michael I. Le gouvernement nouvellement formé, le gouvernement général Jean Antonescu (1) a fonctionné pendant la période du 6 au 14 Septembre 1940.

Les parenthèses en étant fermées, parmi les 64 détenus exécutés sur la nuit du 26 au 27 Septembre 1940, se sont comptés les suivants: 1. Michel Moruzov, directeur du Service Secret d’Infomations de l’Armée Roumaine dans la période le 1 Mai 1925 -. le 5 Septembre 1940,  qui a fourni au roi Charles II des documents compromettants sur Corneille Zelea Codreanu et Jean Antonescu; 2. George Argesanu,  général, président du Conseil des Ministres dans la période le 21 – le 28 Septembre 1939, quand, dans la nuit du 21 au 22 Septembre 1939, ont été exécutés sans procès les 242 dirigeants légionnaires; 3. Victor Iamandi ministre de la Justice dans le gouvernement de Miron Cristea (2) dans la période le 30 Mars 1938 – 31 Janvier 1939, quand, par la sentence  prononcée le 27 mai 1938, Corneille Zelea Codreanu a été condamné à 10 ans de travaux forcés et à six ans de dégradation civique, après quoi, le leader légionnaire a été exécuté dans la nuit entre le 28 et le 29 Novembre 1938 4. Gabriel Marinescu, général, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de George Argesanu, dans la période le 21 – le 28 Septembre 1939, quand, dans la nuit entre le 21 et le 22 Septembre 1939, ont été exécutés sans procès les 242 dirigeants légionnaires; 5. Jean Bengliu général, l’inspecteur général de la Gendarmerie dans la période 1938-1940; 6. Constantin Sarbu, sergent, celui qui a étranglé Corneille Zelea Codreanu dans la nuit entre le 28 et le 29 Novembre 1938.

Toutes les personnes exécutées dans la Prison de Jilava ont été emprisonnés sur la base de l’enquête d’une Commission Spéciale, créée par le Décret – loi 3.321 du 23 Septembre 1940, concernant  l’assassinat de légionnaires pendant la dictature carliste, la dictature qui a existé dans la période le 24 Février 1938 – le 6 Septembre 1940.

Le communiqué officiel du gouvernement national – légionnaire a été le suivant: “Dans la nuit du 26/27 Novembre, à l’occasion de l’exhumation des os de Jilava, les légionnaires travaillant sur l’exhumation ont fait irruption dans la prison et ont fusillé certains des détenus politiques trouvés là – bas et consideré comme les principaux auteurs de crimes contre le Capitaine et contre les légionnaires, sous l’ancien régime”.

Il semble que le Mouvement Légionnaire a été bien satisfait du résultat du Massacre de la Prison de Jilava, parce que la Commission Spéciale a été abolie en vertu du Décret 3.009 du 8 Décembre 1940.

Même Jean Antonescu a eu, à son tour, au moins un motif de satisfaction, celui que de savoir tué Michel Moruzov, qui a fourni au roi Charles II des documents compromettants sur lui et sa famille.

Le film “Un commissaire accuse” met en lumière certains crimes abominables de la période de l’État National – Légionnaire, avec un Conseil des Ministres dirigé par Jean Anonescu et Horia Sima, président,  respectivement, vice-président. Le film a, également, des séquences fictionalisées de l’assassinat de l’historien Nicolas Iorga (n.a.  conseiller du roi Charles II pendant la dictature carliste) et de Virgile Madgearu (n.a. rédacteur-en chef de la revue “La Vie Roumaine”, d’orientation anti – fasciste), dans le même jour, mais à différentes heures, l’après-midi, respectivement après la tombée de la nuit, le 27 Novembre 1940, par un groupe de légionnaires, composé de Trajan Boeru, Étienne Cojocaru, Tudor Dacu, Étienne Iacobută et Jean Tucan.

Serge Nicolaescu a eu l’occasion d’apprendre davantage sur les crimes de la Police Légionnaire du temps du gouvernement général Jean Antonescu (2) même de Trajan Boeru, devenu un riche homme d’affaires dans l’ancienne République Fédérale d’Allemagne. La rencontre deS deux a eu lieu à Munich, lors de la Fête d’Octobre (n.a. en  allemand, “Oktoberfest”), en 1972.

Cependant, Serge Nicolaescu a introduit dans le film l’action mensongère, de libération de huit détenus communistes, de Prison de  Jilava (n.a. dans le film, la Prison de Viraga) par un gardien. Deux des détenus communistes sont pris dans les combats entre les gardiens de prison et les policiers légionnaires, dirigés par un commissaire (n.a. dans le film, le commissaire Paraipan).

Le film a connu un large public, seulement entre 1974 et jusqu’au 2007 en enregistrant un total de 6.146.991 spectateurs, en étant sur la place 17 dans un classement des films roumains les plus regardées.

Il en résulte qu’aux 6.146.991 spectateurs, à plus d’un quart de la population de la Roumanie, a été induite l’idée que pendant le Massacre de la Prison de Jilava on a voulu exécuter et les détenus communistes, en cachant, au même temps,le fait qu’une bonne période du temps, jusqu’au 22 Juin 1941, le régime fasciste en Allemagne nazie s’est entendu très bien avec le régime communiste de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, à la suite du pacte Hitler – Staline signé le 23 Août 1939, que, par la suite, la Police Légionnaire n’a pas osé de toucher un cheveu des communistes roumains.

La propagande “dejisto – ceausiste” (n.a. de George Gheorghiu – Dej et de Nicolas Ceausescu) a  été d’emblée d’accord avec la mensonge de Serge Nicolaescu, elle a fui comme le diable de l’encens du sujet le Pacte Hitler – Staline, parce qu’ils auraient portés dans les yeux de l’opinion publique l’Ultimatum de Moscou du 26 Juin 1940, lorsque la Roumanie a été contrainte de céder sans combat la Bessarabie, la Bucovine et la Région de Herta,, territoires incorporés dans l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, un sujet tabou, qui aurait fâcher très fortement “le grand frère”.

Et maintenant, les nostalgiques du communisme de Roumanie passent sous silence le mensonge de Serge Nicolaescu, au moins pour leur raisonement, qu’alors tout ce que a été fait a été très bon.

De même, les politiciens avec de dossiers de corruption, qui voiyent que seulement par un approche de Moscou ils vont échapper des sentences pénales, ne veulent pas attirer l’attention de leurs concitoyens sur le mensonge de Serge Nicolaescu, parce qu’ils apporteraient en discution le Pacte Hitler – Staline et, implicitement, l’Ultimatum de Moscou du 26 Juin 1940, sujet indésirables à être discuté à nouveau par la Fédération de Russie.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (7)

Les Armées Roumaines III et IV,

les maillons les plus faibles

de la ligne de front

de Stalingrad

 

Dans la Deuxième Guerre Mondiale, l’Armée Roumaine a participé à la fois dans l’alliance avec l’Axe, entre le 22 Juin 1941 et le 23 Août 1944, et aussi avec les Alliés entre 24 Août 1844 et le 8 Mai 1945, le Jour de la Victoire en Europe, quand est entrée en vigueur le capitulation de l’Allemagne nazie. Dans la situation de quitter l’Axe, en présence de chars de Moscou sur le territoire de leur pays, ont été, en particulier, les armées de la Finlande, après le 4 Septembre 1944, de la Bulgarie, après le 8 Septembre 1944, de la Hongrie, après le 20 Janvier 1945. Dans la même situation, mais en présence de chars américains dans son pays, a été l’armée d’Italie, après le 13 Octobre 1943.

Pendant les batailles, l’Armée Roumaine a subi de lourdes pertes; ont été tués 91.022 militaires roumains, dont 72.291 sur le front de l’Est et 18.731 sur le front de l’Ouest. De ces 72.291 décédés sur le front de l’Est, 4271 ont tombé dans l’espace prouto – dniestrien et le reste, de 68 020, à l’est du Dniestr.

Se rémarque la triste vérité que le plus grand tribut, de  vies humaines, payés par l’Armée Roumaine a été dans les batailles de l’Est du Dniestr, en mettant, ainsi, en question au moins trois aspects: l’équipement de lutte,  le moral des soldats, ainsi que le génie militaire des généraux.

La dotation de l’Armée Roumaine s’est prouvée insuffisante quantitativement et qualitativement. Les carences dans la dotation de l’Armée Roumaine ont été gravement ressenties dans la Bataille de Stalingrad, spécialement par le nombre relativement faible de canons antichars, comme pièces d’artillerie de champ ou montés sur de chars, en ayant le calibre de plus de 50 milimètres, capables à percee le blindage de 45-63 millimètres de chars soviétique T34, lesquels, également, très important, ils ont eu montés sur ils de canons  de calibre de 76,2 millimètres.

L’armement de la Roumanie a été réalisé sur la base de sa production, mais aussi de l’importation, surtout de Tchécoslovaquie, de la France et de l’Allemagne.

Par le Décret – loi du 18 Février 1941 se sont militarisés les entreprises d’État et privées. Par le Décret – loi du 2 Octobre 1941 ont été suspendus les congés, et la durée du jour du travail a augmenté de 8 heures à même 12 heures.

L’importation a été affectée par une serie d’événements sur le pla international. Le 10 Octobre 1938, la région des Sudètes de la Tchécoslovaquie a été envahie par les troupes allemandes. Impatienté, Charles II a eu une rencontre avec Hitler à Obersalzberg, le 24 Novembre 1938. Alors, ils ont discuté une coopération roumaino – allemande. Sa urgence de la part roumaine a été faite après une série d’événements: le 14 Mars, 1939 s’est formée la République Slovaque, et le 16 Mars 1939 s’est proclamé le Protectorat de Bohême et de Moravie, comme partie de l’Allemagne. Ainsi ont  été signé le Traité Économique, le 23 Mars 1939, et le Pacte du Pétrole, le 29 Mai 1939. Par le Pacte du Pétrole s’est établi un échange réciproque de fourniture de marchandisses: du pétrole de la Roumanie, de l’armement de l’Allemagne.

Le 21 Juillet, 1941 s’est terminé l’oléoduc entre Ploiesti et Giurgiu, d’où, sur le Danube, cette matière prémière est arrivée plus rapidement en Allemagne.

En échange du pétrole  la Roumanie a reçu d’armement de l’Allemagne, directement des portes d’usines, mais aussi de cel capturé en Pologne.

L’autre important fournisseur d’armement de la Roumanie, la France, elle a capitulè en face de l’Allemagne, le 21 Juin, 1940. Ainsi, les importations de l’ancien souteneur de base de la Roumanie a été cessé.

En ce qui concerne combien le moral a abaissé dans l’Armée Roumaine après avoir franchi le Dniestr, le 1 Août 1941, on peut avoir une idée par le fait qu’a été introduit le châtiment corporel des 25 coups de fouet appliqués à ceux qui ne respectent gravement les obligations soldatesques; cette punition est apparue sur la base de l’Ordonnance du 14 Août 1941, émisr par le général Joseph Iacubovici, le ministre de la Défense Nationale dans la période le 27 Janvier – le 22 Septembre 1941.

À propos “du génie militaire” des généraux, l’exemple notoire à cet égard est le général Jean Glogojanu, de qui, même son supérieur, le maréchal Jean Antonescu, arrivé à sa tombe, a fait la déclaration suivante: “Tu a lutté pour Odessa comme un héros et tu es mort à Odessa comme un stupide” Le 22 Octobre, à 17.45, a sauté en l’air le bâtiment de la rue Friedrich Engels, le numéro 40, qui était devenu le siège du Commandement Militaire à Odessa. Jean Glogojanu a été informé par le maire Gherman Pantea qu’on a appris d’une Russe que ce bâtiment a été le siège du N.K.V.D. et que, avant du départ, les Soviétiques l’ont miné, mais le général n’a pas fait la recherche adequate. En conséquence, 79 militaires ont décédé et 43 ont été blessés. Même le commandant du Commandement Militaire Jean Glogojanu a décédé dans l’explosion.

Le 15 Octobre 1942, à la demande faite par Adolf Hitler à Jean Antonescu, l’Armée III, dirigée par le général Pierre Dumitrescu, et l’Armée IV, dirigée par le général Constantin Constantinescu – Claps, ont pris les positions réparties par le Haut Commandement Allemand sur la ligne de front de Stalingrad, avec un secteur long de 110 kilomètres sur le bras nordique du coude de la rivière Don, entre les secteurs allemand et italien de la ligne de front, respectivement, un secteur long de 200 kilomètres, après celui allemand, au bout sudique de la ligne du front. L’Armée VI, dirigée par Friedrich Wilhelm Ernst Paulus s’est située dans l’isthme d’entre le bras oriental du Coude du Don et le bras occidental du Coude de Volga, de la périphérie de Stalingrad de la rive droite de Volga. L’Armée IV, de chars Pantzer, dirigée par Hermann Hoth a été dans le sud de l’Armée VI.

Pour plus de précision, le 18 Novembre, la ligne de front comprennait les secteurs suivants, du sud au nord: l’Armée IV, dirigée par le général Constantin Constantinescu – Claps, l’Armée IV, de chars Pantzer, dirigée par Hermann Hoth, l’Armée VI, dirigée par Friedrich Wilhelm Ernst Paulus, l’Armée III, dirigée par le général Pierre Dumitrescu, l’Armée VIII, dirigée par Italo Gariboldi, l’Armée II dirigée par Jany Gusztáv, l’Armée IV, dirigée par Hans Eberhard Kurt von Salmuth

Les Soviétiques ont choisi de commencer la contre-offensive, connue sous le nom de “Uranus”, ni les secteurs allemands, ni le  secteur italien, ni le secteur hongrois, mais le secteur roumain , non seulement l’un, mais les deux, en deux jours, l’un après l’autre. Pourquoi donc? Ces secteurs ont été considérés par les Soviétique comme les maillons les plus faibles de la ligne de front?

Le 19 Novembre 1942, l’Armée III, avec un effectif de 152.492 militaires roumains, a été accablée par l’attaque soviétique, dirigée par Nicolas Feodorovitch Vatoutine, elle en étant pulvérisée et, ainsi, le flanc nord de l’Armée VI est resté découvert.

Le 20 Novembre 1942, l’Armée IV,  avec un effectif de 75.580 militaires roumains, a été accablée par l’attaque soviétique, dirigée par Andreï Ivanovitch Eremenko, en laissant découvert le flanc sud de l’Armée IV, de chars Pantzer.

Avec les flancs découverts, l’encerclement de l’Armée VI par les Soviétiques a été réalisé en un temps très court, le 23 Novembre, à Kalac, une localité à l’ouest de Stalingrad, à une distance de 80 kilomètres.

Les tentatives allemandes de sortir de l’encerclement, auxquelles ont participé et nombreux militaires roumains ont échoué, seulement une grande partie de l’Armée IV, de chars Pantzer, a  échappé et a formé le groupe armé Hoth.

Bien que, le 30 Janvier 1943, Hitler l’a promu “feldmareschall” (n.a. maréchal de champs, le deuxième plus haut grade, après “reichmareschall” maréchal de l’Empire, dans l’Armée Allemande entre 1935 et 1945), Paulus s’est rendu le jour suivant, les Soviétiques en prennant comme prisonniers 24 généraux, 2.500 officiers et environ 107.000 soldats allemands.

Comment aux échecs on cherche toujours de culpables, ce désastre de proportions planétaires a conduit à une série d’accusations furieuses  d’Adolf Hitler “der Führer und der Reichkanzler” (n.a. le leader et le chancelier de l’Empire) contre Jean Antonescu, “Conducătorul si presedintele Consiliului de Ministri” (n.a. le leader et le président du Conseil des Ministres), le 10 Janvier 1943, lors de la visite de Jean Antonescu à “Wolfschanze” (n.a. la Tanière des Loups, le quartier  général d’Adolf Hitler sur le front de l’est, dans la localité de Rastenburg, maintenant Kętrzyn, dans le nord-est de la Pologne).

Le comble du paradoxe c’est que le plus grand désastre militaire roumain et, au même temps, avec l’écho le plus grand dans le monde d’une action de l’Armée Roumaine, a été imputé à Jean Antonescu, le seul avec le grade militaire le plus élevé en Roumanie, celui du maréchal actif (n.a. ce grade lui a été retiré le 17 Mai 1946, par le Tribunal du Peuple à Bucarest, quand, à la fois, Jean Antonescu a été condamné à mort pour crimes de guerre, peine confirmée, avec quelques amendements, le 5 Décembre 2006, par la Cour d’Appel de Bucarest, ultérieurement, le 6 Mai 2008,  reconfirmée définitivement, sans amendements, par la Haute Cour de Cassation et de Justice).

Toutefois, il faut mentionner que l’Armée VIII (n.a. nommée en italien “Ottava Armata”, et aussi “Corpo di Spedizione Italiano in Russia”), dirigée par Italo Gariboldi, a été à son tour pulvérisée par la contre-offensive soviétique, appelée “le Petit  Uranus”, aussi en une seule journée, le 16 Décembre 1942.

L’Armée II (n.a. nommée en hongrois “Második Hadsereg”) dirigée par Jany Gusztáv, a été à son tour pulvérisée par la contre-offensive, appelée l’Opération Stratégiques Voronezh – Harkov, aussi en une seule journée, le 13 Janvier 1943.

À la question posée antérieurement, la réponse donnée par la plupart des spécialistes dans le domaine est afirmative: les deux secteurs roumains ont été les maillons les plus faibles de la ligne de front de Stalingrad, lesquels ont changé le cours de la guerre, et, implicitement, le sort de centaines de millions de genss, en particulier, en Europe Centrale et de l’Est.

Cette vérité historique est réduite au silence par nombreux Roumains, en particulier, par les nostalgiques du régime légionnaire, fasciste, ou par les nostalgiques du régime communiste (n.a. les deux, le communisme et le fascisme, sont des régimes dictatoriales, au parti unique), en pensant que, dans le cas contraire, ils ne seraient pas de patriots. Cette façon de falsifier l’histoire par omission, ne fait que nous, les Roumains continuions à vivre en mensonge, propagande commencée et développée “sur les plus hauts sommets”, pendant le régime communiste “dejisto-ceausiste”,  que nous ne pas apprenions les renseignements appropriés de l’histoire et  que nous répétions les erreurs du passé.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (6)

Le Massacre d’Odessa – Dalnic,

du 22 au 25 Octobre 1941,

commandé par le maréchal

Jean Victor Antonescu,

avec plus de

38.000 Juifs civils tués

 

Jean Victor Antonescu, le conducteur (n.a. en roumain, “conducător”) de la Roumanie du 4 Septembre 1940 au 23 Août 1944, la version roumaine de la fonction de  “führer” de l’Allemagne, eue par Adolf Hitler, a été un personnage controversé qui a été fusillé par les gardiens du Pénitencier de Jilava, le 1 Juin 1946, à l’heure 18.03, à la suite de la condamnation à mort pour crimes de guerre, sentence décidée le 17 Mai 1946, par le Tribunal du Peuple à Bucarest. Avec Jean Antonescu, à la suite du même procès, ont été fusillés Constantin Z. Vasiliu, le commandant de la Gendarmerie Roumaine dans la période le 9 Septembre 1940 – le 23 Août 1944, ainsi que George Alxianu, le gouverneur de la Transnistrie dans la période le 19 Août 1941 – le 29 Janvier 1944.

Ces sentences ont été confirmées, avec quelques amndements, le 5 Décembre 2006, par la Cour d’Appel de Bucarest, ultérieurement, le 6 Mai 2008, reconfirmés définitivement, sans amendements, par la Haute Cour de Cassation et de Justice.

Le 22 Juin 1941, à l’aube, a commencé l’Opération Barbarossa, d’attaque concomitant de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes par sept pays, dont cinq avaient à ce moment-là une frontière commune avec le seul État communiste européean, ces pays en  étant l’Allemagne, la Finlande, la Roumanie, la Slovaquie, la Hongrie. Ils ont été rejoints par l’Italie et l’Espagne.

Ce jour-là, de la part de la Roumanie, le général Jean Antonescu a donné l’ordre suivant: “Soldats, je vous ordonne: traversez le Prout, écraser l’ennemi de l’est et du nord, libérez du joug rouge du bolchevisme nos frères envahis” Cet ordre a signifié beaucoup d’espoir pour les Roumains, de récupération des territoires perdus après l’ultimatum donné par Moscou, le 26 Juin 1940.

L’offensive proprement dite de l’Armée Roumaine a commencé le 3 Juillet, et la libération de la Bessarabie, y compris la Région Herta et, aussi, de la Bucovine du Nord a pris fin le 24 Juillet 1941. On a enrégistré 4.271 soldats roumains morts.

Le 27 Juillet 1941, Adolf Hitler a demandé à Antonescu de traverser le Dniestr et administrer le territoire entre le Dniestr et le Boug. Le 31 Juillet, Jean Antonescu a répondu  affirmativement.

La bataille d’Odessa a eu lieu entre le 8 Août et le 11 Octobre 1941, en étant la plus grande victoire avec une participation roumaine majoritaire dans la Deuxième Guerre Mondiale. Dans cette bataille ont décédé 11.046 militaires roumains.

Pendant ce temps, le 22 Août, le roi Michel I a avancé le général Jean Antonescu au rang de maréchal. Auparavant, le 19 mai 1941, le conducteur Jean Antonescu avait accordé au roi Michel I le rang de maréchal à titre honorifique.

Si aux  combats entre le Prout et le Dnistre le moral des militaires roumains a été à son apogée, dans la bataille pour Odessa cette état d’esprit a fost incomparablement plus bas. Il est arrivé au point que, pour corriger cet aspect, par l’Ordonnance du 14 Août 1941, le général Joseph Iacobici, ministre de la Défense Nationale dans la période le 27 Janvier – le 22 Septembre 1941, a introduit le châtiment corporel de 25 coups de fouet, appliqués à ceux qui ne respectent pas gravement les obligations soldatesques.

Le 9 Septembre 1941, le général Nicolas Ciupercă a démissionné de la fonction de commandant de l’Armée IV, participante à la bataille pour Odessa, juste pour protester contre la campagne militaire au-delà du Dniestr, initiée par Jean Antonescu.

Contre le passage armé du Dniestr a plaidé et d’autres généraux, comme Constantin Ilasievici, Nicolas Radescu et Florea Tenescu.

Le passage du Dniestr a été critiqué par les partis traditionnels. Par exemple, le 18 Juillet 1941, Jules Maniu, le président du Parti National Paysan, a supplié Jean Antonescu: “Nous devons épargner notre armée pour nos buts roumains, qui sont nombreux et grands et de tragique actualité pour l’avenir très proche.”

Jean Antonescu a répondu à tous: “Je ne peux pas trahir Hitler, j’ai lui donné ma parole d’officier.” Ce serment d’allégeance s’est produit le 14 Janvier 1941, lorsque Jean Antonescu a été à Berlin pour demander à Hitler de l’aide pour éliminer du gouvernement les légionnaires de Horia Sima, vice-président du Conseil des Ministres au cours de la période le 14 Septembre 1940 – le 21 Janvier 1941, dans le  gouvernement de Jean Antonescu (2).

Dans une lettre du 31 Juillet 1941, adressée à Hitler, Jean Antonescu a déclaré: “Je vais aller jusqu’au bout dans l’action que j’ai commencé vers l’est contre le grand ennemi de la civilisation, de l’Europe et de mon pays:. le bolchevisme russe.  Par conséquence, je ne pose aucune condition et je ne discute avec rien cette coopération militaire”.

À côté du faible moral des soldats, dans la bataille pour Odessa est apparue et l’incompétence crasse de certains officiers supérieurs de l’Armée Roumaine, comme a été le cas du général Jean Glogojanu.

Le 17 Octobre 1941, Jean Glogojanu a été nommé commandant du Commandement Militaire à Odessa. Il a été averti par Gherman Pantea, le nouveau maire d’Odessa, qu’il a appris d’une Russe sur la dynamitasion du  bâtiment de l’ancien siège de la N.K.V.D. (n.a. Commissariat du Peuple aux Affaires Intérieures). N’en tennant pas a compte de cette information, Jean Glogojanu a décidé que le quartier général du Commandement Militaire à Odessa soit à la rue à Friedrich Engels, au numéro 40, c’est-à-dire juste dans le bâtiment de l’ancien siège de la N.K.V.D.

Le résultat a été que le 22 Octobre, à 17.45, le bâtiment du numéro 40 de la rue Friedrich Engels, a sauté en l’air. 79 militaires ont décédé, dont 75 Roumains et quatre Allemands, parmi eux se sont trouvés le général Jean Glogojanu le colonel Mangu Ionescu, le capitaine Walter Kern, le capitaine Walter Reichert, le commandeur Herwart Schmidt. À ceux il faut ajouter un nombre de 43 militeires roumains blessés. Les fouilles dans les décombres ont duré deux jours, le corps de Jean Glogojanu a été découvert le 23 Octobre, à l’heure 13.10.

D’après le sténogramme de la séance du 13 Novembre 1941, du Conseil des Ministres, Jean Antonescu a ordonné comme représailles “drastiques et immédiates”, le meurtre de 200 Juifs pour chaque Roumain tué et de 100 Juifs pour chaque Roumain blessé. Cela signifie, après un calcul simple, 15.000 Juifs d’être tués pour les 75 militaires roumains décédés, ainsi que 4.300 Juifs d’être tués pour les 43 militaires roumains blessés, en resultant un total de 19.300 Juifs civils d’être tués.

Mais, à partir de témoignages de contemporaines, ces nombres ont été beaucoup plus élevés. Dans les jours du 22 au 25  Octobre 1941, strictement à Odessa ont été tués par fusillade, pendaison ou explosion un nombre plus grand que 18.000 Juifs, parce que pour le jour du 23 Octobre a été vehiculé un nombre plus grand que 5000 et pour le jour du 25 Octobre un nombre de 13.000 de Juifs tués à Odessa. Presque il n’y a pas été un poteau ou un arbre à Odessa sans avoir un Juif pendu. Neuf  entrepôts portuaires, pleins de Juifs, dans un encombrement indescriptible, ont été incendiés et mitraillés.

Dans une lettre du maire Gherman Pantea à Jean Antonescu, il est décrite une image de cauchemar d’Odessa du jour le 23 Octobre: ​​”Maréchal, je me suis réveillé le matin, en ayant en face à une scène effrayante, à savoir: dans les rues et sur les coins étaient pendues quatre, cinq personnes, et la population épouvantées fuyait dans la ville dans toutes les directions. Révolté, j’ai  demandé qui a commis cette barbarie, cette honte de quelle nous n’allons jamais ne laver devant le monde civilisé. Ce qu’il est vrai, ils m’ont dit qu’ils ne savent rien. D’autre part, sur les murs d’Odessa, un communiqué a apparu sans signature, du Commandement Militaire, par lequel se disposait que tous les Juifs quittent la ville pendant la journée du 23 Octobre et psrtent dans de collons à Dalnic. Les Juifs, terrifiés, ont fui de leurs maisons et de leurs biens et se sont dirigés par de milliers à Dalnic et la population restante dans la ville a commencé un pillage total de ces maisons”.

Le massacre a continué à Dalnic un petit village, situé à seulement trois kilomètres d’Odessa. Plus de 20.000 Juifs d’Odessa ont été envoyés en de colonnes escortées par de militaires roumains vers Dalnic, où ils ont été emprisonnés dans quatre baraques. Le 24 Octobre, trois baraques ont été incendiées et mitraillées, et l’une a été dynamitée et  explosée à la même heure, 17.45, quand a sauté en l’air le bâtiment dans lequel s’est trouvé le Commandement Militaire qui a été à Odessa.

Ainsi, au moins 38.000 Juifs civils  d’Odessa ont été tués, dans ce qui a été nommé à juste titre “le massacre d’Odessa”.

Les victimes de l’explosion du 22 Octobre 1941 ont été enterrés dans un cimetière formé à la hâte dans le parc “Taras Chevtchenko” du centre d’Odessa, à proximité de la Mer Noire. Ce cimetière a été rasé au sol immédiatement après l’Armée Rouge est entrée à Odessa, les luttes en étant menées entre 6 et le 19 Avril 1944.

Jean Antonescu, en visite à ce cimetière, quand il est arrivé à la tombe de Jean Glogojanu, a dit: “Tu a lutté pour Odessa comme un héros et tu es mort à Odessa comme un stupide”.

En Roumanie, la “solution finale” envisagée par Adolf Hitler pour les Juifs a été remplacée par “le nettoyage du terrain”, syntagme  utilisée par Jean Antonescu. Lorsque est venu le tour de la Roumanie pour envoyer de Juifa aux  crématoires d’Auschwitz, qui jusque-là ont été utilisés à la capacité maximale pour l’application de la “solution finale”  en Allemagne et en Pologne, Jean Antonescu s’est opposé, même si les premières rames de wagons avaient été prêtes por la route. Cette décision de Jean Antonescu semble surprenante après avoir applique une politique d’antisémitisme actif, si on ne prend pas en compte le moment de sa production, le 13 Octobre 1942, c’est-à-dire après à commencé  la Bataille de Stalingrad, tenue dans la période le 21 Août 1942 – le 2 Février 1943. Déjà, le 5 Septembre 1942, Staline s’est senti assez préparé et a approuvé la première contre-attaque avec l’Armée XXIV et  l’Armée LXVI. Bien qu’il a été rejeté, la contre-attaque soviétique a été un signal pour Jean Antonescu pour devenir brusquement prudent avec l’extermination des Juifs. Il a su aussi le meilleur que l’Armée III  et l’Armée IV du front roumain de Stalingrad n’ont pas été appropriement équipées contre une attaque des chars de la part des Soviétiques. Et de quoi il a eu peur il n’a pas échappé, le 19 Novembre, 1942 a commencé la grande contre-offensive des Soviétiques, qui a percé le front juste où les deux armée roumaine ont été placées, ce qui a representé l’un des facteurs décisifs qui a conduit à la perte de la guerre par l’Allemagne et ses alliés.

Il a été estimé que par le refus de Jean Antonescu, du 13 Octobre 1942, a été évité le meurtre d’un nombre supplémentaire de 400.000 Juifs en Roumanie. La syntagme “le nettoyage du terrain”, la variante d’Antonescu de la “solution finale” d’Hitler, n’a pas été appliquée jusqu’à la fin.

Même comme ça, le plus petit nombre, avancé par les spécialistes, de Juifs civils exécutés en Roumanie d’Antonescu, en particulier, dans la période le 22 Janvier – le 25 1941, du Pogrom de Bucarest, dans la période le 27 – le 29 Juin 1941, du pogrom de Jassy, dans la période le 22 – le 25 Octobre 1941, du Massacre d’Odessa, dans la période le 21 Décembre 1941 – le 8 Janvier 1942, du Massacre de Bogadanovka, a été de 213 000, tandis que dans le Musée d’Histoire de l’Holocauste, situé à Tel-Aviv, est mentionné le nombre de 500.000.

Ensuite, je cite ce que j’ai écrit dans le livre “Les lettres d’un dniestro-tisziean” (Gunivas, Chisinau, 2013): “L’existance de l’holocauste en Roumanie a été officiellement reconnu le 11 Novembre 2004, lorsque le rapport de la Commission Internationale  d’Étude de l’Holocauste en Roumanie, dirigée par Elie Wiesel, le lauréat du Prix Nobel de la Paix, a été déclaré «document d’État» et homologué dans son intégralité. En conséquence, le 9 Octobre 2005 a été inauguré à Bucarest l’Institut National pour l’Étude de l’Holocauste en Roumanie, et le 9 Octobre a été déclaré le Jour National de Commémoration de l’Holocauste en Roumanie!”

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (5)

L’adultère d’Alexandre Jean Cuza

avec Marie Obrenovitch et

le Palais de Ruginoasa,

devenu le Palais de… “Honteuse”

(n.a. en roumain, “Rusinoasa”

 

Alexandre Jean Cuza, par sa double élection comme souverain de la Moldavie, le 5 Janvier, 1859, et du Pays Roumain, le 24 Janvier 1859, a été la personnalité providentielle, qui a permis une union personnelle des deux principautés danubiennes, l’État en acquérant le nom de Principautés Unies. Bien que cette union a été reconnue à l’échelle internationale que pour la durée de vie du souverain, le fait que le 11 Février 1866, Alexandre Jean Cuza a été forcé d’abdiquer, n’a pas conduit à l’effondrement du nouveau formé État, parce que le 10 Mai 1866, fortement soutenu par les grandes puissances de l’époque, comme la France et la Prusse, Charles I a été proclamé souverain, qui, après un temps très court, le 1 Juillet de la même année, il a promulgué une constitution, par laquelle l’État nommé  Principautés Roumaines Unies est devenu l’État unitaire, nommé la  Roumanie.

La propagande communiste a construit pour Alexandre Jean Cuza une image d’un homme sans défaut, d’un défenseur des pauvres, d’un souverain qui a été forcé d’abdiquer par la soi – disant “monstrueuse coalition”, pour que le régime bourgeois – latifundiaire puisse exploiter davantage les ouvriers et les paysans, en tête avec le nouveau roi, Charles I. De cette façon, la propagande communiste a justifié l’acte politique du 30 Décembre 1947, de forcer l’abdication du roi Michel I, un successeur de troisième génération de Charles I. On se pose la question: est – ce – que le régime “dejiste” (n.a. de l’époque de George Gheorghiu – Dej)  paurait forcé, le 30 Décembre 1947, l’abdication du trône roumain d’un descendant d’Alexandre Jean Cuza? Ma réponse est définitivement oui.

J’avais relaté déjà l’adultère d’Alexandre Jean Cuza dans le roman “Le goulag de l’ombre des palmiers ” et l’une de mes tantes, une femme avec beaucoup de bon sens, après la lecture du passage en question, elle a eu un choc, elle ne pouvait pas croire, elle m’a demandé plusieurs fois si c’est vrai ce que j’ai écrit c’est vrai, après quoi elle a commencé à pleurer, de vexation qu’elle a été tellement mentie à l’école communiste.

Il convient également de mentioner qu’Alexandre Jean Cuza est devenu très populaire par les réformes réalisées, en particulier, après l’introduction de l’obligation et de la gratuité de l’enseignement du cycle primaire (n.a. par la Loi de l’Instruction Publique, le 25 Novembre 1864), après l’attribution de terrains agricoles aux 406.429 familles paysannes (n.a. par la Loi Foncière, le 25 Août 1864), après l’élargissant de la participation au vote (n.a. par la Loi Électorale, le 3 Juillet 1864) ou après avoir introduite “ocaua de Cuza” (n.a. “ocaua” a  été une ancienne unité de mesure, en fait, deux “ocale”, l’une pour les capacités et l’autre pour les poids, les deux adaptées sur la base du Décret du Systéme Métrique, du 15 Septembre 1864).

Mais la corruption, en particulier de ceux de son entourage, et la faiblesse pour les femmes ont réduit le prestige du souverain. Si au niveau de masses, ces défauts ont été regardés avec indulgence, à cel de l’élite politique, ces défauts ont été considérés comme insupportables, d’autant plus que le nouvel État était fragile, avait besoin d’un soutien international.

Un des sommets de l’adultère pour un souverain constituerait le début de l’acte sexuel comme souverain et sa fin comme simple mortel. Presque comme ça a eu lieu abdication d’Alexandre Jean Cuza, près de l’aube (n.a. entre les heures 4 et 5) du jour du 11 Février 1866!

D’officiers de l’armée, instituée même par d’Alexandre Jean Cuza, sont entrés dans la chambre à coucher, préparés avec l’acte d’abdication déjà écrit, en prennant par surprise dans le lit, le souverain et sa maîtresse Marie Obrenovitch. Avec un pistolet à la tempe, Alexandre Jean Cuza a signé l’acte d’abdication, lequel, pour ne pas perdre de temps à la recherche d’une table, a été mis sur le dos du capitaine Constantin Pillat. Dans une pièce voisine du Palais Royal dormaient Hélène Cuza et deux enfants, Alexandre Jean A. J. Cuza et Dimitri A. J. Cuza, les conséquences de l’adultère prolongé, en ayant comme  parents biologiques Marie Obrenovitch et Alexandre Jean Cuza, mais adoptés par la famille du souverain.

L’acte d’abdication, rédigé par Jean  Ghyka et Constantin Rosetti, a eu le contenu suivant: “Nous, Alexandre Jean I, conformement à la souhaite de toute la nation et à l’engagement que j’ai pris à ma montée sur le trône, je déposé aujourd’hui, le 11 Février 1866, la barre du gouvernement dans la main d’une Lieutenance Royale et d’un Ministère élu par le peuple”.

Après trois jours, Alexandre Jean Cuza, Hélène Cuza et les deux enfants, Alexandre Jean A. J. Cuza et Dimitri A. J. Cuza, ont pris le chemin vers l’étranger. Intéressant de noter que ce convoi a été rejoint par Marie Obrenovitch.

Le 11 Juin, à 13 heures, les deux chambres législatives, l’Assemblée Élective et le Corps Pondéreur (n.a. le Sénat) ont constitué une Lieutenance Royale, formé de Lascar Catargiu, de la part de Moldovie, Nicolas Constantin Golescu, de la part du Pays Roumain, Nicolas Haralambie, de la part de l’armée. La dirigeance de l’Executif a été attribué à Jean Ghyka.

Au même temps, comme  souverain des  Principautés Unies Roumaines a été nommé le prince Philippe de Belgique, le comte de Flandre, fils de Léopold I, le roi de Belgique, de la maison de Saxe-Cobourg et Gotha, marié, cependant, avec Louise Marie Isabelle d’Orléans. Mais, la maison royale d’Orléans était l’ennemi de la maison royale de Napoléon, représentée alors par Napoléon III, le président de la France entre le 20 Décembre 1846 et le 2 Décembre 1852, le roi de la France entre le 2 Décembre 1852 et le 4 Septembre 1870, le principal souteneur de l’Union des Principautés, celui qui a suggéré que, dans le premier pas de ce desideratum, la Moldavie et le Pays Roumain élisent un seul et le même souverain. Mais, le même jour, par le consul belge à Bucarest, Philippe de Belgique a decliné cette nomination et Jean Constantin Bratianu a été chargé d’aller à l’Occident de chercher un autre souverain pour les Principautés Unies Roumaines; comme ça il est arrivé à Karl Eitel Friedrich Zephyrinus Ludwig von Hohenzollern – Sigmaringen, qui, après le référendum du 8 – 10 Avril 1866, a été approuvé à devenir le souverain des Principautés Unies Roumaines, avec le nom Charles I, prince de Hohenzollern – Sigmaringen.

Alexandre Jean Cuza, né le 20 Mars 1820, au Husi, est décédé le 15 Mai 1873, à Heidelberg, à cause de l’excès du tabac et du café noir. En plus de ces vices, le souverain des Principautés Unies Roumaines a été un passionné joueur de cartes  et, aussi, un notoire coureur de jupons, les deux dernières vices en le conduisant à sa fin lamentable comme  politicien.

Hélène Cuza, née le 17 Juin 1825, à Jassy, avec le nom Rosetti, décédée le 2 Avril 1909, à Piatra Neamt, s’est mariée le 30 Avril 1844 avec Alexandre Jean Cuza. Son malheur a été qu’elle n’a pas pu faire des enfants, ce qui a été une raison importante de l’adoption de deux enfants nés de l’adultère de son mari avec Marie Obrenovitch. Elle a survécu à la mort d’Alexandre Jean Cuza et des deux fils adoptifs, Alexandru Jean A. J. Cuza,  décédé en 1889, en Espagne, et Dimitri A. J.  Cuza, suicidé en 1888, dans le palais à Ruginoasa.

Hélène Marie Obrenovic, brièvement appelée Marie Obrenovitch, née en 1835, à Jassy, avec le nom Catargiu, suicidée le 16 Juillet 1876, à Dresde, a été marié trois fois, mais jamais avec Alexandre Jean Cuza. Le deuxième mariage a été avec le prince Miloch Obrenovitch, le fruit de cette union en étant Milan Obrenovitch, né le 22 Août 1854, à Marasesti, qui est devenu le roi de la Serbie dans la période le 6 Mars 1882 – le 6 Mars 1889.

Marie Obrenovitch a incité son fils, Alexandre Jean A. J. Cuza, d’entrer en politique, de devenir le roi de la Roumanie. Celui – ci, soutenu par les pro-russes, ce qui explique pourquoi il a été appelé avec le diminutif russe Sacha pour Alexandre, a  financé le journal “La Vérité” (n.a. en roumain, “Adevarul”), comme un outil de propagande contre le roi Charles I.  Alexandre Jean A. J. Cuza, après le suicide de son frère, Dimitri A. J. Cuza, est devenu héritier unique de la fortune de la famille Cuza, y compris le Palais de Ruginoasa. Sacha Cuza a épousé Marie Mourousis, née le 14 Avril 1863, est décédée le 26 Octobre 1921, à Jassy. Après le mariage, les deux jeunes époux sont partis dans un voyage en Espagne. À Madrid s’est produit le décès d’Alexandre Jean A. J. Cuza, souffrant de tuberculose pulmonaire, entrée dans une forme galopante.

Ainsi, selon le testament fait par Sacha Cuza, avant du départ pour l’Espagne, le Palais de Ruginoasa est revenu à Marie Mourousis.

Comme une parenthèse, ce palais a été acheté de la Banque de Moldavie par  Alexandre Jean Cuza, le 25 Janvier 1862, avec 52.011 pièces d’or de 24 carats, émis pendant le règne de l’empereur Franz Josef. Cette banque a mis le palais à la vente, parce qu’il a été le gage pour un prêt de 60.000 de pièces d’or fait par Alexandre Stourdza, l’un des fils  de Jean Alexandre Stourdza, qui a été le souverain de la Moldavie dans la période le 21 Juillet 1822 – le 5 Mai 1828.

Dans le Palais  de Ruginoasa a eu lieu une idylle entre Marie Cuza, la belle – fille   d’Alexandre Jean Cuza, et Jean J. C. Bratianu, idylle qui a fait que ce palais soit aussi nommé le Palais de “Honteuse”.

Jean J. C. Bratianu, né le 20 Août 1864, à Florica, est décédé le 24 Novembre 1927, à Bucarest (n.a. premier ministre dans les périodes le 27 Décembre 1908 – le 4 Mars 1909, le 9 Janvier 1909 – le 10 Janvier 1911, le 16 Janvier, 1914 – le 9 Février 1918, le 14 Décembre 1918 – le 1 Octobre 1919, le 17 Janvier 1922 – le 30 Mars, 1926, le 23 Juin 1927 – le 24 Novembre 1927), a été le fils de Jean Constantin Bratianu (n.a. premier ministre dans les périodes le 24 Juillet 1876 – le 9 Avril 1881 et 9 Juin 1881 – 20 Mars 1888), celui qui a participé à l’abdication d’Alexandre Jean Cuza et à l’aport d’un souverain de l’Occident.

Marie Cuza, attirées par le physique agréable et l’intelligence de Jean J. C. Bratianu, un peu plus jeune, ingénieur stagiaire au chantier de chemins de fer à Jassy, a invité cette descendant de la famille Bratianu, au  Palais de Ruginoasa. Le 3 Février 1898, à la suite de cette relation, a été né George J. Bratianu. Pour pouvoir recevoir le nom de Brătianu le même jour, à l’église du Palais de Ruginoasa a été officié le mariage des deux parents biologiques du nouveau-né, mariage qui a été défait le même jour. Il a été ce que dans l’histoire est resté sous le nom de “le mariage – divorce de Ruginoasa”.

De cette façon, comme une  malédiction de l’adultère, Alexandre Jean Cuza est resté sans trône, les enfants de l’adultère ont été rapidement éteints, et le Palais de Ruginoasa est arrivé dans la possession des descendants de l’un de ses principaux ennemis politiques.

Pendant la période du communisme “dejisto – ceausiste” (n.a. des l’époques de George Gheorghiu – Dej et de Nicolas Ceausescu), comme une préoccupation de tous les régimes totalitaires, on a essayé de construire l’homme de type nouveau, dans ce cas, communiste, qui doit être bien endoctriné idéologiquement,  travailleur, honnête, avec une moralité saine. Mais, cette dernière vertu ne concorde pas à l’adultère. Par conséquent, la propagande communiste, qui a fait d’Alexandre Jean Cuza un souverain digne d’être pris pour exemple, n’a pas rappeler quoi que ce soit au sujet de son adultère avec Marie Obrenovitch.

Après Décembre 1989, lorsque le règne d’Alexandre Jean Cuza a commencé à être décousu de face et de dos par des historiens et de masse – média, son mythe est tombé. Cependant, le fait que le nom d’Alexandre Jean Cuza est si fortement lié à l’Union des Principautés lors des manifestations officielles, en particulier, de celles tenues en présence d’enfants ou de jeunes, il a été évité et encore il est  évité de parler de son adultère avec Marie Obrenovitch.

Mais, le mensonge par omission a ses répercussions, parce que juste les vices d’Alexandre Jean Cuza, y compris celui pour les femmes, l’ont porté à la perdition comme  politicien, et les enfants et les jeunes doivent connaître cette vérité, comme sur n’importe quel vice.

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (3)

Étienne le Grand et le Saint a été blessé

pendant le siège de la forteresse Kilia

par le tir de la garde hongroise

 

Dans le language de bois, d’un patriotisme mal compris, de falsification de la vraie histoire des Roumains, s’est propagée pendant le régime communiste et se propage encore l’idée qu’Étienne le Grand et le Saint a  été blessé par un Tatar à la cheville gauche, plaie qui ne s’est jamais fermée et a conduit à beaucoup de souffrance physique et à l’accélération de la mort du souverain moldave.

La flèche tatare sonne joliment, même  romantique! La réalité est que cette plaie d’Étienne le Grand et le Saint a été causée pendant le premier siège et raté (n.a. dans le deuxième siège de seulement une journée, le 24 Janvier 1465, la forteresse Kilia a été conquise) de la forteresse Kilia, occupée temporairement par la Hongrie. Il en résulte que la plus forte probabilité est que l’objet qui a causé la blessure, projectile, selon certains chroniqueurs, ou flèche, comme d’autres chroniqueurs, soit envoyé par un soldat hongrois.

La forteresse Kilia, port de bras homonyme du Danube, a appartenu à la Valachie de Mircea l’Ancien (n.a. souverain dans la période le 23 Septembr 1396 – le 31 Janvier, 1418). En 1426, Alexandre le Bon a annexé la forteresse Kilia, en profitant des luttes pour le trône de Valachie entre Rodolphe II, l’un des fils illégitimes de Mircea l’Ancien, et Dan II, le seul fils de Dan I, qui a été le frère de Mircea l’Ancien. En 1448, Pierre III (n.a. souverain dans dans la période le 22 Août – le 23 Décembre 1447 et le 5 Avril  – le 10 Octobre 1448), le fils d’Alexandre le Bon et de sa quatrième épouse, Marina, a cedé la forteresse Kilia à Jean Hunyadi, pour l’aide  reçu dans la lutte pour occuper le trône de la Moldavie avec Roman II, le fils d’Ilias et de Marine Holszanska, la soeur de Sophie, l’épouse de Vladislav II, roi de Pologne.

Donc, comme une première remarque, Étienne le Grand et le Saint a commencé le premier siège de la forteresse de Kilia en Juin 1462, quand elle appartenait à la Hongrie. Le 22 Juin, en étant blessé à la cheville gauche par une balle ou une flèche, Étienne le Grand et le Saint a été forcé d’abandonner le siège.

Deuxièmement, il est nécessaire de souligner le contexte international dans lequel ce siège s’est produit, en se référant, principalement, au Congrès de Mantoue et à l’invasion de la Valachie par l’armée ottomane, culminée avec la soi-disant “Attaque de nuit  de Targoviste”.

Le 14 Janvier 1460, le Congrès de Mantoue, initié par Pie II (n.a. pape au cours de la période le 19 Août 1458 – le Août 4 1464), a été annoncé le début d’une croisade, qui durera trois ans, croisade, à quelle n’ont pas rejoint les grande puissances chrétiennes, inclusivement la Pologne, mais ni une  puissance plus petite, comme la Moldavie. Un soutien enthousiaste est venu du Pays Roumain (n.a. Valachie), dirigé par Vlad l’Empaleur, et d’un autre, retenu, de la part de Hongrie, dont le roi était Mathieu Corvin.

En 1462, le sultan Mehmet II a conduit une grande ‘opération d’invasion de la Valachie, la raison en étant le refus répété, depuis 1459, de Vlad l’Empaleur de payer le tribut  à l’Empire Ottoman. Le tribut annuel était de 10.000 ducats et de 1.000 garçons d’être formés comme janissaires. Vlad l’Empaleur s’est retiré à Targoviste, empoisonnant les puits et en mettant  le feu aux maisons, pour qu’il ne laisse pas de nourriture et de boisson à l’armée ottomane. Simultanément, le souverain valaque a fait des attaques surprises, de courte durée, causant des grandes pertes à l’armée ottomane. Célèbre à cet égard est restée la soi-disant “L’attaque de nuit à Targoviste”, produite le 17 Juin 1462, lorsque le groupe de soldats, dirigé par Vlad l’Empaleur (n.a. souverain en trois périodes, la troisième en étant le 22 Août 1446 – le 15 Août 1462), est entré dans le camp de l’armée ottomane, en arrivant près de la tente où dormait le sultan Mehmet II, presque même à le tuer. Quelques jours plus tard, quand l’armée ottomane est entré à Targoviste, Vlad l’Empaleur a offert un spectacle cauchemardesque, appelé “La forêt de pals”, avec près de 20.000 prisonniers turcs, dont leur corps ont été  enfoncé par de pals. Mehmet II, avec l’estomac retourné à la vue de ce spectacle, a préféré se retirer du Pays Roumain, en laissant au compte de Rodolphe le Beau la tâche d’éloigner du trône Vlad l’Empaleur, son demi-frère. Ce changement de souverain a eu lieu le 15 Août 1462, lorsque Radu le Beau est monté sur le trône de Valachie.

Donc, en tant que la deuxième remarque, Étienne le Grand et le Saint a pris l’assault de la forteresse Kilia, quand la Valachie a été envahie par les Ottomans, et l’aide hongrois ou valaque pour la garnison hongroise aurait été beaucoup plus difficile.

Malgré ces avantages stratégiques, Étienne le Grand et le Saint a perdu cette bataille, surtout parce qu’il a eu le malheur d’être blessé le 22 Juin, à la cheville gauche, par une flèche ou un projectile tiré de la garnison hongroise de la forteresse Kilia. .

La mise en cachette de cette vérité commence de la peur de quelques patriotards de reconnaître que, même temporairement, même  ponctuellement, la Hongrie a eu l’autorité sur une morceau de terre, qui s’est trouvé dans le cadre de la Grande Roumanie, la Roumanie avec le plus grand territoire de son histoire.

Le mensonge avec une flèche tirée par un Tatare a les jambes courtes et de tels “historiens” risquent de ne pas être crus, même quand ils disent la vérité!

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)