Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (11)

Dans la période

le 8 Mai 1921–le 4 Avril 1944,

le Parti Communiste de la Roumanie

a eu sept secrétaires généraux,

dont six ont été allogéniques,

des ethnies: juive, ukrainienne,

polonaise, bulgare et hongroise

 

Le Parti Communiste de la Roumanie a été le précurseur du Parti Communiste Roumain dans la pèriode le 8 Mai 1921 – le 16 Octobre 1945.

Parce que officiellement a déclaré que la Roumanie est un État multinational, impérialiste, qui a annexé la Bessarabie de la part des Russes, la Transylvanie de la part des Hongrois et le Quadrilatère de la part des Bulgares, territoires qui doivent être retrocédés, le Parti Communiste de la Roumanie a été passé à l’illégalité le 5 Avril 1924, sous le gouvernement de Jean J. C. Bratianu (6).

La création du Komintern (n.a. dans l’écriture russe “Коммунистичекий Интернационал”, en translittération, Komunisticeskii International), le Parti Communiste de la Roumanie a commencé à avoir deux buros politiques dans l’ère stalinienne, jusqu’à la dissolution du Komintern, le 22 Mai 1943.

Cependant, en étant sous le contrôle direct de Joseph Staline, raison pour laquelle  le Komintern a été appelé Komstaline, le Parti Communiste de la Roumanie a lutté pour passer en silence une longue série d’aspects.

L’un d’eux a été que les secrétaires généraux, à l’exception du premier, nommé George Cristescu, ont éé allogénique, ont appartenu à certaines ethnies, à savoir, juive, ukrainienne, polonaise, bulgare et hongroise,  des personnes: Elek Köblös, d’ethnie juive, Vitali Holostenko (n.a. en écriture ukrainienne, Виталий Яковлевич Холостенко, en translittération, Vitalii Iacovlevitch Holostenko), Alexandre Danieluk Stefanski (n.a en écriture polonaise, Alexander Danieluk Stefański), Boris Stefanov Mateïev (n.a. en écriture bulgare, Борис Стефанов Матеев) et Étienne Foris (n.a. en écriture hongroise, István Fóris). Il y a été un secrétaire général intérimaire, Bela Breiner, d’ethnie juive.

Dans la période entre les deux guerres, tous les congrès du Parti Communiste de la Roumanie, à l’exception du premier et du deuxième, ont été tenus à l’étranger: le Congrès I, dans la période le 8 – le 12 Mai 1921, à Bucarest, quand comme secrétaire général a été élu George  Cristescu,  le Congrès II, dans la période le 3 – le  4 Septembre 1922, à Ploiesti, le Congrès III, en Août ou Septembre 1924, à Vienne, quand  comme secrétaire général a été élu  Elek Köblös, le Congrès IV,  dans la période  le 29 Juin – le 2 Juillet 1928, à Kharkov, quand comme secrétaire général a été élu Vitali Holostenko, le Congrès V,  dans la période  le 3 – le 24 Décembre 1931, à Gorikovo (n.a. localité située près de Moscou), quand comme secrétaire général a été élu Alexandre Danieluk Stefanski.

Il est à noter que Boris Stefanov Mateïev est devenu secrétaire général en 1936, non à la suite d’une élection dans le cadre d’un congrès, mais nommé par le Komintern à cause de l’amitié avec George Dimitrov, qui, le 25 Juillet 1935, avait arrivé le secrétaire général Komintern, post lequel il ne l’a pas quitté que le 22 Mai 1943, lorsque le Komintern a été aboli par Joseph Staline, pour gagner la confiance des Alliés. Parmi les autres activités spécifiques d’un illégaliste communiste mériteux, Boris Stefanov Mateïev a rédigé et envoyé à Moscou la soi – disant “liste des trotskistes”, dans laquelle il a  inclu presque toute la direction du Parti Communiste de la Roumanie, y compris Marcel Pauker, qui a été “purgé” par fusillade le 15 Août 1938. En 1938, Boris Stefanov Mateïev a jugé préférable de fuir le pays, à Moscou, où il a travaillé à côté de George Dimitrov. Pris de court par le Pacte Ribbentrop – Molotov et n’en sachant quelle est la nouvelle politique du Kremlin, Boris Stefanov Mateïev a publié dans “l’Internationale Communiste” (n.a. dans l’écriture russe, “Коммунистический Интернационал” en translittération, “Kommunisticeskii International”), le journal officiel du Komintern, un article dans lequel il a continué à stigmatiser avec une colère prolétarienne le fascisme et le national – socialisme, ce qui a été sur le point de lui coûter la vie; sa chance a également été nommée George Dimitrov, qui l’a protégé, mais encore, pour l’épargner du regard meurtrier de Joseph Staline, l’a prit avec lui en Bulgarie pour y construire le communisme

L’intérim à la direction du Parti Communiste de la Roumanie, causé par l’absence de Boris Stefanov Mateïev du pays, a été exercé par Bela Breiner jusqu’au 10 Mars 1940, quand il est mort d’un cancer de l’estomac.

Puis, aussi le Komintern a nommé comme secrétaire général Étienne Foris, qui a dirigé le parti jusqu’au 4 Avril, 1944.

Si la manière d’organiser les congrès à l’étranger peut être justifiée par le fait que le Parti Communiste de la Roumanie a été passé à l’illégalité, en échange, l’élection du secrétaire général uniquement parmi les ethnies révèle de  profondeurs très petites des  racines de ce parti dans le rang des Roumains majoritaires. A cet égard, deux aspects sont rélévants. Le premier concerne la désignation, de la Roumanie, c’est-à-dire il n’est pas un parti des Roumains, mais l’un implanté en Roumanie. Le deuxième c’est le très petit nombre de membres de ce parti, de la catégorie de poche, par exemple, compris entre 794 et 1.150 membres enregistrés en Juin 1944, c’est-à-dire un membre à environ 20.000 habitants. Comme un mauvaise note pour ce parti, sur la base d’un récit de Eugène Cristescu (n.a. directeur du Service Spécial d’Informations en Roumanie), il semble qu’une grande partie d’entre eux ont été à la solde du Service Spécial d’Informations.

Comme une parenthèse, à côté des culpabilités classiques idéologiques, telles que le trotskysme, la collaboration avec le Service Spécial d’Informations a été invoqué à plusieurs reprises pendant les procès, s’ils ont eu lieu, et des purges par fusillade, ordonnées par Joseph Staline, comme dans le cas de Elek Köblös, Vitali Holostenco et Danieluk Alexandre Stefanski. C’est-à-dire, tous les secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, élus aux congrès tenus à l’étranger, sous la direction de l’Internationale Communiste, ont été tués!

Sous la même accusation, un autre secrétaire général du Parti Communiste de la Roumanie, Étienne Foris, a été exécuté sans procès sur les ordres de George Gheorghiu – Dej, cette fois. Il a été arrêté le 9 Juin 1945 et brutalement interrogé même par George Pintilie, né Panteleï Bondarenko, avec le diminutif Pantiucha, qui est arrivé le premier directeur de la Direction Générale de la Sécurité d’État, créée le 30 Août 1948. Étienne Foris est mort en 1946, à cause, apparemment, de quelques coups de levier métallique, reçus à la tête, exécutés par Gheorghe Pintilie (n.a. on ne sait pas exactement la date de la mort d’Étienne Foris).

Pendant le communisme “dejisto – ceausiste” on a parlé très peu, surtout en chuchotement du fait que dans la période le 8 Mai 1921 – le  4 Avril 1944, de sept secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, sauf l’un, les autres ont appartenu à des groupes ethniques.

Après la révolution commencée le 17 et  terminée le 25 Décembre 1989, à la fois avec la fusillade de l’hydre communiste bicéphale, Hélène et Nicolas Ceausescu, a commencé à couler de  révélations compromettantes à l’adresse du Parti Communiste de la Roumanie et, bien sûr, à celle du Parti Communiste Roumain. Mais, il y a toujours un mais. Les nostalgiques du communisme, qui ont travaillé dans la culture et ont contribué dans une mésure plus ou moins grande, en fonction de leur désir d’affirmation et de leurs capacités personnelles, à l’édification de la dictature communiste en Roumanie, ont toujours dans la tête l’idée de réhabilitation du communisme et, implicitement, de la leur. Par conséquent, l’influence qu’ils ont encore, parfois extrêmement forte, ils ont essayé, essayent et vont essayer de cacher toutes les taches noires du communisme, y compris l’origine ethnique des secrétaires généraux du Parti Communiste de la Roumanie, au cours de la période le 8 Mai 1921 – le 4 Avril 1944.

Comme une parenthèse,  Jean Iliescu, avec des hautes fonctions avant et après 1989, comme par exemple, le ministre des Problèmes de la Jeunesse dans la période le 11 Décembre 1967 – 17 Mars 1971, le président de la Roumanie dans les périodes le 20 Mai 1990 – le 29 Novembre 1996 et le 20 Décembre 2000  – le 20 Décembre 2004, dans aucun livre, dont il est l’auteur, n’a pas rappelé que son père, Alexandre Iliescu, sous le pseudonyme d’Ignat, a été l’un des 38 délégués du Parti Communiste de la Roumanie, qui a assisté au Congrès V, de Gorikovo, et qu’il a signé une déclaration commune dans laquelle a été faite, entre les autres, l’affirmation “La Roumanie contemporaine ne constitue pas en soi une union de tous les Roumains, mais un État typique avec plusieurs nations, créé sur la base  du système pillard de Versailles,  sur la base de l’occupation de territoires étrangers et sur la base d’asservissement de certains peuples étrangers. La bourgeoisie et les latifundiaires de la Roumanie, en faisant leurs propres plans impérialistes et en achevant, en même temps,  les tâches données par les puissances impérialistes de l’Europe pour créer au Dniestre un avant-poste contre l’Union Républiques Soviétiques Socialistes, ont conquis la Bessarabie, la Transylvanie, la Bucovine et le Banat et soumettent  à une oppression nationale jamais attandue et à une exploitation semi-coloniale les 8.000.000 de Moldaves, d’Hongrois, de Russes, d’Ukrainiens, de Bulgares, d’Allemands, de Turcs et d’autres”.

Ceux – ci ont été les communistes roumains, rien que les instruments de l’impérialisme russe; ils depuis la période entre les deux guerres ont soutenu la fragmentation de la Grande Roumanie!

Et cette vérité doit être dite clairement et résolument, pas en chuchotement ou, si serait passible, passée en silence, comme  souhaitent les nostalgiques du communisme, la majorité d’entre eux avec une activité “multilatéralement développée” pour établir et soutenir la dictature “dejisto –  ceausiste”, activité rémunérée “d’après la quantité, la qualité et l’importance sociale du travail” (n.a. citation de la Loi 10 du 25 Novembre 1972). Et les nostalgiques de cette catégorie ont été bien rémunérés, ils avaient toutes sortes d’avantages matériels par rapport au reste de  la population, car ils se tenaient très bien, surtout, sur le critère de “l’importance sociale du travail”!

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

 

 

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