Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (8)

Au Massacre de la Prison de Jilava,

de nuit du 26 au 27 Septembre 1940,

la Police Légionnaires a tué 64 détenus,

mais aucun détenu communiste

 

Dans le film “Un commissaire accuse”, avec la première le 1 Avril 1974, Serge Nicolaescu, en tant que réalisateur, mais, surtout comme scénariste (n.a. Serge Nicolaescu a été scénariste avec Vintila Corbul  et Eugène Burada) a glissé un mensonge de vilain “culturnique” (n.a.  militant communiste chargé de la culture).

Étonnamment, peut-être à cause de mon ignorance sur certains aspects obscurs aux gens communs, il me semble le fait que, beaucoup plus tard, le “culturnique” Serge Nicolaescu a été l’un des révolutionnaires de premier rang, avec d’apparitions à la télévision depuis le 22 Décembre 1989, et même il a conduit la Commission Sénatoriale  de la Recherche des Événements de Décembre 1989, commission  existante dans la période 1990 – 1992, qui n’a pas répondu de manière satisfaisante à la question: qui a tiré et a fait les 1.166 victimes?

Aussi, étonnamment, il me semble le fait que les autres deux “culturniques”, les co –  scénaristes Vintilă Corbu (n.a. avec le nom complet Vintilă Dumitru Corbul Economu Popescu) et Eugène Burada ont fui le pays illégalement en 1979.

Le mensonge dans “Un commissaire accuse” c’est le fait qu’un gardien libère les détenus communistes de la Prison de Jilava, avant qu’un groupe de la Police Légionnaire  commence le massacre de le nuit du 26 vers le 27 Septembre 1940, quand, en fait, personne n’a pas touché les détenus communistes, en  étant fusillés 64 détenus, seulement ceux qui ont été impliqués d’une certaine façon dans l’exécution d’environ 90 pour cent de l’élite du Mouvement Légionnaire.

Pour mieux comprendre le Massacre de la Prison de Jilava, je considère qu’il est nécessaire d’introduire quelques parenthèses.

Comme une première parenthèse, le  Mouvement Légionnaire, nommé aussi les Chemises Vertes, a été fondé le 24 Juin 1927 par Corneille Codreanu, surnommé le Capitaine. Il a été exécuté dans la nuit d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, dans le cadre d’une  présumée  action d’évasion. Simultanément ont été exécutés les “nicadori” (n.a. “nicador”, au pluriel, “nicadori”, terme formé des premières deux lettres des noms Nicolas, Carincea et Doru) Nicolas Constantinescu, Jean Carinca et Doru Belimace, les légionnaires qui ont assassiné le jour du 29 Décembre, 1933, le président du Conseil des Ministres Jean George Duca, qui, le 9 Décembre 1933, a fait hors la loi la Garde de Fer (n.a. en roumain: Garda de Fier), en fait, le parti de la  Légion l’Archange Michael, pour ne pas participer aux élections du 20 Décembre 1933. Dans la même nuit ont été exécutés les décemvirs (n.a. en roumain: “decemviri”) Jean Atanasiu, Bogdan Gavrila, Joseph Bozantan Jean Caratanase, Étienne Curca, Étienne Georgescu, Jean Pele, Grégoire Jean State, Jean Trandafir et Rodolphe Vlad, les légionnaires qui ont assassiné le jour du 16 Juillet 1936 Michael Stelescu, le légionnaire qui a eu le courage de critiquer Corneille Zelea Codreanu.

Comme une deuxième parenthèse, le 14 Septembre 1940, le roi Michel I a proclamé la Roumanie comme un État National – Légionnaire, dans lequel le Mouvement Légionnaire est devenu “le seul mouvement (n.a. parti politique)  reconnu par l’État” et Jean Antonescu, qui déjà, depuis le 6 septembre 1940, avait déposé le serment de légionnaire, a reçu le titre de “conducteur (n.a. en roumain, “conducător”) de l’Etat et chef du régime légionnaire”.

Comme la troisième parenthèse, aussi le le 14 Septembre 1941, s’est formé le gouvernement général Jean Antonescu (2), qui s’est maintenu jusqu’au 24 Janvier 1941. Jean Antonescu a nommé Horia Sima dans la fonction de vice-président du Conseil des Ministres, celui qui a été ministre des Cultes et des Arts entre le 4 et le 8 Juillet 1940 dans le gouvernement Ion Giugurtu, de la période le 4 Juillet – le 4 Septembre 1940. En commençant  du 6 Septembre 1940, Horia Sima a été confirmé le commandant du Mouvement Légionnaire et le président du Parti la Garde de Fer. Le même jour, Horia Sima a institué la Police Légionnaire, d’après le modèle des Bataillons d’Assaut de l’Allemagne (n.a. “Sturmabteilung” avec l’accronyme S.A.), aussi connus comme les Chemises Brunes, formation paramilitaire du Mouvement Légionnaire, qui a agi à côté de la Police Roumaine. L’objectif de la Police Légionnaire a été, d’abord, la liquidation des opposants politiques.

Après la nuit d’entre le 28 et le 29 Novembre 1938, lorsque 14 dirigeants légionnaires ont été exécutés, emprisonnés dans différentes prisons, Horia Sima s’est refugié en Allemagne, où il a reçu de tâches reçues de la part du Commandement Légionnaire à Berlin, liées à la relation avec la Roumanie.

Le 15 Août 1939, il s’est retourné en Roumanie. Après le 21 Septembre, quand le premier ministre Armand Calinescu a été assassiné par un groupe de légionnaires, dirigé par Miti Dumitrescu, constitué de Jean Ionescu, Ovide Isaia, Jean Moldoveanu, George Paraschivescu, César Popescu, Trajan Popescu, Marin Stanciulescu et Jean Vasiliu, ce Horia Sima a suivi aux  représailles  ordonnées par le roi Charles II, qui se sont déroulées dans la nuit du 21 au 22 Septembre, quand 242 dirigeants légionnaires ont été tués sans procès, leur corps en étant exposés dans les place publiques.

Horia Sima, échappé de ces représailles, il s’est refugié plus tard, seulement le 26 Octobre à Berlin, où il est devenu le chef du groupe de légionnaires de là. Le fait qu’il n’a pas figuré parmi les personnes tuées semble un miracle, mais l’explication  peut être son statut de collaborateur pour beaucoup d’argent du Service Secret de l’Armée Roumaine, dirigé par Michel Moruzov, selon les accusations de Jean Codreanu, le père de Corneille Zelea Codreanu, et son départ â Berlin aurait  été fait pour deux raisons, ne pas éveiller de soupçons parmi les légionnaires et de faire de nouvelles actions d’espionnage en Allemagne.

Le 5 mai 1940, Horia Sima est arrivé de nouveau en Roumanie. Peu de temps après, le 19 mai, il a été pris par les autorités, mais, après pas plus d’un mois, le 14 Juin, il a été libéré d’une manière “surprenante” de l’arrêt. Il semble que le dernier départ de Horia Sima de Berlin a été dû au fait que Wilhelm Franz Canaris, le chef de Service de Rensignements, a senti qu’il a à faire avec un espion. Par l’intermédiaire de Michel Moruzov, Horia Sima s’est réconcilié avec le roi Charles II, il en étant agréé d’entrer au gouvernement Jean Giugurtu. Horia Sima a démissionné du gouvernement Jean Giugurtu après seulement quatre jours, pour ne pas éveiller de suspicions parmi les légionnaires, mais il est resté dans l’entourage du roi Charles II.

Peu de temps après ont suivi les amputations territoriales commandées par Adolf Hitler et Joseph Staline, du mois de Juin 1940, qui ont conduit à de manifestations de mécontentement des partis d’opposition, manifestations confisquées par les légionnaires, qui ont conduit à la soi-disant  “révolution légionnaire”, qui a eu lieu du 3 au 6 Septembre 1940. Horia Sima a conseillé Charles II de nommer le général Jean Antonescu à la tête du  gouvernement. Le roi Charles II a approuvé la nomination, mais puis,  le 6 Septembre, il a été forcé d’abdiquer, sa place en étant prise par le roi Michael I. Le gouvernement nouvellement formé, le gouvernement général Jean Antonescu (1) a fonctionné pendant la période du 6 au 14 Septembre 1940.

Les parenthèses en étant fermées, parmi les 64 détenus exécutés sur la nuit du 26 au 27 Septembre 1940, se sont comptés les suivants: 1. Michel Moruzov, directeur du Service Secret d’Infomations de l’Armée Roumaine dans la période le 1 Mai 1925 -. le 5 Septembre 1940,  qui a fourni au roi Charles II des documents compromettants sur Corneille Zelea Codreanu et Jean Antonescu; 2. George Argesanu,  général, président du Conseil des Ministres dans la période le 21 – le 28 Septembre 1939, quand, dans la nuit du 21 au 22 Septembre 1939, ont été exécutés sans procès les 242 dirigeants légionnaires; 3. Victor Iamandi ministre de la Justice dans le gouvernement de Miron Cristea (2) dans la période le 30 Mars 1938 – 31 Janvier 1939, quand, par la sentence  prononcée le 27 mai 1938, Corneille Zelea Codreanu a été condamné à 10 ans de travaux forcés et à six ans de dégradation civique, après quoi, le leader légionnaire a été exécuté dans la nuit entre le 28 et le 29 Novembre 1938 4. Gabriel Marinescu, général, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de George Argesanu, dans la période le 21 – le 28 Septembre 1939, quand, dans la nuit entre le 21 et le 22 Septembre 1939, ont été exécutés sans procès les 242 dirigeants légionnaires; 5. Jean Bengliu général, l’inspecteur général de la Gendarmerie dans la période 1938-1940; 6. Constantin Sarbu, sergent, celui qui a étranglé Corneille Zelea Codreanu dans la nuit entre le 28 et le 29 Novembre 1938.

Toutes les personnes exécutées dans la Prison de Jilava ont été emprisonnés sur la base de l’enquête d’une Commission Spéciale, créée par le Décret – loi 3.321 du 23 Septembre 1940, concernant  l’assassinat de légionnaires pendant la dictature carliste, la dictature qui a existé dans la période le 24 Février 1938 – le 6 Septembre 1940.

Le communiqué officiel du gouvernement national – légionnaire a été le suivant: “Dans la nuit du 26/27 Novembre, à l’occasion de l’exhumation des os de Jilava, les légionnaires travaillant sur l’exhumation ont fait irruption dans la prison et ont fusillé certains des détenus politiques trouvés là – bas et consideré comme les principaux auteurs de crimes contre le Capitaine et contre les légionnaires, sous l’ancien régime”.

Il semble que le Mouvement Légionnaire a été bien satisfait du résultat du Massacre de la Prison de Jilava, parce que la Commission Spéciale a été abolie en vertu du Décret 3.009 du 8 Décembre 1940.

Même Jean Antonescu a eu, à son tour, au moins un motif de satisfaction, celui que de savoir tué Michel Moruzov, qui a fourni au roi Charles II des documents compromettants sur lui et sa famille.

Le film “Un commissaire accuse” met en lumière certains crimes abominables de la période de l’État National – Légionnaire, avec un Conseil des Ministres dirigé par Jean Anonescu et Horia Sima, président,  respectivement, vice-président. Le film a, également, des séquences fictionalisées de l’assassinat de l’historien Nicolas Iorga (n.a.  conseiller du roi Charles II pendant la dictature carliste) et de Virgile Madgearu (n.a. rédacteur-en chef de la revue “La Vie Roumaine”, d’orientation anti – fasciste), dans le même jour, mais à différentes heures, l’après-midi, respectivement après la tombée de la nuit, le 27 Novembre 1940, par un groupe de légionnaires, composé de Trajan Boeru, Étienne Cojocaru, Tudor Dacu, Étienne Iacobută et Jean Tucan.

Serge Nicolaescu a eu l’occasion d’apprendre davantage sur les crimes de la Police Légionnaire du temps du gouvernement général Jean Antonescu (2) même de Trajan Boeru, devenu un riche homme d’affaires dans l’ancienne République Fédérale d’Allemagne. La rencontre deS deux a eu lieu à Munich, lors de la Fête d’Octobre (n.a. en  allemand, “Oktoberfest”), en 1972.

Cependant, Serge Nicolaescu a introduit dans le film l’action mensongère, de libération de huit détenus communistes, de Prison de  Jilava (n.a. dans le film, la Prison de Viraga) par un gardien. Deux des détenus communistes sont pris dans les combats entre les gardiens de prison et les policiers légionnaires, dirigés par un commissaire (n.a. dans le film, le commissaire Paraipan).

Le film a connu un large public, seulement entre 1974 et jusqu’au 2007 en enregistrant un total de 6.146.991 spectateurs, en étant sur la place 17 dans un classement des films roumains les plus regardées.

Il en résulte qu’aux 6.146.991 spectateurs, à plus d’un quart de la population de la Roumanie, a été induite l’idée que pendant le Massacre de la Prison de Jilava on a voulu exécuter et les détenus communistes, en cachant, au même temps,le fait qu’une bonne période du temps, jusqu’au 22 Juin 1941, le régime fasciste en Allemagne nazie s’est entendu très bien avec le régime communiste de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, à la suite du pacte Hitler – Staline signé le 23 Août 1939, que, par la suite, la Police Légionnaire n’a pas osé de toucher un cheveu des communistes roumains.

La propagande “dejisto – ceausiste” (n.a. de George Gheorghiu – Dej et de Nicolas Ceausescu) a  été d’emblée d’accord avec la mensonge de Serge Nicolaescu, elle a fui comme le diable de l’encens du sujet le Pacte Hitler – Staline, parce qu’ils auraient portés dans les yeux de l’opinion publique l’Ultimatum de Moscou du 26 Juin 1940, lorsque la Roumanie a été contrainte de céder sans combat la Bessarabie, la Bucovine et la Région de Herta,, territoires incorporés dans l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, un sujet tabou, qui aurait fâcher très fortement “le grand frère”.

Et maintenant, les nostalgiques du communisme de Roumanie passent sous silence le mensonge de Serge Nicolaescu, au moins pour leur raisonement, qu’alors tout ce que a été fait a été très bon.

De même, les politiciens avec de dossiers de corruption, qui voiyent que seulement par un approche de Moscou ils vont échapper des sentences pénales, ne veulent pas attirer l’attention de leurs concitoyens sur le mensonge de Serge Nicolaescu, parce qu’ils apporteraient en discution le Pacte Hitler – Staline et, implicitement, l’Ultimatum de Moscou du 26 Juin 1940, sujet indésirables à être discuté à nouveau par la Fédération de Russie.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

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