Au-delà du Prout et plus loin… (17)

Disputes électorales à Chisinau

 

     Au cours de la période 30 mai  – 2 juin, juste à la veille des élections locales générales en République de Moldavie, j’ai assisté à une conférence internationale de communications scientifiques,  organisée par l’Université Technique de Moldavie. Sans le vouloir, j’ai eu l’occasion de respirer l’atmosphère créée par la campagne qui vient d’être déclenchée.

     Je ne suis même pas bien sorti de la gare férovière que m’ont sauté aux yeux les mots “alegeri” (n.a. en roumain, élections) et “vibori” (n.a. en russe, élections), écrits partout où on pouvait coller une affiche. Au téléviseur de la chambre d’hôtel les espaces d’émission pour la propagande des candidats au post du maire  générale de Chisinau étaient utilisés au maximum à la fois en roumain et en russe. Sur le boulevard Stefan cel Mare si Sfant (n.a.  Étienne le Grand et le Saint) on a déployé de conerts avec la participation des groupes roumains (“Voltaj”, “Directia 5” etc.) et bessarabiens (“Edict”, “Millenium” etc.). Dans le Marché Central, certains candidats prennaient contact direct avec d’électeurs. Une vendeuse a demandé à sa voisine de l’éventaire:

     – Ce candidat – là a parlé de l’augmentation des pensions?

     – Pas même un petit mot!

     – Alors j’ai besoin de lui comme une plaie quelque part.

    Il m’a semblait intéressant et comment la presse bessarabienne a reflété les disputes électorales, qui se sont montrées chauffées au maximum.

    Comme un premier aspect, j’ai constaté que les publications de langue roumaine ont été imprimés dans une édition assez grande pour ne pas s’épuiser dès  les  premières heures de la matinée, que c’est passé exactement il y a six ans, lorsque j’ai assisté à la une autre conférence dans la même université.

    Du “Jurnalul de Chisinau” (n.a. Le Journal de Chisinau) du mardi, le 29 mai 2007, j’ai appris qu’au 3 juin 2007 sont attendus pour voter 2.500.000 d’électeurs, avec 300.000 de plus par rapport au 25 mai 2003. Le nombre de ceux inscrits sur les listes électorales à Chisinau est de 500.000. Il a également été noté que le taux de participation aux élections il y a quatre ans a été de 58,6 et de 45,1 pour cent dans la République de Moldavie, respectivement, à Chisinau.

    Toujours dans le “Jurnalul de Chisinau”, mais du vendredi, le 1er juin 2007, on a pu lire, sous les signatures du politologue Pavel Rotaru et du sociologue Bogdan Ţardea que sur les 18 candidats à la mairie, “de chances réelle de sortir dans le deuxième tour ont seulement deux: Dumitru Braghis, président du Parti de la Démocratie Socialiste, et Viaceslav Iordan, dont la candidature a été promu par le parti au pouvoir, le Parti Communiste de la République de Moldavie”.

    L’hebdomadaire gouvernemental “Tara Moldovei” (n.a. Le Pays de la Moldavie), du mardi, le 29 mai 2007, a eu sur la première page une grande photo du chef de l’État, au – dessus de laquelle est écrit: “Le 25 mai, Son Excellence Vladimir Voronin, président de la Moldavie, a marqué le jour de naissance par le travail.”

    En outre, dans le même hebdomadaire, le journaliste G.F. (Pourquoi il n’a pas signé avec le nom complet?) a exprimé sa satisfaction qu’aux actuelles élections locales  l’opposition unioniste (n.a. avec la Roumanie) est restée sans bloc, une sorte de “parti de la nation roumaine.”

    Un analyste politique profond veut être Iu. (Iurie?) Turcanu, qui dans le même hebdomadaire a écrit: “En particulier: qu’est qu’on aurait pu arrivé si la Moldavie ne se serait unie avec la Vallachie en 1859 Peut-être qu’on aurait lieu d’amputations Mais, certainement, elle n’aurait pas  pas.. vendu son territoire. Vraiment, les Russes auraient pris de  toute façon la Bessarabie, mais pas pour toujours. (…) Aujourd’hui, nous serions entrés, nous et la Bulgarie, dans l’Union Européenne et la Vallachie aurait été aidée par nous pour nous rejoindre.”

     La publication “Saptamana” (n.a. La Semaine) du vendredi, le 1er juin 2007, sous la signature de Vsevelod Ciornei, nous a proposé de lire l’article “Dans l’attente des miracles mpossibles”, dont je cite: “La nature de notre culture politique (je suppose qu’aussi des pays post-soviétiques et post-socialistes) consiste dans le fait que la politique est personnifiée (…) L’État autoritaire paternaliste est, pratiquement, la seule institution politique reconnue par la population, qui investit dans l’état ses espoires à l’ordre, la sécurité et le bien-être. (…) Les gens vont continuer à élire ceux qui promettent de miracles après qu’ils deviennent l’Etat. Et puis ils critiquent ses elus durant tout leur mandat parce que ils ne font pas les miracles promis. (…) Les autorités locales sont identifiés avec l’État dans la même mentalité collective. Nous voulons de maires mages et de conseils faiseurs de miracles. Encore nous ne voulons pas que nous soyons l’État. Il y a un long chemin jusqu’au loin. Les miracles sont reportés.”

     Le journal “Capitala” (n.a. La Capitale) a mentionné dans l’édition du mercredi, 30 mai 2007, que “les diplomates étrangers sont imtéressés que les élections soient libres et correctes.”

      L’édition du vendredi, le 1er juin 2007, du quotidien “Timpul de dimineata” (n.a. Le temps du matin), a annoncé par Paul Păduraru que, selon les députés européens, “la domination dans la presse du Parti Communiste de Moldavie suscite préoccupation.”

     Dans l’hebdomadaire “Literatura si arta” (n.a. L’art et littérature) du jeudi, 31 mai 2007, Valeriu Dulgheru, une vieille connaissance d’universitaires bacauans de  “l’Inginerie”, a attiré l’attention que “dans le cas d’éléctions répétées ne désigne pas un maire, alors sa fonction sera exercé par le maire intérimaire actuel, le communiste Jordan, comme a été jusqu’à là. En outre, dans le cadre  du même article, l’auteur propose le support da la candidature de Dorin Chirtoaca qui “a démontré qu’il peut être un candidat sérieux contre le candidat communiste.”

    Voici que Dorin Chirtoaca est arrivé dans le deuxième tour des élections, comme souhaitait  l’ingénieur Valeriu Dulgheru, malgré les prédictions du politologue Bogdan Tardea et du sociologue Paul Rotaru. Cela signifie avoir du flair…

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Au-delà du Prout et plus loin… ”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)