Au-delà du Prout et plus loin… (3)

Traitement antiatomique avec du vin rouge

 

     Chisinau, comme tout métropole ex-soviétiqe a un boulevard central, particulièrement long, qui en russe est appelé “prospekt”. Le boulevard Stefan cel Mare si Sfant (n.a. Étienne le Grand et le Saint), avec ces 3.5 kilomètres, quoiqu’il est près de dix fois plus court, il ressemble au Nevskii Prospekt à Saint-Pétersbourg par la forte densité de belles femmes que l’on peut voir à toute heure du jour ou de nuit.

    C’était le soir. Le boulevard Stefan cel Mare si Sfant devenait de plus en plus encombré. Une foule de badauds formée de moldaves de toutes les ethnies et de tous les coins du pays, ainsi que de nombreux touristes défilait devant les bâtiment magnifiquement éclairés du parlement, de la présidence et du gouvernement, passait sous l’Arche de la Victoire ou s’arrêtait indécise à côté de la statue de Stefan cel Mare si Sfant. Le dilemme apparaissait parce que de là – bas on pouvait entrer dans la demi-obscurité fournie par le jardin public Stefan cel Mare si Sfant, ou, tout simplement, il existait la variante de rester en place et de regarder la myriade de représentantes de de la beauté moldave exposées sur de bancs dans de positions et de tenues comme prises de la série “Big Brothers”. Le professeur universitaire chisinauen Ion Carteputreda, mon guide d’occasion, a remarqué deux places libres voisines et m’a proposé de faire un petit arrêt là – bas. J’avais une question qui ne pourrait pas être reportée:

     – Toutes les femmes moldaves sont blondes naturelles?

   – Une grande partie d’entre eux sont blondes naturelles, parce que à côté du Dniestr s’est constituée l’ancienne route des Varègues qui reliait la mer Baltique à la mer Noire, par où se sont passés de Lituaniens, de Polonais, de Russes, de Suédois, d’Ukrainiens, vous comprenez.

    – Oui, je comprends. Les invadateurs ou les conquérants de ces terres ont tenté d’imposer leurs gènes…

  – Mais, monsieur Ciucescu ces gènes merveilleuse de la route des Varègues ont été mis en danger par l’accident nucléaire de Tchernobyl, la localité située au nord, près de la frontière de l’Ukraine avec la Biélorussie, à la confluence de la rivière Pripyat avec le fleuve Dniepr.  Alors, il y avait un risque que non seulement l’isthme ponto – balte, mais toute l’Europe de devenir inhabitable pendant quelques siècles, j’ai ajouté.

    – Dans l’après-midi du 26 avril 1986, à 1heure 23 minutes a éclaté le réacteur nucléaire numéro 4 de la “Cernobyliskaya Atomnaya Éléctriceskaya Stantia imenna Lénina” (n.a. La Centrale Nucléaire Électrique nommée Lénine), en dégageant une énergie équivalente à 200 bombes “Little Boy”…

    – Le type bombe utilisé par l’aviation américaine, le 6 août 1945, à Hiroshima, qui a provoqué la morte immédiate de 80.000 personnes et, puis,  par l’intoxication avec de substances radioactives, la mort d’encore 200.000 personnes. Mais, comment est – t – elle arrivée, en fait, cette catastrophe, monsieur Carteputreda?

   – Tout a commencé d’un test de sécurité, qui avait comme but de trouver si certaines turbines produisaient assez d’énergie pour garder les pompes de refroidissement en  fonction en cas d’une avarie, jusqu’à ce que s’active le générateur d’urgence. Pour que le test ne soit pas interrompu, les systèmes de sécurité ont été mis hors service. Selon la procédure, le réacteur nucléaire a été reglé pour fonctionner uniquement dans un quart de sa capacité, mais, pour des raisons inconnues, il a fonctionné seulement à un pourcentage de la capacité. Alors, on est passé à un nouveau reglage, qui devait conduire à une légère augmentation de la capacité. Malheureusement, on a obtenu une augmentation dramatique de la capacité et le système de bloquage du réacteur n’a pas fonctionné. En seulement 30 secondes on a atteint une température de 2.000 degrés Celsius et, par conséquent, il y eu une explosion catastrophique; le bouclier de 1.000 tonnes de réacteur a été transformé en morceaux, le revêtement du graphyte s’est enflammé et les produits de fission ont été projetés dans l’air.

   – La chance des habitants du territoire dniestro  – tiszan a été que le vent a soufflé de façon constante pendant presque deux semaines du sud – est et le nuage avec les isotopes radioactifs de l’iode 131, du césium 137 et du strontium 90 s’est dirigé vers la Biélorussie, les pays baltes et  scandinaves.

  – Ce que vous, peut – être, ne savez pas c’est qu’un groupe folklorique de la Moldavie sovietique a été envoyé à Tchernobyl pour divertir ceux qui travaillaient à nettoyer la zone de substances radioactives.

  – Quand c’est arrivé cette horreur?

 – A la fin de l’année 1986, le groupe folklorique “Struguras” (n.a. Grapillon) d’Ungheni a été invité à Tchernobyl pour une semaine. Les dirigeants communistes locaux et du centre ont dit aux pauvres artistes que le danger de rayonnement a diminué considérablement et qu’il suffit à prendre avec eux du vin rouge comme antidote. Vous vous rendez compte à quel point ils ont été  mentis! Ce que les ont donné à réfléchir dès le départ était le fait qu’ils n’ont été pas accompagnés par de responsables de parti et de l’Etat, comme dans d’autres tournois.

   – Ils ont été envoyés à une mort certaine!

  – Attendez de voir. Le 5 janvier 1987, les artistes sont rentrés à la maison. Après seulement trois jours, Maria Carpenco – une chanteuse, a décédé à l’hôpital à seulement 30 ans en raison – on a dit – d’un cancer jusqu’alors inaperçu. Actuellement, de ceux 32 vivent seulement 25 artistes, qui reçoivent en plus une pension d’invalidité,  équivalente avec  30 dollars.

   – Petite consolation!

  – J’ai oublié de vous dire qu’en 1990, les artistes en vie du groupe “Struguras” ont été envoyés sur un voyage gratuit à l’Espagne, mais cette fois ils ont été accompagnés par de nombreux personnes officielles…

  L’universitaire chisinauen racontait joliment, du jardin publique Stefan cel Mare si Sfant venait un souffle légère d’air ozonné et frais, l’agitation du boulevard Stefan cel Mare si Sfant semblait un bourdonnement agréable d’abeilles, mais le mensonge communiste sur accident de Tchernobyl qui a entraîné la mort de tant d’artistes m’a attristé irrémédiablement.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Au-delà du Prout et plus loin… ”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)