Au-delà du Prout et plus loin… (9)

Marché aux puces à Chisinau et… Tchapaïev

 

    Après-midi, soleil vif, d’été chaud dans le mois de mai; du Boulevard de la Renaissance nous avons marché sur le pont voûté sur la rivière Bic, un pont des proportions du pont Ros (n.a Rouge), qui traverse la rivière Bahlui à Iasi. Nous sommes arrivés à l’intersection avec la route Calea Mosilor (n.a. Voie de Vieillards). Nous sommes passés à côté du bâtiment de l’Agence de Protection de la Propriété Intellectuelle, où les trottoirs ont commencé à être occupés progressivement par les vendeurs, surtotut de femmes, qui tenaient dans les mains de vêtements et divers autres produits. Parmi elles faisaient le trottoir de femmes, en particulier de jeunes, habillées comme aux marché aux puces, mais avec beaucoup d’économie de matériaux, qui vendaient ce qu’elles avaient.

     – Nous nous approchons du marché aux puces, m’a dit le professeur Carteputreda.

     En effet, nous sommes arrivé à côté d’une clôture haute de dalles de béton, en forme d’un rectangle, avec le côté vers Calea Mosilor long d’environ un kilomètre, l’autre en ayant la longueur réduite à la moitié. L’entrée se trouvait à l’autre extrémité de la clôture. J’ai vu une pancarte sue laquelle était écrit en russe “Taltchiok”. Le professeur Ion Carteputreda a voulu m’expliquer:

    – Le mot “taltchiok” signifie, bien sûr, comme en roumain, marché aux puces, mais en russe signifie aussi gnon, c’est-à-dire qu’au marché aux puces est une grande mêlée. Les Russes utilisent également pour “taltchiok” le mot péjoratif “baraholka”, provenu de “barahlo”.

     – Qu’est-ce que c’est “barahlo”?

     – Frusques, nippes, fripes.

    …On est entré dans le marché aux puces. Là – bas, rangées de petits stands couverts laissaient de place étroits pour le passage des clients. La circulation se faisait avec de nombreux “collisions”.

    – Méfiez – vous de “karmanniie vori”, m’a tirré  l’attention l’universitaire.

    – Vous voulez dire les voleurs à la tire.

   – Oui, l’agglomération est just bonne pour pour les voleurs à la tire. Quand il ne pleut pas, le marché aux puces a une longue recherche!

    …À un moment donné, on est arrivé devant un  stand où étaient exposées ministatues coulées en bronze, plomb ou l’étain, ainsi que de bas – reliefs encadrés, executés en tolle mince ou autre matériaux, parmi lesquels j’ai reconnu les coryphées du marxisme – léninisme: Marx, Engels, Lénine et Staline. J’ai vu le buste d’un militaire, qui me semblait connu:

    – À qui est la statue?

    – Vassili Ivanovitch Tchapaïev.

   – Oh! Quand j’étais un enfant, dans les salles de cinéma roulaient plusieurs films soviétiques avec les faits de bravoure de Tchapaïev.

   – Tchapaïev a été général de division dans l’armée rouge pendant la Guerre Civile dans la Russie Soviétique. Quoiqu’il est tombé héroïquement en 1919, chez nous, en Bessarabie, circulent de nombreuses blagues avec Tchapaïev. Voulez – vous entendre l’une?

    – Je vous écoute.

   – Vassili avait près de lui un jeune officier pour de services personnels, appelé Palka. En outre, il tenait une jeune cuisinière nommée Anka. Avec cette fille vivaient, vous savez ce que je veux dire, Vasili et Palka. Tard dans le soir, Palka est entré dans la chambre d’Anka et l’invite pour une promenade au clair de lune. Anka s’excuse joliment sous le prétexte qu’elle n’a pas une robe appropriée. Alors, Palka, nerveux, commence à ouvrir les portes de toutes les armoires de la chambre et, en montrant avec le doigt vers les vêtements suspendus sur de cintres, il dit:”Celle – ci n’est pas bonne? Celle – ci n’est pas bonne? Celle – ci n’est pas bonne? Bonsoir, Vassili Ivanovitch! Celle – ci n’est pas bonne? Celle – ci n’est pas bonne?”

   – Bonne blague.

   – Puis – je vous dire encore l’une?

   – Seulement l’une?!

   – Un soir, Vasili voulait entrer dans la chambre à coucher d’Anka, mais à cause du stress reçu dans tant de batailles, il avait perdu presque toute la virilité et avait peur de ne pas se compromettre de nouveau envers la fille. Agacé qu’il ne se sentait excité comme il faut, il a commencé à commander à son propre organe, comme un fou: “Ravnaïsi, smirna!”

    – C’est-à-dire?

    – C’est-à-dire: “Lève – toi, debout!” Dans la chambre à coucher d’à côté, d’Anka, Palka entendait à travers la paroi les cris du supérieur et se levait à chaque fois quand il entendait le commandement “Ravnaïsi, smirna!” Vers le mécontentement de la fille.

    – Les pauvres gens!…

    – Voulez – vous acheter la statue?

    – Non, je préfère noter vos blagues, pour ne pas les oublier.

   …On a parcouru de divers secteurs du marché aux puces: nourriture, vêtements, appareils ménagers, tapis.

    – Ici on trouve tout, comme dans un supermarché, j’ai commenté.

    – En effet, dans les marché aux puces de Bessarabie vous pouvez trouver tout, même “iadernié aroujié”.

    – Vous me testez de nouveau mes connaissances en russe.

    – C’est-à-dire, en exagérant, d’armes nucléaires.

    – D’armes nucléaires?

   – Pas vraiment, mais l’uranium, mercure et d’armes classiques vous pouveze trouver. Ici, dans la région est la plus forte densité d’hommes du monde interlope à Chisinau. Qu’est-ce que nous faisons par la suite, visitons – nous et le bazar du centre de Chisinau?

   – Mieux vaut revenir à la statue de Stefan cel Mare si Sfant (n.a. Étienne le Grand et le Saint), j’ai répondu à la volonté de ne plus entendre d’armes, de voleurs, en un mot, de me déstresser, surtout après avoir entendu ce qui a été arrivé à Tchapaïev…

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Au-delà du Prout et plus loin… ”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)