Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (2)

La Moldavie d’Étienne le Grand et le Saint,

toujours sous la suzeranité

d’un, de deux ou même de trois pays:

l’Empire Ottoman, la Pologne et la Hongrie

 

Étienne le Grand et le Saint a été le souverain de la Moldavie entre le 14 Avril 1457 et le 2 Juillet 1504, période dans laquelle, selon son témoignage, a porté 36  batailles, dont 34 gagnées.

Les plus résonantes batailles gagnées par Étienne le Grand et le Saint ont été contre l’Empire Ottoman, à Vaslui, le 10 Janvier 1475, contre la Hongrie à Baia, le 15 Décembre 1467, et contre la Pologne, à Codrii Cosminului, le 26 Octobre 1496. Parmi d’autres batailles gagnées, les plus importantes, entre autres, ont été contre l’armée de la Moldavie, à Doljesti le 2 Avril 1457, contre l’armée de la Valachie, à Bucarest, le 21 Novembre 1473, et contre l’armée du Khanat de Crimée, à Lipnic, le 20 Août 1469.

Les batailles perdues du souverain moldave se sont déployées contre l’Empire Ottoman, à Valea Alba, le 26 Juillet, 1476, et contre la Hongrie, à Kilia, le 22 Juin, 1462.

Tout au long du règne, Étienne le Grand et le Saint a été particulièrement actif et surprenant dans le plan diplomatique, il a fait cinq changements majeurs dans la politique étrangère, dans toutes non sur le pied d’égalité, mais d’infériorité, il a cherché en permanence à assurer à un pays relativement petit, comme la Moldavie, une suzeranité protectrice d’un ou plusieurs pays plus grands, les pays suzerains en étant la Pologne, la Hongrie et l’Empire Ottoman, pris par l’un, par deux ou par tous les trois à la fois. Seulement au cours des cinq dernières années de vie et de règne, Étienne le Grand et le Sain a été prévisible dans la politique étrangère, en étant constamment sous la suzeraineté ottomane.

La Moldavie a été sous la suzeraineté de la Pologne depuis le 14 Septembre 1387, quand Pierre II, nommé et  Pierre Musat, souverain de Moldavie entre 1375 et 1391, a signé à Lvov un traité à cet effet avec Vladislav II, roi de Pologne entre le 15 Août 1382 et le 1 Juin 1434.

Le 12 Octobre 1449 a eu lieu la bataille de Tamaseni, dans laquelle Bogdan II, le père d’Etienne le Grand et le Saint, aidé par Jean Hunyadi, régent de Hongrie, a vaincu Ciubar Voda, en devenant souverain de la Moldavie.

En conséquence, par deux actes, émis le 11 Février et le 5 Juillet, 1450, à Roman, respectivement, à Suceava, Bogdan II, le fils illégitime d’Alexandre le Bon (n.a. souverain de la Moldavie dans la période le 29 Juin 1400 – le 1 Janvier 1432) a reconnu la suzeraineté de Hongrie.

Comme représaille, la Pologne a aidé  Pierre Aron, le fils d’Alexandre le Bon, pour atteindre le trône. Le 16 Octobre, 1451, à Reuseni, à la tête d’une armée, Aron a réussi à attaquer par surprise Bogdan II, alors qu’il assistait à un mariage, et l’a décapité.

Pierre Aron n’a plus reconnu la suzeraineté de Hongrie. Après de batailles pour le trône de la  Moldavie avec Alexandrel (n.a. le diminutif en roumain d’Alexandre), le frère cadet de Roman II, qui  a été vaincu définitivement le 24 mai 1455, la Moldavie est allé de nouveau sous la suzeraineté de la Pologne, Pierre Aron en portant hommage de fidélité en 1455 et 1456 et en donnant, dans le même temps, de privilèges aux marchands de drap à Cracovie, de privilèges commencés pendant le règne d’Alexandre le Bon.

Le 5 Juin 1456, à la demande du sultan Mohamed II, faite un an avant, et pour être plus sûr du trône, Pierre Aron a commencé à payer tribute à l’Empire Ottoman, tribute en valeur de 2.000 ducats.

Voila, il a été un précédent, Pierre Aron a placé la Moldavie sous double suzeranité: polonaise et ottomane!

Mais la période d’anarchie, de lutte pour le trône de la Moldavie, lutte commencée le 1 Janvier 1432, quand a décédé Alexandre le Bon, n’a pas cessé. Dans la scène politique est entré Etienne le Grand et le Saint, qui a vécu à la cour de Jean Hunyadi après le 5 Juillet 1450, quand Bogdan II a reconnu la suzeranité de la Hongrie, et jusqu’au 11 Août 1456, quand a décédé le régent de Hongrie.

Dans la bataille de Doljesti, le 12 Avril 1457, Étienne le Grand et le Saint a vaincu l’armée de Moldavie, dirigée par Pierre Aron et a commencé un règne de 47 ans, le deuxième comme longueur dans l’histoire des Roumains, après celui de 48 ans de Carol I.

Dans cette bataille, Étienne le Grand et le Saint a été aidé par des soldats de Vlad l’Empaleur, mari d’Ilona Szilágyi et le gendre de Michel Szilágyi, le beau – père qui, pendant la bataille de Doljesti, a été en pleine période de régence de Hongrie. Pour plus de clarté, il faut d’ajouter que Michel Szilágyi a été le frère  d’Élisabeth Szilágyi, la femme  de Jean  Hunyadi et la mère de Mathieu Corvin, autrement dit, Michel Szilágy a été beau – frère de Jean  Hunyadi et l’oncle de Mathieu Corvin. Il est également nécessaire la précision que Michel Szilágyi a été régent de Hongrie peu après le 23 Novembre, 1456, quand a mouru le roi Ladislas VI, et jusqu’au 20 Janvier 1458, quand la diète a èlu Mathieu Corvin, comme le roi de Hongrie.

Donc, Étienne le Grand et le Saint a commencé son règne sous la double suzeranité, hongroise et ottomane, il en  payant encore le tribut de 2.000 ducats,  commencé par Pierre Aron.

Mais, ne voulant pas entrer en une alliance anti-ottomane, comme a demandé Mathieu Corvin, le roi de Hongrie, Étienne le Grand et le Saint a fait le premier grand changement dans sa politique étrangère. Ainsi, le 4 Avril 1459, lorsque le roi de  Pologne a été Casimir IV Jagellon (n.a. roi pendant la période du 25 Juin 1447 – le 7 Juin 1492), Étienne le Grand et le Saint a reconnu la suzeraineté polonaise.

Il a commencé une période dans laquelle la Moldavie a été sous une double suzeranité: polonais et ottomane. Après la deuxième siége, cette fois victorieuse, du 24 Janvier 1465, sur la forteresse Kilia, Étienne le Grand et le Saint a augmenté le tribute à la Haute Porte à 3.000 ducats.

La représaille hongroise la plus importante après l’événement du 4 Avril 1459 est venue après huit ans, quand l’armée dirigée par Mathieu Corvin est entrée dans le territoire de la Moldavie et, par conséquent, dans la nuit entre le 14 et le 15 Décembre 1467 a eu lieu la bataille de Baia, près de Suceava, avec l’armée dirigée par Étienne le Grand et le Saint. Le roi Mathieu Corvin a été blessé trois fois et son armée est sortie indemne seulement en moitié. Mathieu Corvin a échappé, sa fuite en étant facilitée par l’hésitation du grand “vornic” (n.a. haut fonctionnaire à l’époque) Crasnas,   le commandant d’un des trois corps moldaves d’armée. Cette erreur a été punie par Étienne le Grand et le Saint, qui a ordonné que ce Crasnas soit décapité, tandis que 24 autres boyards, considérés eux aussi comme des traîtres, qu’ils soient mis au suplice du pal, d’après le modèle de celui qui l’a aidé à monter sur le trône, Vlad l’Empaleur.

Le deuxième changement majeur dans sa politique étrangère a été en 1473, quand Étienne le Grand et le Saint a cessé de payer le tribut de 3.000 ducats, en renonçant ainsi à la suzeranité de l’Empire Ottoman.

De cette façon, la Moldavie est restée seulement sous la suzeranité polonaise.

Dans le même temps, a commencé la campagne d’Étienne le Grand et le Saint de soutien de Basarab III à monter sur le trône du Pays Roumain, dans le but d’une lutte unie de leurs pays contre les Ottomans. L’armée d’Étienne le Grand et le Saint et l’armée de mercenaires de Bassarab III ont passé la rivière Milcov le 8 Novembre 1473, et entre le 18 et le 20 Novembre 1473 a eu lieu la bataille de Cursul Apei, à la proximité de Gherghita, de l’actuel “judet” (n.a. unité administrative en Roumanie) Prahova. L’armée de Rodolphe le Beau, le frère de Vlad l’Empaleur, a été défaite et le souverain valaque s’est réfugié à Bucarest. Même là – bas, il n’a pas eu de la tranquilité, où le 21 Novembre a commence un siège. Rodolphe le Beau s’est retire à Giurgiu, la résidence de la raya homonyme, d’où il s’est retourné à Bucarest à la tête d’une armée de Valaques et de Turcs, qui, le 26 Novembre, a été repoussée à l’entrée de Bucarest par les armées  conduites  par d’Étienne le Grand et le Saint et  par Bassarab III.

En sentant le danger d’une grande attaque ottomane, Étienne le Grand et le Saint a fait le troisième grand changement dans sa politique étrangère. Le 12 Juillet 1474, le souverain moldave a reconnu la suzeranité de la Hongrie, dont le roi était aussi Mathieu Corvin (n.a. roi dans la période du 20 Janvier 1458 – le 6 Avril, 1490).

Ainsi, Étienne le Grand et le Saint s’est assuré de deux suzeranités dans l’intention de faire face aux représailles de l’Empire Ottoman, qui sont venues après moins d’une demi-année.

Le 10 Janvier 1975, à Vaslui, Étienne le Grand et le Saint a repoussé l’attaque des Ottomans, dirigée par Suleiman Pacha, le bey de Roumélie.

Puis, après la bataille de la Valea Alba, du 26 Juillet 1476, eue avec les Ottomans dirigés, cette fois, par le sultan Mehmet II (n.a. sultan au cours de la période le 18 Février 1451 – le 3 Mai 1481), Étienne le Grand et ce qui est resté de son armée se sont retirés dans les villes de Suceava et Hotin, en appliquant la tactique de la terre brûlée.

Le 10 Août, 1476, privés de nourriture, Mehmet II a décidé de mettre fin au siège des deux villes. Ainsi, se sont créées les conditions pour Étienne le Grand et le Saint de passer au quatrième grand changement dans sa politique étrangère. Le souverain moldave a signé un traité de paix avec Mehmet II, par lequel il a passé la Moldavie de nouveau sous la suzeranité de l’Empire Ottoman et s’est obligé de payer un tribut annuel de 3.000 ducats. En aparté, plus tard, en 1480, de sa propre initiative, Étienne le Grand et le Saint a augmenté ce tribut à 6.000 ducats, dans l’espoir que les Turcs ne vont pas occuper, principalement, la forteresse de Kilia, espoir qui a duré quatre ans, parce que, le 14 Juillet 1484, l’armée  conduite par Bayezid II (n.a. sultan dans la période le 3 Mai 1481 – le 24 Avril 1512), a conqui ce très important centre commercial de la Moldavie.

Ainsi, Étienne le Grand et le Saint est arrivé d’assurer  à la Moldavie trois pays  suzerains, l’Empire Ottoman, la Pologne et la Hongrie, fait lequel n’a pas lui été de grande utilité si de sa courone ont été déjà arrachées les perles Kilia et Akkerman.

Par conséquent, la triple suzeranité n’a pas tenu trop, Étienne le Grand et le Saint a pris le cinquième grand changement dans la politique étrangère, il a commencé à croire qu’à la Moldavie est sufissante une seule suzeranité, celle de l’Empire Ottoman.

La suzeranité hongroise sur la Moldavie s’est progressivement affaiblie, avec le début  au 10 Août 1476, quand Étienne le Grand et le Saint a passé de nouveau sous la suzeranité de l’Empire Ottoman, et s’est finie tacitement après le 6 Avril 1490, quand Mathieu Corvin est décédé.

La suzeranieté polonaise a duré, en fait, jusqu’au 26 Octobre 1497, quand a eu lieu la bataille  de Codrii Cosminului, durant le règne du roi Jean Albert (n.a. roi pendant la période le 23 Septembre 1492 – le 17 Juin 1501). Il est à préciser que la suzeranité polonaise sur la Moldavie a cessé officiellement à la suite d’un traité entre les deux pays, signé le 12 Juillet 1499.

Après la bataille de Codrii Cosminului, quand les Polonais ont été défaits, fait goûté par les  Turcs, le tribut pretendu par la Sublime Porte  a été diminué à 4.000 ducats.

Dans le même temps, on peut dire qu’Étienne le Grand et le Saint a trouvé, enfin, une suzeranité assez forte pour la Moldavie, en offrant à celui “hâtivement prêt à verser le sang innocent”, comme il a été décrit par Grégoire Ureche, les cinq derniers ans du règne et de vie sans de batailles, dans la tranquilité  si nécessaire pour son âge de 65-70 ans, très avancé à l’époque.

Aussi, Étienne le Grand et le Saint a eu le mérite d’avoir choisi une suzeranité, qui n’a pas tenté d’assimiler la population moldave avec celle de langue turque, comme c’est arrivé avec d’autres occupants des territoires roumains.

Cette vérité, qu’un pays relativement petit a besoin d’une suzeranité d’une grande puissance, politique étrangère appliquée par même  le plus guerrier souverain roumain, Étienne le Grand et le Saint, il faut la dire à haute voix, pas en chuchotement ou même passée en silence.

Le problème est la science de choisir une suzeranité qui ne nous anéantit comme peuple, en étant bien connus les cas antérieures de magyarisation et de russification d’un grand nombre de Roumains…

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (1)

Jules Hossu, le “hérault”

de la Grande Union,

détenu dans la prison à Sighet,

dans le régime communiste “dejiste”

(n.a. de George Gheorghiu – Dej),

en résidence surveillée jusqu’à la mort,

dans le régime communiste “ceausiste”

(n.a. de Nicolas Ceausescu)

 

Les Roumains ont eu le long de l’histoire une série de moments astrals, pas trop longue, de laquelle brille de loin la Grande Union, la création de l’État nommé la Grande Roumanie, de réunion presque plénière du territoire dans lequel les Roumains ont été majoritaires. Le 1 Décembre 1918, à Alba Iulia s’est rencontrée la Grande Assemblée Nationale des Roumains de l’ancien Empire Austro-Hongrois, composé de 600 membres élus dans les 120 circonscriptions électorales comme elles ont été établies en 1910, à laquelle ont été ajoutés 628 représentants de diverses organisations culturelles, professionnelles et sociales. Dans l’enthousiasme général, la Grande Assemblée Nationale des Roumains a voté pour l’union avec la Roumanie des provinces le Banat, la Crisana, le Maramures, le Satmar et  la Transylvanie, toutes intégrées abusivement dans l’Empire Austro-Hongrois, dissous officiellement le 3 Novembre 1918, lorsque le gouvernement hongrois, conduit par Michel Károlyi, a dénoncé cette union avec l’Autriche. Le même jour, en face de la foule rassemblée à Alba Iulia, “la Résolution de l’Union” a été lu par Jules Hossu, évêque gréco-catholique à Gherla dans ce moment – là.

Il est important de metionner que le 27 Mars 1918, le Conseil du Pays à Chisinau a proclamé l’union de la Bessarabie, y compris de la Région Herta, avec la Roumanie, et le 28 Novembre 1918, le Conseil National de Tchernivtsi a décidé avec une grande  majorité l’union de la Bucovine avec la Roumanie.

La reconnaissance officielle de la Grande Union a été réalisée par le Traité de Trianon, du 4 Juin 1920, dans le cas du Banat, de Crisana, du Satmar, du Maramures et de Transylvanie, par le Traité de Versailles, du 28 Juin 1919, dans le cas de Bessarabie, y compris la Région Herta, et par le Traité de Saint-Germain, du 10 Septembre 1919, dans le cas de la Bucovine, et encore par le Traité de Neuilly, du 27 Novembre 1919, dans le cas du Quadrilatère, un territoire annexé le 10 Août 1913, par le Traité de Bucarest, mais perdu le 7 Mai 1918, à la suite du Traité de Buftea-Bucarest.

La Grande Union n’a pas été  célébrée comme elle mérite par le régime communiste, dirigé par George Gheorghiu-Dej, et Jules Hossu a été un nom interdit. Le régime communiste, dirigé par Nicolas Ceausescu, a donné une petite ampleur à cet événement qu’en 1968, mais l’histoire a été falsifiée une fois de plus, en créditant l’idée que la lecture de  “la Résolution de l’Union” a été lu par Basil Goldis.

Ni au moins le poète Adrian Paunescu, l’initiateur et le dirigeant du cénacle “La Flame” (n.a. en roumain: Flacara), dans ces 1.615 spectacles de musique et de poésie, tenus du 17 Septembre 1973 au 15 Juin 1985, spectacles sans le language de bois de la  propagande communiste, mais avec d’hommages introduit souvent subtilement, adressés à Nicolas Ceausescu, n’a pas parlê à la  “génération en jeans” sur la Grande Union et encore moins sur Jules Hossu.

La raison de cette garde en silence de la Grande Union a été la peur de la nomenclature “dejiste” et “ceausiste” de ne pas fâcher les dirigeants de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes, l’empire communiste dans lequel a été inclue la Bessarabie et la moitié nord de la Bucovine, de provinces roumaines arrachées de la Grande Roumanie, après l’Ultimatum de Moscou du 26 Juin 1940, rapt territorial renforcé par le Traité de Paix de Paris, signé le 10 Février 1947, suivi par le Traité de Frontière entre le gouvernement roumain et celui soviétique.

Après la révolution roumaine du Décembre 1989, la Grande Union a commencé à être célébré avec le respect dû à la hauteur de cette grande réalisation du rêve des siècles du peuple roumain.

Cependant, même dans les nouvelles circonstances, le nom de Jules Hossu a été toujours gardé en silence, fait oublié. Après 2007, après j’ai écrit le livre “Au –delà du Prout et plus loin…”, j’ai été invité à participer à de nombreux événements organisés à l’occasion du 1 Décembre à Bacau où je n’ai pas entendu prononcé même une fois ce nom. À Alba Iulia, dans le cadre de même type de manifestation, mais avec la participation des représentants de toutes les communautés roumaines de la diaspora, j’ai remarqué que aussi là – bas a été omis ce nom, ni même Adrian Paunescu, le principal animateur de l’événement, ne s’est pas souvenu de lui .

Comme une parenthèse, Adrian Paunescu, né le 20 Juillet 1943, en Bessarabie, plus précisemsnt dans le village Copaceni, le “judet” (n.a. unité administrative en Roumanie)  de Balti, maintenant “raïon” (n.a. unité administrative dans la République de Moldavie) dans la République de Moldavie, n’a pas écrit aucune poésie à propos de la Bessarabie pendant le régime communiste de Nicolas Ceausescu, de qui, dans le poème de 14 strophes “Je vous remercie”, composé aprés le discours prononcé par le secrétaire général le 6 Février 1986, a déclaré, parmi d’autres: “Entier, à vôtre, comme ça je me sens à nouveau (…) Je vous vois apothéosement, comme un Voïvod ( …) Je vous remercie pour tout, Honnête et Bon Héros”.

Seulement après 1989, il a osé écrire, ce qui est vrai, dans son style déclamatif, remarquable, la poèsie “Bessarabie sur la croix”. J’ai utilisé à l’adresse  d’Adrian Paunescu le terme “a osé” dans la qualité de celui qui, en 1962, a eu le courage de déclarer  publiquement que “la République Populaire Roumaine est une sorte de prison «Sing Sing»  d’États – Unies d’Amérique”, raison pour laquel j’ai été presque à être expulsé du lycée, en étant, à la fin, seulement sanctionné avec un vote de blâme avec avertissement dans le cadre de l’Union de la Jeunesse Ouvrière. Ça a été l’une des grandes différences entre moi et Adrian Paunescu, j’ai publiquement critiqué le régime communiste, il est vrai, une seule fois, après que je suis devenu plus retenu, en recevant tout un après-midi, dans de caves des autorités d’alors, de coups de poing dans le plexus et dans la nuque, tandis que mon ancien collègue de l’Union des Écrivains de la Roumanie n’a   jamais fait, par contre, il a glorifié son dirigeant, en devenant ainsi un millionnaire en lei, même avant 1989. La plus riche culturnique (n.a. “culturnique”: militant communiste chargé de la culture)! Que Dieu pardonne les péchés de ce particulièrement inventive opportuniste politique, à mon avis!

J’ai fermé les parenthèses avec l’écrivain et l’homme politique Adrian Paunescu.

Le silence des autorités communistes, “dejiste” et “ceausiste” sur la personnalité de Jules Hossu peut être expliqué, à mon avis, en analysant la biographie des dernières 22 années de la vie du “hérault” de la Grande Union.

Jules Hossu, né le 30 Janvier 1885, à Milas, en Transylvanie, décédé le 28 Mai 1970, à l’hôpital “Colentina” à Bucarest,  depuis le 4 Décembre 1917 l’évêque à la Diocèse de Gherla de l’Église Grecquo – Catholique, celui qui a lu “la Résolution de l’Union” le 1 Décembre, 1918 et celui qui, en faisant partie de la délégation envoyée à Bucarest par le Grand Conseil National,  délégation composée et d’Alexandre Vaida – Voievod, Miron Cristea et Basil Goldis, a remis “l’Acte de l’Union” au roi Ferdinand, a été arrêté par les autorités communistes le 28 Octobre, 1948. La raison de cette arrestations a été le refus de Jules Hossu de se convertir à l’orthodoxie. Il a eu résidence surveillée à la villa patriarcale du Monastère de Dragoslavele, au  Monastère Caldarusani, puis entre 1950 et 1956, il a été emprisonné à Sighet, puis il a eu  de nouveau résidence surveillée au Monastère de Curtea de Arges, au  Monastère Ciorogarla et encore jusqu’à la mort au Monastère Caldarusani.

C’est ça la raison! Les autorités communistes, “dejiste” et “ceausiste” ont comis une crime extrêmement odieuse, laquelle  elles ont voulu la cacher. Le “hérault” de la Grande Union  a passé les 22 dernières années de sa vie – comme une ironie, exactement combien d’années a existé la Grande Roumanie – soit en prison, soit en résidence surveillée dans divers monastères pour le crime d’être conséquent dans sa foi religieuse, crime inexistant dans un pays avec une démocratie véritable.

Au même temps, beaucoup de “culturniques”, des gens de culture avant 1989, existants et après 1989, dans tous les domaines de la culture, s’acharnent pour cacher les crimes du communisme. Par conséquent, même dans les festivités annuelles depuis 1989, dédiées à la Grande Union, on a parlé, on parle et on va parler beaucoup, moins ou pas du tout de Jules  Hossu, en fonction de l’influence des anciens “culturniques” sur le déroulement de la festivité, pour qu’on évite que  les Roumains apprennent pour la première fois ou pour qu’ils s’en souvinssent à propos de la condamnation criminelle, par les autorités communistes, “dejiste” et “ceausiste”, du “hérault” de la Grande Union.

En 1995, j’ai composé une poésie intitulée “À l’inexistante statue de Jules Hossu”, parce que jusqu’à cette année – là, il n’y avait aucune statue de Jules Hossu à travers la Roumanie. La première statue de Jules Hossu a été dévoilée à Alba Iulia, le 1er Décembre 1998, pour commémorer la 80e anniversaire de la proclamation de la Grande Union. L’auteur de la statue est Simon Moldovan. Cette statue fait partie d’un groupe de statues placées en face de la Salle de la Grande Union à Alba Iulia. En 2015, j’ai publié cette poésie sur mon blog “Carturaria”, mais avec le titre “À la statue à Alba Iulia de Jules Hossu”.

Ensuite, je présente cette poésie:

 

 

À la statue à Alba Iulia de Jules Hossu   

 

Jules Hossu premier cardinal roumain, par le Vatican nommé,

L’évêque gréco – catholique de Cluj – Gherla, tu es arrivé,

L’exemple de George Sincai et Pierre Maior, tu as suivi,

Au Collège Urbain Pontifical de Rome, tu t’es instruit.

 

La Grande Union, avec d’autres patriotes roumains, tu as soutenu,

À Alba Iulia, avec pathos “la Résolution de l’Union”, tu as  lu,

A Bucarest, “l’Acte de l’Union” au roi Ferdinand, tu as  remis,

Pour une Roumanie véritablement démocratique, tu  as agi.

 

Les “dejistes”, comme l’ennemi du peuple, au cachot à Sighet t’ont fermé,

Ta résidence surveillée jusqu’à mort, les “ceausistes” ont décidé,

Les “culturniques” te font oublié, même aujourd’hui l’hommage ne te payent,

Cacher les crimes du communisme, c’est ce qu’ils surveillent.

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

 

 

 

Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (A)

L’argument

 

Il y a d’historiens, basés sur de documents et de raconteurs d’histoire, basés sur ce que les historiens disent; quand j’ai écrit ce livre, j’ai fait partie de la deuxième catégorie.

La motivation pour écrire ce livre a été que l’histoire est utilisée pour apprendre du passé, mais si elle présente de mensonges ou de vérités dites en partie, à voir, par exemple, “L’Histoire de la Roumanie, manuel unique pour la VIIIe année – secondaire”, paru en 1947, sous l’égide de l’Éditon d’État, à Bucarest, signé par Michel Roller, alors, d’une part, diminue non seulement la crédibilité de cette “histoire”, mais, dans l’histoire, en général, et d’autre part, les mauvaises actions prises par des politiciens risquent de ne pas être sanctionnées de façon adéquate par la population.

Il y a une histoire officielle, subjective, faite pour plaire aux officialités, et l’une chuchotée, vraie, connue par les spécialistes, mais évitée d’être transmise au reste de la population pour diverses raisons, l’une en étant le désir  des dirigeants d’avoir à la disposition, en utilisant une phrase d’Émile Cioran, une “foule ignorante éternelle”, facilement à manipuler.

Par conséquent, dans les limites de l’information comme lecteur avide de livres, comme navigateur enthousiaste à l’internet, cette découverte scientifique colossale de la fin du deuxième millénaire, et comme un aimeur de tout ce qui concerne le peuple roumain, jai essayé de faire sortir à la lumière certaines pages de cette histoire, qui, pour être dites à haute voix, il est nécessaire de surmonter un certain seuil psychologique, lié à l’inconscient collectif à un certain moment, à la culture reçue à l’école et  aux sept ans de la maison, à l’intensité du désir de découvrir la vérité et de la communiquer aux autres, à la largeur des vues personnelles et d’assumer le risque de recevoir de réactions violentes de certains lecteurs, soit qu’ils sont mieux informés, soit qu’ils sont ignorants, soit qu’ils font parade de patriotisme, soit à cause de diverses autres raisons, plus ou moins occultes.

Ce livre est susceptible d’être poursuivi avec d’autres livres, écrits non nécessairement par moi, parce que l’histoire chuchotée des Roumains a beaucoup d’autres pages…

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

Déclamations de la tribune du temps * Édition révisée (26)

À un dernier café amer

avec

de la “prestigieuse savante”

et

du “grand dirigeant”

lécheur

 

De “la prestigieuse savante” et “du grand dirigeant” lécheur,

Par l’intermediaire du parti, de l’idée de la Grande Roumanie confiscateur,

En fait, avec un language souvent injurieux, de l’idée du communisme défenseur,

De l’affirmation “Le pays ne peut pas être dirigé qu’avec la mitrailleuse” auteur,

Tu n’as pas réussi, en tirant de tribune, devenir de ta mort mitrailleur.

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Déclamations de la tribune du temps*Édition révisée”.

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

 

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (37)

Le cap Sounion, Missolonghi…

la Grèce, où Byron s’est exclamé:

“C’est le seul endroit où

je me sens toujours heureux!”

En Grèce, j’ai rencontré deux des témoignages de la présence de George Gordon – lord Byron, l’un en étant une colonne du temple d’Apollon au Cap Sounion, où le poète a rayé le nom (il y en a d’autres qui ont fait la même chose pour l’immortalité, mais en vain) et l’autre – dans le jardin des Héros à Missolonghi, à la statue au-dessous de laquelle est le cœur du philohellène anglais, celui qui, en participant effectivement à la Guerre d’Indépendance, est entré irrévocablement dans la mémoire collective du peuple grec, et s’il n’aurait pas été mort à l’âge de seulement 36 ans, il aurait été désigné à la place du roi bavarois Otto!…

La panne de moteur est peut-être l’un des plus insupportables guignons des touristes, duquel notre groupe n’a pas été épargné. Depuis que j’ai quitté Bucarest, j’ai remarqué que notre l’autocar  est le plus petit et le plus ancien. Durant le pic de la demande touristique, on met en service même les carcasses!

…L’autocar s’est encadré sur l’autoroute vers le Cap Sounion, à une distance de 67 kilomètres. On n’était pas encore sorti de Pirée et… panne! On a eu déjà  l’une au roulement d’une  roue, mais maintenant elle était… de moteur. On est sorti sur le trottoir. Un peu plus loin commencait le miroir de la mer Egée, qui brillait dans le soleil d’après-midi. Pour passer le temps plus facilement la guide nous a pris avec de mots:

– Lord Byron a gratté son nom sur l’une des colonnes du temple de Poséidon au Cap Sounion… Hum… De là, de l’hauteur de 60 mètres, le roi Egée s’est jeté dans la mer quand il a pensé que son fils, Thésée, est mort,  dont le bateau est venu avec les voiles noires. En réalité, son fils avait vaincu le Minotaure dans le labyrinthe de Knossos, mais a oublié de mettre les voiles blanches, signe qu’il s’est retourné sain et sauf. En l’honneur d’Égée, la mer a été nommé Egée.

…Une heure, deux heures sont passées… Le professeur Gramaiticu avait passé sur un sujet intéressant:

– George Gordon Byron est devenu notoire pas en tant que poète, mais à la suite de la participation à la guerre d’indépendance grecque.

– Quelles sont les principales œuvres de Byron? est venue une question du groupe .

– Je cite seulement “Le pèlerinage de Childe Harold” – poème romantique écrit entre 1812 et 1816, “Le corsair” – histoire conçue en 1814, et “Don Juan” – chants publiés entre 1819 et 1824.

– Dites-nous quelques mots sur Byron, a demandé l’étudiant.

– Byron est né le 22 Janvier 1788 à Londres. Il a été le fils de John Byron et de la deuxième épouse – Catherine Gordon. Il a été élu à la Chambre des Lords en 1809. En 1812, il a eu une relation avec une femme mariée, Caroline Lamb, qui s’est trouvée sur les premières pages des journaux. Byron s’est retiré de cette relation, mais la femme a continué à le chercher. En étant refusée, Caroline Lamb a beaucoup souffert, en affaiblissant tellement que Byron a déclaré qu’il est cherché par “un squelette”. En 1814 est  née Elisabeth Medora, la troisième fille d’Augusta Leigh, demi – sœur de Byron. Dans les jurnaux est venue l’accusation que cet enfant est le fruit d’une relation incestueuse entre le célibataire Byron et sa demi – sœur, qui était marié. Le 2 janvier 1815, il a épousé Anna Isabella Milbanke. Déçu que lui  est née une fille, Augusta Ada, Byron a divorcé le 21 Avril 1816. En 1817, lui est née une fille illégitime – Clara Allegra – avec Claire Clermont. En 1816, il est parti de son pays natal et n’est plus rentré chez lui même aux enterrements de la fille Clara Allegra. Le 4 août, 1823 il est arrivé, en venant de Venise, sur l’île de Céphalonie. Il a rejoint les combattants pour l’indépendance de la Grèce. Il a dépensé 4.000 livres sterling de son propre argent pour restaurer la flotte grecque. Le 29 décembre 1823, à Missolonghi, il a rencontré et a lié une amitié avec Alexandros Mavrocordatos, leader politique et militaire grec, qui va devenir premier ministre à trois reprises: dans les années 1833 et 1834, dans les mois d’Août et Septembre de l’année 1854, et dans les années 1854 et 1855. Le 15 Janvier 1824, lors de l’attaque de Lépante, la ville occupée par les Ottomans, Byron est tombé malade, en étant traité par le saignement. Parce que les instruments chirurgicaux utilisés n’ont pas été stérilisés, après une relative amélioration de la santé, le 19 avril à Missolonghi, il a été saisi d’une fièvre galopante, qui lui a été fatale. Son corps a été embaumé en Grèce. Son cœur a été enterré à Missolonghi, au-dessous d’une une statue. Son corps a été enterré dans une crypte dans l’église de Sainte-Marie-Madeleine à Hucknall, près de Nottingham.

…Trois heures sont passées! Enfin, est venu un autocar tout nouveau,  envoyé par une agence grecque de voyages. Nous avons repris la route, mais on est arrivé trop tard, quand l’accès au Temple de Poséidon n’a plus été autorisé. On a dû se contenter de regarder de la distance. La guide a essayé de faire une description, qui devait remplacer l’éloignement de l’objectif touristique:

– Les colonnes sont doriques, hautes de 6,1 mètres, avec un diamètre de 1 mètre à la basé et de  0,79 mètres au sommet. D’ici on peut voir les cannelures en nombre de 16, pas de 20, comme d’habitude.

…Dans un autre jour, on est arrivé au Jardin des Héros à Missolonghi. La statue de Byron est de marbre. Elle représente le poète en tenu d’élu de la Chambre des Lords, assis sur une colonne de temple antique. La végétation exotique d’autour encadrait la statue, en donnant à Byron, il semble, la quiétude dont il n’a pas joui dans la vie.

…Je suis rentré à la maison, en face de l’ordinateur – un Hermes moderne, serviteur de confiance, bon pour tout. J’essaye d’écrire un épilogue sur la Grèce, pays qui, sur la carte, ressemble à une grappe de raisin, où les îles sont comme des grains. Pour conclure, rien ne me semble plus approprié que de citer le lord et le  poète Byron, en se référant à la Grèce: “C’est le seul endroit où je me sens toujours heureux!” et “Un homme doit faire plus pour l’humanité que d’écrire de vers”.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (36)

“La mediteranéeade” de Paralia Katerini

 

Dans le jour du 1er Mai 2008, j’ai passé un après-midi à Paralia Katerini et j’ai été surpris de voir que dans l’eau chaude, de soupe, il y avait souvent le risque de collision avec un autre désirant de bain, que sur la plage propre on  trouvait à peine une place pour étendre une serviette, que sur la rue commerçante, parallèle à la côte, les clients s’aggloméraient, que la langue parlée était de Michel Eminescu, en réalisant que, en fait, je faisais partie d’un mouvement de masse vers la mer Méditerranée – une véritable… “mediteranéeade”.

En Grèce, il y a beaucoup d’endroits nommés Paralia (Paralia Astros, Paralia Astrou, Paralia Katerini, Paralia Kimi, Paralia Kotsikias, Paralia Skotinas, Paralia Tirou), qui signifie “rivage”, “terre” ou “plage”. De Thessalonique, pour arriver  à Paralia Katerini, on parcourt sur l’autoroute E 75 la distance de 69 km jusqu’à  la ville de Katerini, après quoi, encore huit kilomètres sur une route étroite bordée de sable.

L’autocar nous a laissé près de l’église Saint-Nicolas, un bâtiment blanc de dimensions exagérées à la grandeur de la localité, avec deux clochers et cinq fenêtres à l’entrée. Derrière l’église, on a vu la plage. A droite, à quelques pas, s’est ouverte la perspective d’une rue piétonnale avec de magasins et de tavernes, où le trottoir a été occupée par les produits exposés à la vente: souvenirs, confections (y compris… de fourrure naturelle ou artificielle), articles de plage, bijoux. Ma femme a choisi la rue commerçante, moi  – la plage.

…Le premier souci a été d’essayer la température de l’eau de la mer Egée, qui était  tiède, de la soupe chaude, comme j’aime qu’elle soit. Les vagues étaient à la hauteur d’une huître. Au loin, au nord-ouest, j’ai vu de vertes hauteurs, en esperant qu’elles sont du mont Olympe. Dans l’eau – une invasion d’amateurs de baignade. Je suis y entré aussi. Autour de moi on parlait que roumain. J’ai commencé un dialogue avec une dame d’âge moyen, tannée par le vent, sans le souci de peindre ces quelques poils blancs de se tempes, avec de callosités sur les mains, de paysanne:

– Je suis une institutrice dans un village de Bacau. J’ai vendu un terrain hérité de mon père et j’ai suis échapée de la pauvreté. Je suis divorcée. Ma fille est une étudiante à Bacau. C’est ma première sortie du pays.

– Pourquoi avez-vous choisi la Grèce?

– C’est un pays exotique, moins cher que d’autres destinations, et je n’ai pas besoin d’un passeport. J’ai payé 150 euros pour le transport et six nuités. Pour le manger je me débrouille avec dix euros par jour. Les aliments de supermarchés sont moins chers qu’en Roumanie, en particulier les fruits, avec lesquels je fait une cure. Je mange  avec modération, non jusqu’à la satieté! Paralia Katerini est une station en particulier pour les petites poches. En plus, la mer Méditerranée m’a toujours attiré.

– J’ai observé beaucoup de Roumains qui sont venus à  la mer Méditerranée durant la mini- vacance de Pâques.

– Ça c’est aussi mon opinion. Y  a-t-il une “mediteranéeade”, n’est pas?

– Vous avez raison, madame, une “mediteranéeade”!

…Je me suis allé sur la rue commerçante de la falaise pour rejoindre ma femme, une chose pas trop facile à réaliser, compte tenu de la foule des clients. Je me suis arrêté devant un magasin, qui  exposait sur le trottoir de vêtements en fourrure. J’ai été tout de suite remarqué par une vendeuse qui m’a parlé directement en roumain. Elle était une employée saisonnière. Son mari, également roumain, travaillait dans la construction. J’ai lui  demandé:

– Comment savez-vous que je suis Roumain?

– Parce que vous avez la tenu de touriste et la grande majorité des clients sont des compatriotes. La saison de la plage de la Méditerranée a commencé aujourd’hui avec les Roumains. Une ” mediteranéeade”, n’est pas?

…J’ai rencontré le professeur Piochlecescu, qui m’a expliqué:

– En 2007 il y a eu 1,2 millions de touristes roumains partis à l’étranger, dont 20 pour cent sont venus en Grèce et 60 pour cent dans la région méditerranéenne. Une “mediteranéeade”, non?

… J’ai rencontré l’étudiant Blanchenuit qui s’est exclamé:

– Ici on parle roumain à chaque pas!

– Comment appelez-vous ce phénomène? j’ai demandé en avoir une intuition.

– Je dirais une “mediteranéeade”, n’est-ce pas?

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (35)

Thessalonique, les épîtres de

Saint Apôtre Paul aux Thessaloniciens et…

la pomme de discorde dans

la guerre de Troie et…

dans les groupes des touristes

 À Thessalonique (Salonique), la ville fondée en 315 av. J.-C. par le roi macédonien Cassandre en l’honneur de son épouse – Thessaloniké, qui a été la fille du roi Philippe II et la sœur d’Alexandre le Grand, l’une des destinations de voyage apostolique de saint Paul, j’ai appris que, de même  comme c’est passé lors de la guerre de Troie, la pomme de discorde dans les groupes des touristes est, comme d’habitude, encore… la femme.

Dix heures. On était à environ 40 mètres de haut, sur la terrasse de la Tour Blanche, qui n’était pas du tout blanche, une structure cylindrique d’un diamètre d’environ 20 mètres, à l’aspect d’une forteresse, construite à deux pas des rives de béton, où se brisaient les vagues. La montée difficile sur les étroits marchers de l’escalier en colimaçon a merité l’effort. Les parfums  printaniers de la terre ferme se mélangeaient avec ceux de poissonnerie. Une brume attardait sur l’horizon, un signe que l’eau était chaude et il n’y avait pas du vent. A partir de là, j’ai eu une vue exceptionnelle sur l’ensemble du golfe de Thessalonique, flanqué par l’uniforme façade de bâtiments modernes, l’aspect caractéristique de nombreuses villes méditerranéennes. La guide a fait la présentation de rigueur:

– La Tour Blanche a été construite en 1430, immédiatement après que les Ottomans dirigés par Suleiman le Magnifique ont conquis Thessalonique. Initialement, elle était forteresse, puis, au XIXème siècle, elle est devenue prison. Un prisonnier, en échange de sa libération, a peint la tour en blanc.

Le père Lepèlerin nous a satisfait le soif pour d’informations suplimentaires:

– Dans le temps d’Octave Auguste, le premier empereur romain, qui a régné entre 27 av. J.-C. et 14 ap. J.-C., Thessalonique a reçu le droit d’être relativement libre, avec une assemblée du people, sa propre monnaie, même si dans la ville était le siège du proconsul romain et une légion romaine. Ce statut de Thessalonique a attiré des vagues massives d’immigrants, y compris de Juifs, qui ont atteint le nombre  de 20.000 du total de 100.000 habitants. Ils avaient une synagogue et prêchaient le monothéisme parmi la population païenne, en préparant ainsi, à recevoir l’Écriture du Seigneur Jésus-Christ. Saint Paul est arrivé à Thessalonique, en venant de Philippes et a prêché pendant environ quatre semaines. Comme il n’a pas été bien accueilli dans la synagogue, Saint  Paul a continué à prêcher dans la maison de Jason, un Juif. Je cite de “Les actes des apôtres”, le chapitre 17: “(…) ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue. Paul y entra, selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il discuta avec eux, d’après les Écritures (…)  Quelques-uns d’entre eux furent persuadés, et se joignirent à Paul et à Silas (…)Mais les Juifs, jaloux prirent avec eux quelques méchants hommes de la populace (…) se portèrent à la maison de Jason, et ils cherchèrent Paul et Silas, pour les amener vers le peuple.”

– Qui a été Silas?

– Silas a été la forme araméenne du nom “Saul” comme, d’ailleurs, a été nommé aussi à la naissance  Saint Paul. Silas a fait partie des 70 disciples de Jésus-Christ. Je cite les “Les actes des apôtres”, chapitre 15: “Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc. Mais Paul jugea plus convenable de ne pas le prendre avec eux (…) Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s’embarqua pour l’île de Chypre. Paul fit choix de Silas, et (…) parcourut la Syrie”. Silas a été nommé par Saint Paul dans la haute position de l’évêque de Corinthe, où il est resté jusqu’à sa mort.

– Quelle est l’essence des épîtres de Saint Paul aux Thessaloniciens ?

– Ces lettres, en plus des problèmes généraux rencontrés dans d’autres lettres,  d’exhortation et de renforcement des gens dans leur foi, avertissent le Thessaloniciens que “le Jour du Seigneur (n.a. le Jour du Jugement Dernier)” n’est pas imminente et qu’elle va se produire après “l’apparition de l’homme du péché (n.a. l’antichrist)”. En conclusion, alors qu’il est “la percévérance  dans la vraie foi”, ne va pas apparaître la raison de “la crainte” et “les bien-aimés de Dieu” doivent “manger leur propre pain, en travaillant paisiblement”.

L’historien Piochlecescu, également présent dans la discussion:

– Thessalonique est la capitale de la province de Macédoine. Après l’an 315 av. J.-C., le roi de Macédoine, Cassandre, a occupé la Thessalie et a fondé cette ville, en donnant à  elle le nom de Thessalonique, du nom de sa femme – Thessaloniké. Son frère, Alexandre le Grand, également nommé Alexandre Makédon, a été mort sept ans auparavant, à Babylone, après avoir créé un empire étendu vers l’est, jusqu’en l’Inde, et a fondé 70 villes qui portent son nom, la plus connue en étant l’Alexandrie de l’Egypte. Le règne d’Alexandre a marqué le début de la période hellénistique, qui prendra fin en l’an 30 av. J.-C., lorsque les Romains ont conquis l’Egypte. Pendant ce temps, dans les grands centres comme Athènes, Alexandrie, Pergame et Rhodes a prospéré le soi-disant art hellénistique sur la base de l’art grec, influencé par l’art oriental. On a développé l’architecture grandiose comme le phare d’Alexandrie, on a apparus de nouveaux types de bâtiments publics: bibliothèques, musées. On a eu de préoccupations pour de nouveaux sujets: la femme nue, l’enfant ou les barbares dans sculptures comme “Vénus de Milo”, “L’enfant à l’oie” et, respectivement, “Le Gaulois mourant”.

– Dans quelle langue a parlé Alexander? a demandé l’étudiant.

– Le grec ancien. Le macédonien actuel est très similaire à la langue bulgare. Alors, le Macédonien Alexandre le Grand était Grec, tout comme ont été, par exemple, les  Achéens d’Agamemnon.

– À propos! Si la guerre d’Alexandre a eu un caractère d’envahissement, Homère nous a dit que la guerre de Troie a eu surtout un caractère de la défense de l’honneur de la famille d’Agamemnon a continué étudiant.

– L’observation est très pertinente, a noté le philologue Gramaiticu. La raison de la guerre de Troie était la soi-disant pomme de discorde.

– Je dis le mythe, a continué l’étudiant. Dans la grotte du Centaur Hiron des Montagnes Pélion, en Thessalie, a eu lieu le mariage de la déesse Thétis et Pélée, le roi de ce pays. Il y avait de nombreux résidants de l’Olympe, mais la déesse de la discorde, Eris, n’a pas reçu une invitation. De rage, elle a décidé de se venger. Elle est venue secrètement à l’entrée de la grotte et vers la foule a jeté une pomme – de la discorde – sur laquelle a été écrit: “À la plus belle”. Immédiatement, les déesses Héra, Athéna et Aphrodite ont réclamé la pomme. Comme aucune d’elles n’a pas cédé, elles ont demandé l’arbitrage de Paris, le prince de Troie. Mais Aphrodite, secrètement, a promis à Paris qu’elle va l’aider se marier avec la belle Hélène, l’épouse de Ménélas, frère d’Agamemnon – roi de Mycènes. Paris a donné la pomme à Aphrodite, qui a suscité la colère d’Héra et d’Athéna. En outre, comme elle avait promis, Aphrodite a insufflé à  Hélène un amour fou pour Paris, ainsi que les deux ont couru pour la Troy. Par conséquent, Agamemnon a décidé de venger son frère, en organisant une expédition guerrière vers l’autre rivage de la mer Egée, à Troie. Il s’ensuit que la pomme de discorde qui a provoqué la guerre de Troie a été une femme.

– Pouvez-vous donner d’exemples d’une pomme de la discorde dans notre groupe de touristes? a demandé le philologue Gramaiticu .

– Aussi une femme, la guide, parce qu’elle fait la répartition selon certains critères… des places dans l’autocar et des chambres dans l’hôtel.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

 

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (34)

Les reliques de Saint Nectaire d’Égine,

le guérisseur de cancer, et…

l‘amour d’intérêt de l’Argonaut Jason

 avec Médée et Glaucé

On peut connaître la Grèce le mieux surtout en visitant les îles, et l’Égine m’a donné l’occasion de voir la vie locale basée principalement sur ​​la culture des pistaches, sur la pêche et sur les services liés au tourisme, et également de se rendre au monastère Sainte-Trinité, où j’ai touché les reliques de Saint Nectaire, le guérisseur de cancer, et d’écouter le mythe érotique avec l’Argonaute Jason et le duo: Medea et Glauca (Créuse).

On est arrivé dans la rade du port de la localité d’Égine, de  l’île homonyme. Sur le quai nous a attendu un autocar pour nous emmener au monastère Sainte-Trinité, où a lieu l’un des plus importants pèlerinages orthodoxes. Le père Lepèlerin s’est hâté de montrer ses connaissances:

– Le Saint Nectaire est né le 1er octobre, 1846, à Silivri, en Thrace, avec Anastase comme nom de baptême. À l’age de 14 ans il est arrivé à  Istanbul, où il a été pris par l’école appartenant au Saint-Sépulcre, où il est devenu pédagogue et professeur. À l’âge de 20 ans, il a été employé comme enseignant dans l’Île de Chios. Le 7 novembre 1876, il a été tonsuré moine sous le nom de Lazare au monastère Néa Moni. Après trois ans il a été ordonné diacre et a reçu le nom de Nectaire. Avec le soutien d’un homme riche, il est venu dans l’an 1881 pour étudier à la Faculté de Théologie d’Athènes. Après avoir obtenu son diplôme dans l’an 1885, il a été nommé prédicateur principal au Patriarcat d’Alexandrie, en Egypte. Il est passé par tous les grades et le 18 janvier 1889 a été consacré évêque et nommé métropolite de la Pentapole. En raison de certains malentendus, en fait, de fausses accusations de certains moines,  l’an suivant il a été envoyé en Grèce où, dans l’an 1894, est arrivé directeur du Séminaire de Théologie Rizarios d’Athènes. Dans  l’an 1904, il a fonde, avec un groupe de moniales, le monastère Sainte Trinité, sur l’Île d’Égine. Il a démissionné en tant que directeur en 1908, pour se retirer au monastère fondé par lui. Il est décédé le 8 novembre 1920, à cause d’un un cancer de la prostate. Il est commémoré le 9 novembre.

– À l’intérieur du monastère Radu-Voda à Bucarest, en entrant sur la droite, dans un cercueil, j’ai vu de reliques de Saint Nectaire, a remarqué le philologue Gramaiticu.

– En effet, au monastère de Radu – Voda, dédié à la Sainte Trinité, ont  été exposées les reliques de Saint Nectaire, apportées de Grèce dans l’an 2001. Au même temps, le monastère a pris comme patron le Saint Nectaire. Construit par le prince Alexandru II Mircea dans l’an 1570, il a été jeté en l’air par les janissaires de Sinan Pacha dans l’an 1595. Il a été reconstruit par le prince Radu Mihnea entre les ans 1613 et 1614. Dans l’an 1948, il a été transformé en Ecole du Parti de Bucarest. Il a été réactivé dans l’an 1998 par le patriarche Teoctist, en étant servi, actuellement, par 15 moines.

…L’autocar s’est arrêté à l’extérieur de l’entrée du monastère. Un laïc local vendait de sacs en plastique contenant un quart de kilo de pistaches au prix de cinq euros. Plus cher que dans les supermarchés en Roumanie! Je n’ai pas acheté. On est entré dans le  monastère. Tous les bâtiments – l’église, les cellules des moniales, la maison des pèlerins – se montraient comme neuves, en étincelant de propreté. L’église – énorme, dans le style byzantin. A l’intérieur, à côté de l’autel, un petit reliquaire d’argent avec de  parcelles des reliques de Saint Nectaire. Longue queue. Beaucoup de foi, de prières, l’espoir dans la puissance thaumaturgique de Saint Nectaire. En haut, perchées sur un rocher, étaient les cellules des moniales, y compris la cellule de Saint  Nectaire. Jusqu’à là on a grimpé quelques marches bordées, principalement, de buissons de pistachiers. Au tombeau initial de Saint Nectaire une autre longue file d’attente. Dans les cellules, avec les portes grandes ouvertes, jeunes moniales offraient le service de confession en anglais. J’ai résisté à la tentation et je suis sorti du monastère. Le vendeur de pistache n’a pas quitté son poste.

…On est revenu dans le port. On est sorti sur les rues de la localité d’Égine. Des vendeurs ambulants offraient des pistaches. Il semble que dans l’Île d’Égine le produit agricole spécifique est la pistache. Alignées, pressées comme des sardines dans une boîte,  s’enfilaient des minuscules tavernes, construites en bois, qui proposaient des plats de poisson. J’ai lu dans un menu affiché à l’entrée: morue frit salé, rouget frit, sardines frites, calamars farcis, ragoût de poulpes, seiche avec épinards, pilaf aux crevettes, homard bouilli à la sauce citron, morue aux oignons, coquilles farcies, “suvlaki” d’espadon. Sur le bord du quai un pêcheur tentait sa chance avec une canne à pêche. De lui, j’ai appris que l’appât utilisé peut consister en: sardines entières, morceaux de pain ordinaire ou de calmars, vers marins.

…On est arrivés sur le bateau. Jusqu’à la levée de l’ancre, le professeur Piochlecescu a été persuadé par l’étudiant Blanchenuit de nous dire le mythe érotique de l’Argonaut Jason, parti à la recherche de la Toison d’Or:

– Avec quoi voulez-vous commencer?

– Qu’est-ce qu’a été la Toison d’Or ?

– La Toison d’Or a été d’un énorme bélier, parleur comme les hommes, qui pourrait voler, même s’il n’avait pas des ailes. Il était le fils de Poséidon. Le bélier  était à la cour du roi Athamas de la ville béotienne Orchomène. L’épouse du roi était Néphélé, la déesse des nuages. Le couple royal avait deux enfants: Hellé et Phrixos. Mais le roi a pris une autre femme, Ino, qui voulait tuer ces deux enfants. Alors, Néphélé a envoyé le bélier avec de la laine d’or, qui était très soumis, d’enlever les deux enfants de la main de leur belle-mère et de les amener dans la ville Ééa de Colchide, quelque part dans le territoire de la Géorgie d’aujourd’hui. Les enfants se sont accrochés de laine du bélier, qui a décollé. Hellé a fait l’erreur de regarder vers le bas,  elle a eu mal d’hauteur et est tombée dans la mer. Depuis là  vient le nom de Héllespont, qui signifie “la mer d’Hellé”, aussi connue comme le détroit des Dardanelles. Phrixos a échappé et, en arrivant dans la ville, il a sacrifié le bélier en l’honneur de Zeus et a donné la Toison d’Or au roi de  Colchide. Puis la Toison d’Or a été pendue à un arbre dans un verger sacré, dédié au dieu Arès.

– D’où vient le nom “Argonautes”?

– “Argonautes” est un mot dérivé du nom “Argo”, comme a été appelée le navire de Jason, peuplée de 50 courageux, qui sont partis de Thessalie pour amener la Toison d’Or. Parmi les Argonauts ont été Héraclès, Castor, Pollux et Thésée – le roi d’Athènes.

– Quand est-ce que Jason est tombé amoureux?

– La première fois, Jason est tombé en amour avec Médée, une sorcière caucasiènne, fille d’Aétès, le roi de Colchide. En echange de la promesse qu’elle sera prise comme épouse et va devenir reine à Ialcos, elle, par ses sortilèges, a aidé Jason de bien passer les épreuves faites par son père et de prendre la Toison d’Or. Dans son amour fou pour devenir une reine riche, Médée a été capable de tuer son  frère petit Absyrte, en le coupant en morceaux, qu’elle les a jeté un après l’autre, en derrière du navire “Argo” pour se débarrasser des poursuivants menés par le roi Aétès. En effet, sa stratégie macabre a fonctionné: son père a cessé la poursuite pour recueillir les morceaux du corps déchiqueté de son fils.

– Comment a été le deuxième amour de Jason?

– Jason et Médée sont partis pauvres d’Ialco, et sont arrivés à Corinthe, où reignait Créon, qui avait deux filles: Mégare – mariée à Héraclès, et Glaucé, appelée, aussi, Créuse. Là-bas, même s’il avait deux enfants avec Médée, Merméros et Phérès, Jason a declaré son amour à Glaucé, en pensant qu’ainsi il va hériter le trône du roi Créon. Après avoir pris connaissance de cet idylle, Médée a décidé de tuer son rivale: elle a donné à  Médée une belle robe, qui, cependant, a pris feu quand elle a été habillée. Après  ça,  Médée s’est vengée et contre Jason, en tuant Merméros et Phérès. La drame de Médée, depuis qu’elle a été trahie par Jason, a été décrite par Euripide dans “Médée”.

– Si toutes les femmes mariées et trahies en amour procedéraient comme Médée, les hommes ne divorceraient plus! a crié l’étudiant. Cependant, la mythologie grecque nous apprend que depuis les temps anciens, la vengeance des femmes peut être terrible. Monde miraculeux, histoire triste… Allons, mieux, de nous détendre, en vous racontant une blague ancienne dite par Aristote: “Comparativement à l’homme, la femme aime davantage ses enfants, parce qu’elle est sûre qu’ils sont à  elle”.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (33)

Le bateau vers l’Île d’Egine et…

la série risible-lamentable

avec Aphrodite et le trio:

Héphaïstos, Arès et Adonis


Le deplacement par bateau de passagers de Pirée à l’Île d’Egine m’a offert l’occasion de voir de près l’Île de Salamine, à côté de quelle a eu lieu la bataille navale remportée par les Grecs contre les Perses dans l’an 480 av. J.-C., et d’écouter le mythe érotique dans lequel Aphrodite a entretenu de relations plus ou moins conjugales avec le trio composé d’Héphaïstos, d’Arès et d’Adonis.

Partir en croisière d’Athènes signifie, réellement, l’embarquement sur un bateau dans le port du Pirée. L’autocar nous a pris de devant de l’hôtel dans la place Omonias et on est arrivé au bateau sans se rendre compte quand on est passé d’une ville à l’autre. La guide a prononcé quelques mots:

– Le Pirée a été le principal port d’Athènes depuis l’Antiquité, en étant fortifié entre 482 et 471 av. J.-C., quand Thémistocle était archonte. Au Pirée, il a organisé la construction d’une flotte qui a permis la victoire de Salamine contre les Perses en l’an 480. Actuellement, le port du Pirée, avec un trafic de 19 millions de passagers, est le plus important dans la Méditerranée et le troisième dans le monde. J’ai entendu une remarque de  l’historien Piochlecescu:

– Les Perses, bien qu’ils ont disposé d’une flotte de trois fois plus grande, ont perdu la bataille navale de près de l’Île Salamina en raison d’une tempête qui a fait couler la plus grande partie des navires. De rage, le roi Xerxès et ses hommes ont battu la mer avec de verges.

…Après même pas une demi-heure on est arrivé à côté de l’Île de Salamine avec de dimensions  tellement grandes, que j’avait l’impression que je regardait un rivage continental. Autour, la mer était calme, elle n’avait plus les cicatrices laissées par les verges utilisées par les Perses! Seulement par le clapotement de l’eau, coupée par  l’avancement de la navire la mer, la mer semblait murmurer au sujet de la bataille navale de Salamine, de Thémistocle, de l’antiquité.

…Dans le bar-salon  un groupe de touristes sirotaient les mots de la bouche de l’universitaire Piochlecescu:

– Aphrodite a été la déesse de la beauté et nombreux dieux et mortels ont été amoureux d’elle, dont le trio constitué d’Héphaïstos, Arès et Adonis forme un mythe érotique risible-lamentable.

– Les hommes doivent se méfier de femmes belles et souriantes, qui sont les plus dangereuses, a precisé avec beaucoup de piété dans la voix et en faisant le signe de la croix, le père Lepèlerin. Seulement dans le désert les ascètes pouvaient  être sûrs qu’ils ne seront pas vaincus. Homère nous a raconté dans son “Illiade” que les Grecs se sont battus dix ans pour une femmes. D’autre part, les femmes peuvent parfois donner plus que les hommes peuvent recevoir.

– Écoutons le mythe, a voulu l’étudiant Blanchenuit.

– Comme vous le savez, Héphaïstos a été le fils de Zeus avec Héra. Sa mère, de honte, quand a vu qu’il est né avec une jambe déformée, elle l’a jeté d’Olympe dans la mer. La Titanide Thetis l’a sauvé de la noyade et l’a élevé. Lorsqu’il est arrivé  à la maturité, il est devenu un forgeron qualifié. Afin de se venger sur sa mère, Héphaïstos a forgé un trône d’or et l’a envoyé comme cadeau. Quand Hera s’est assise sur le trône nouveau, elle ne pouvait plus se lever, en étant prise dans un piège. Zeus est intervenu pour la sauver, mais en échouant, il a appelé Héphaïstos pour ouvrir le piège. Alors le fils-forgeron a demandé, comme récompence, de lui permettre à prendre Aphrodite comme épouse. Zeus a accepté. Le mariage d’Héphaïstos et Aphrodite a été considéré par les Grecs comme un symbole de l’union entre la beauté et la difformité. Elle n’a pas été fidèle à  son mari et, parmi d’autres aventures, elle a commencé à avoir une relation avec Arès, un bel homme, dieu de la guerre. Héphaïstos a appris par Hélios de l’infidélité d’Aphrodite et a décidé de se venger. Il a conçu un piège de filet à mailles fines qui l’a mis sur le lit. Puis il a fait semblant de partir vers l’Île de Limnos. En apprenant du départ d’Héphaïstos, Arès est allé à Aphrodite et vite ils sont arrivés dans le lit. Mais ils ont été pris en piège tendu par Héphaïstos, qui a appelé les dieux. À la vue des deux amants fixés dans le lit, les dieux se sont amusés à merveille.

– Concernant cet épisode, est intervenu le philologue Gramaiticu, nous a dit Homère dans le  chant VIII dans son “Odyssée”, dont je cite seulement la fin: “La nuit où Arès se rendit dans le lit d’Aphrodite, Héphaïstos les prit dans son filet au moment crucial et les immobilisa. Il appela ensuite les dieux de l’Olympe ainsi que Zeus afin de leur présenter ses plaintes (…) Les dieux (…) furent enthousiasmés (…) L’événement trouva donc son issue dans les rires des dieux”.

– Aphrodite et Arès ont eu comme progéniture Éros, le dieu de l’amour, qui a été dépeint comme un bel enfant, parfois ailées, avec carquois et l’arc, a complété l’étudiant.

– Aphrodite a été en amour avec un autre bel homme, Adonis – fils de Cyniras et Myrrha.

– Qui ont été les deux?

– Mirrha a séduit son propre père, Cyniras qui, à son tour, a été le fils de Pygmalion et Galatée.

– Qui ont-ils été?

– Pygmalion a été un sculpteur qui est tombé en amour avec Galatée, la statue en marbre façonée par lui-même, statue fait vivante par Aphrodite, à la demande de Pygmalion.

– Infatigable a été l’imagination des anciens Grecs!

– Aphrodite a voulu embrasser son enfant adoré, Eros. Par hasard, elle a atteint une flèche du carquois du garçon assez pour tomber en amour avec un autre homme, Adonis, qui était un chasseur. Pour être ensemble avec l’homme qu’elle aimait, Aphrodite a quitté Olympe et a commencé à errer dans de plaines, de collines et de forêts. Arès, jaloux, en apprenant qu’il est trahi par sa maîtresse, il a décidé de liquider son rival. Pour atteindre cet objectif, le dieu de la guerre s’est metamorphosé en un sanglier de taille énorme, qui a réussi à introduire ses dents dans la poitrine d’Adonis et le tuer. Je m’arrête ici avec le mythe parce qu’on entre dans le port.

– Aphrodite et Adonis ont eu d’enfants? a demandé de plus l’étudiant.

– Il semble que les deux ont eu Priap, le dieu de la fertilité et de la fécondité du jardin, qui a été généralement représenté dans l’esprit des Grecs anciens comme difforme, avec un énorme pénis toujours en érection. Il existe des variantes dans lesquelles Priap aurait être l’enfant d’Aphrodite avec un père inconnu, Zeus, Hermès ou Dionysos.

– Oh! De Priap dérivent les mots priapique et priapisme, a constaté l’étudiant. Est-ce que le roi Carol II a souffert de priapisme?

La dernière question de l’étudiant est restée rhétorique, parce que tout le monde est allé, pressé, à l’escalier de l’embarcadère.

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)

La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (32)

“La mythologiade” d’Acropole d’Athènes

 

En entrant dans l’agglomération du marbre blessé par les hommes et le temps de l’Acropole d’Athènes, les touristes, dans la plus grande partie, doivent soudainement – que c’est comme ça qu’on fait une bonne impression devant les autres d’autour, ou même simplement ils sentent à se comporter comme ça – graves, penseurs, avec un air philosophique (à qui les Grecs leur donnent parfois de croc-en-jambes pour ne pas être avec la tête dans les nuages​​), avec un enthousiasme retenu,  prédéterminé, feuilleteurs de livres de mythologie olympienne, en donnant l’impression qu’il y a un véritable mouvement culturel de masse – une “mythologiade”.

Pour moi, qui j’avais consommé beaucoup de ma capacité d’émotion esthétique dans l’an 1990, quand j’ai vu dans une salle du British Museum une longue rangée de métopes du Parthénon (apportées par Lord Thomas Bruce Elgin), la montée avec de halètements ischmiques et avec de nombreuses pauses sur les marches de l’esplanade du sommet du rocher d’Acropole m’ont fait me rappeler d’un fait beaucoup plus prosaïque: depuis que je me suis approché d’une métope pur la dernière fois sont passé deux décennies et que  je suis arrivé au seuil de la retraite.

J’ai reussi, comme même, de rassembler mes forces pour monter à travers la foule dense des touristes, les marches de l’entrée de l’escalier monumental appelé de manière générique, “propylées” (se traduit “de devant la porte”), qui est resté presque intact. Les dernières marches sont encadrées par un grand portique de style dorique. Sur le côté droit, près du bord du rocher, j’ai laissé les ruines du temple d’Athéna Niké (“Niki” signifie “victoire”), un édifice de qui sont resté les colonnes de style ionique et une partie des frises, avec de dimensions relativement petites, mais néanmoins visible du quartier de Plaka.

…On est arrivé en face du Parthénon. Par rapport au niveau de la mer, on était avec 156 mètres plus près du soleil, qui semblait de plus en plus brillant et brûlant; à Athènes, toute différence d’altitude, même petite, a une influence sur l’intensité du rayonnement lumineux. La guide, marquée par le torrent de feu, a fait quelques remarques:

– Nous avons la chance que nous ne sommes pas arrivé pendant l’été, lorsque la température dépasse 40 degrés Celsius, et il n’est pas, comme vous le voyez, un endroit pour s’asseoir à l’ombre. Parthénon offrait un abri nécessaire. Il a été élevé au sommet du rocher, sur le lieu d’un ancien temple de tuf volcanique, en étant dédié à Athéna Parthénos. Le marbre a été apporté du mont Pentélique. L’initiative a appartenu à Périclès, qui a nommé comme contremaître Phidias – son ami, et comme architectes Calicrates et Ictonos. Les travaux ont commencé dans l’an 447 av. J.-C. et ont pris fin après neuf ans. Parthénon a une longueur de 72,5 mètres, une largeur de 34 mètres et une hauteur jusqu’au plafond de 10,43 mètres. La fondation est disposée en trois gradins. Le toit est soutenu par 46 colonnes avec 20 rainures chacune. Dans les côtés grands se trouvent 15 colonnes, et dans les petits – seulement huit. La façade principale est sur ​​le côté court, orienté vers l’est, avec un fronton sculpté au-dessous de quel sont de 14 métopes, l’autre façade n’a que de métopes dans le même numéro. Les côtés grands sont décorés avec 32 métopes, entre de triglyphes. Au total, il y avait 92 métopes. A l’intérieur, au-dessous du plafond sont de frises, c’est-à-dire de bandes horizontales, continues, décorées avec de bas-reliefs.

– Dites-nous quelques mots sur Lord Elgin, j’ai solicité, avec une certaine fierté dans ma voix, car je montrais que je savais quelque chose à propos du sort de marbre de l’Acropole à Athènes.

– Je vous dis tout de suite, monsieur, mais vous devez savoire que vous êtes endetté envers moi! Je plaisante, ne vous inquiétez pas! Je n’ai pas demandé, ni je ne vais pas  demander de l’argent aux touristes. Mais s’ils veulent exprimer leur gratitude envers moi pour mes services,  alors je ne peux pas refuser. Ainsi, Lord Elgin était un diplomate anglais, ambassadeur à Istanbul entre 1801 et 1803, et collectionneur d’œuvres d’art. Entre 1803 et 1812, Lord Elgin a transporté à Londres près de la moitié des statues intactes restantes sur l’Acropole. De Parthénon ont été apportées, entre autres, 15 sur un total de 92 métopes, les frises intérieures  à une longueur de 75 mètres de ces 160 mètres. D’Érechthéion a été transportée  une Cariatide.

– Érechthéion, Cariatide, qu’est-ce que cela signifie?

– Ooo… et vous restez endetté envers moi, monsieur Blanchenuit! Je sais que les étudiants ont un budget plus limité, mais souvent, les étudiants disposent de ressources financières plus importantes que les professeurs. Érechthéion est le temple de style ionique dédié à la déesse Athéna et à Poséidon, qui est visible sur la gauche, quand on regarde vers le Parthénon. Il a été construit entre les années 421 et 406 av. J.-C. sur les ruines d’un édifice dédié à l’ancêtre mythique des Ioniens, Érechthée, d’où le nom. Dans un coin, le temple a une soi – disant “lodge des Cariatides”. Les Cariatides sont des statues de femmes debout, destinées à agir comme une colonne. On les voit bien d’ici. Lord Elgin a posé à  la place de la Cariatide apportée  à Londres une colonne de pierre, qui plus tard a été remplacé par une copie. Du temple d’Athéna Nike ont été détachées quatre planches de frise. En l’an 1812, toutes ces œuvres d’art ont été achetées par le Parlement britannique, pour être exposée au British Museum, avec la somme de 35.000 livres sterling, bien que Lord Elgin a revendiqué un prix double.

– Pour être juste, est intervenu le professeur Piochlecescu, il faut dire qu’en France, au musée du Louvre, il y a quelques vestiges de l’Acropole d’Athènes.

…Je me suis retiré à l’ombre des colonnes du Parthénon et j’ai feuilleté “Aventures solitaire”: “De loin (…) on ne peux pas croire que le Parthénon est construit, comme disent les experts, de faux lignes droites et de faux plans horizontaux. On fait un pas, deux, trois, on s’rapproche et on se rend compte, cependant, que la réalité est juste  ça (…) Aucune colonne n’est pas exactement parallèle à l’autre, aucune n’est mathématiquement perpendiculaire (…) La perfection provient de l’imperfection, avec l’aide d’elle et à cause d’elle”. J’ai regardé de plus près et j’ai donné raison à Octavian Paler.

À la proximité, d’un groupe de touristes, est parvenue la voix du père Lepèlerin:

– Parthénon n’a plus une signification religieuse, il en restant seulement une œuvre d’art, un témoignage sculpté de la mythologie grecque. Sur les frises et métopes ont été identifiés de nombreux dieux: Aphrodite, Apollon, Arès, Athéna, Dionysos, Héphaïstos, Héraclès , Hermès, Zeus.

– J’ai le sentiment que les dieux sont encore en vie, que de derrière d’une colonne vont apparaître Athèna ou même Zeus, est entré en discussion l’étudiant. À propos, monsieur le professeur Gramaiticu, est-ce que vous pouvez nous introduire, en bref, dans la mythologie grecque?

– La mythologie grecque est une serie infinie d’histoires de différents types, classées principalement, dans de mythes, de légendes et de contes de fées, en étant une représentation du monde vue par les anciens Grecs, au moins jusqu’à Pythagore.

– Quelle est la différence entre le mythe, la légende et la conte de fées?

– Le mythe est une histoire sur les dieux et de leurs relations avec les humains. “Mitos” en grec, signifie “conte”.  La legende, appelée saga par les Anglo-Saxonnes, décrie un événement historique avec de nombreux éléments de fiction et surnaturels. La conte est une narration  imaginaire avec un fort contenu magique et moralisateur. Souvent, ces critères de classification ne sont pas opperables, et la ligne de démarcation entre les espèces littéraires mentionées antérieurement s’estompe.

– En quelques mots, vous m’avez  édifié très clairement sur la définition de la mythologie grecque. Quelles sont les sources de documentation de cette mythologie?

– Il y a d’abord les sources littéraires, les œuvres d’Homère, Hésiode et Pindare. Ensuite, les sources philosophiques, en provenant principalement de Platon. Évidemment, il y a ausi les œuvres historiques d’Hérodote, de Xénophon, de Pausanias et de Thucydide.

– Peux-je vous raconter une petite blague qui a surgit maintenant à mon esprit? a demandé l’étudiant.

– C’est notre plaisir de vous écouter, a répondu le philologue .

– S’il y a un seul Grec, alors il suffit pour “Odyssée” et s’il y a deux Grecs, ils sont assez pour “Illiade”!

– Professeur Gramaiticu, dis-je, comment est-ce que vous définiriez la “mythologiade”, un terme qui a surgit maintenant à mon esprit?

– Pour paraphraser le disciple Blanchenuit, ma réponse est que si en Grèce est venu seulement un touriste, il est, certainement, un mythologophile et si sont arrivés seulement deux, ils sont assez pour une “mythologiade”…

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)