La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (11)

De l’atelier dicônes de  Zindros
à la source guérisseuse de la Vallée de Tempé
et
les quatre Saintes Parascèves (Vendredis)

 

     En visitand, à Zindros, un atelier – boutique avec la vente d’icônes de style byzantin et, à la Vallée de Tempé, l’église Sainte-Parascève, j’ai appris qu’il ya plusieures Saintes Parascève (Vendredis).

     À Zindros, non loin des Saints Météores, sur la route qui mène vers Thessalonique sont stratégiquement placés, un après l’autre, à une distance de quelques kilomètres, deux magasins d’icônes byzantines, dans lesquels on peut voir de grands peintres en icônes au travail. On est arrivé au premier d’eux. Quand je suis entré, j’ai reçu une carte avec le numéro attribué à notre groupe de touristes. A l’intérieur, une foule comme dans les “épiceries” du communismes, quand les gens se pressaient parce qu’ils ont entendu qu’on est entrée quelque chose comme aliment! Les icônes étaient en bois de cyprès, avec de l’argent ou de  feuille d’or, de petites dimensions, de médaillons, ou plus grandes, même de la stature d’un homme, certaines étaient préparées avec de la “patine du temps”, à lesquelles les prix, en euro, étaient partis de l’ordre des unités pour attendre celui des milliers. Les yeux voient, le cœur demande, les poches – la parole de Ion Luca Caragiale – “d’après le budget”. La guide du magasin parlait parfaitement en roumain, probablement, une émigrée,  jetait démonstrativement en air des morceaux de feuille d’or, qui flottaient comme l’aigrette de pissenlit, si minces ils étaient (trois micromètres). Parmi les matériaux utilisés ont été de mélanges antiques, byzantine, avec du vinaigre, d’œufs, de la colle d’os, du miel etc. Ma femme a acheté une icône pour la mettre, à la vue, dans le hall de l’appartement. À la caisse, la guide Bakchiana Dollaroïu était assise à côté de cassière et nous a demandé la carte avec numéro de groupe. J’ai payé le prix écrit sur l’étiquette. Plus tard, j’ai appris qu’aux groupes on fait 15 pour cent de réduction. Le métier de guide a ses secrets professionnels…

     …Il est passé plus d’une heure et on est entré dans un passage à travers deux versants de la montagneux touts proches. La guide, en bon humeur après avoir encaissé la réduction de 15 pour cent, a parlé brièvement: “Nous approchons de l’église Sainte-Parascève et de la source de même nom, avec de l’eau guérisseuse pour œil sur la Vallée de Tempé”. Le père Hristian Lepèlerin, en me voyant mécontent de la brièveté de notes du cahier, m’a murmuré:

     – Écrivez, s’il vous plaît. Il y avait quatre Saintes Parascèves. En Grèce, la favorie est la Sainte Parascève de Rome, et en Roumanie – la Sainte Parascève la Nouvelle, de l’Épivate.

    – Pour lever les ambiguïtés, s’il vous plaît écrivez-moi sur ce cahier, qui sont les quatre Saintes Parascèves.

       Après un moment, j’ai reçu le cahier et j’ai lu: “1) La Sainte Martyre Parascève de Sychar (Ier siècle). Elle a  été la sœur de la Martyre Martha, l’égalée des Apôtres, la Sainte Photine (la Lumineuse), à qui Jésus a demandé de l’eau (Jean 4: 4 – 30). La Sainte Photine a été baptisée avec ses sœurs Phota, Photide, Parascève et Cyriaquie, et ses deux fils José et Photinos, l’ancien Victor. Le 26 février 66, la Sainte Parascève de Sychar a été assassinée à Rome par l’empereur Néron. Elle est célébrée chaque année, le 26 février; 2) La Vierge Martyre, la Sainte Parascève de Rome (IIème siècle). Le 26 juillet 180, elle a été assassinée à Rome par l’empereur Marc-Aurèle. Elle est célébrée chaque année le 26 juillet; 3) La Sainte Parascève d’Iconium (IIIème siècle). Dans cette ville a prêché  le Saint Paul (Actes 14: 1-6). Elle est célébrée chaque année le 28 octobre; 4) La Sainte Parascève la Nouvelle d’Epivate (XIème siècle). Elle est célébrée chaque année le 28 octobre et mentionnée dans “Cazania – livre roumain d’instruction”, écrit en 1643 par le Métropolite Varlaam. Les reliques de la Sainte Parascève sont à la Cathédrale métropolitaine de Iasi.”

     – Dites-moi s’il vous plaît, père, quelques détails biographiques sur la Vierge Martyre, la Sainte Parascève de Rome.

    – La Vierge Martyre, la Sainte Parascève est née près de Rome lors l’empereur païen Hadrien,  fils adoptif de Trajan, dans l’année 130. Ses parents Agathon et Politia étaient relativement riches. Ils n’avaient pas d’enfants, mais ils priaient à Jésus pour les aider à un moment où les chrétiens  étaient condamnés à mort dans l’Empire Romain. Leur vœu a été exhaucé quand, un vendredi, était née une fille, qu’ils l’ont baptisé Parascève, qui en grec signifie “Vendredi”. Par le fait d’être témoins de ce miracle, Agathon et Politia sont devenus croyants en Dieu et la petite Parascève a reçu une éducation chrétienne. En sentant l’appel à la vie monastique, elle a refusé toutes les demandes d’être prises en mariage. En restant orpheline à 20 ans,  Parascève a distribué tout l’héritage aux pauvres de Rome. Puis, elle est entrée dans un couvent, où elle a été tonsurée comme moniale, dans la période quand comme l’empereur était Antonin le Pieux, le fils adoptif d’Hadrien. Elle a quitté Rome vers l’est de l’Empire Romain, où elle a prêché la foi en Jésus. Prise par les soldats romains, elle a été emmenée à Rome pour y être jugée. Bien qu’elle ait été torturée quotidiennement pour renoncer à sa foi, toutes les traces des coups reçues disparaissaient la nuit. Ensuite, elle a été placée dans une chaudière à l’eau bouillante, mais sans effet. Les soldats qui dirigent cette torture, en voyant ces miracles, ont commencé à se convertir au christianisme. La renommée de Parascève a grandi dans tout l’empire. L’empereur Antonin le Pieux est venu lui-même au lieu de détention et a ordonné que Parascève soit introduite dans une chaudière au goudron fondu. Et cette fois, l’effet de la torture a été nul. La jeune fille, cependant, a réagi en jetant avec du goudron sur le visage de l’empereur. Il a commencé hurler de douleur et, en se rendent comte qu’il est devenu aveugle, il a demandé à  la torturée de le guérir. Parascève y a consenti en échange de la conversion de lui au christianisme. L’empereur a déclaré la foi en Jésus, et il a regagné la vue. Depuis la réalisation de ce miracle, Antonius Pius a ordonné d’arrêter la persécution des chrétiens. Mais en l’an 161, l’empereur Marc-Aurèle a repris la persécution des chrétiens. Ainsi, le 26 juillet 180, la Sainte Parascève a été condamnée à mort par décapitation. Depuis lors, cette journée est célébrée par tous les chrétiens.

    – Prêtre Lepèlerin, est intervenu l’étudiant, présentez, s’il vous plaît, quelques éléments de la biographie de la Sainte Parascève la Nouvelle.

   – La Sainte Parascève est née au début du XIème siècle à l’Épivate, près de Constantinople. À 15 ans, elle est partie pour le monastère à Héraclée du Pont, où elle a travaillé cinq ans. Ensuite, elle est partie à la Terre Sainte, a visité Jérusalem et s’est établie dans un monastère dans la Vallée du Jourdain. Après autres cinq ans, elle est revenue à l’Épivate, où elle a servi à l’église  Saints-Pierre-et-Paul. À l’âge de 27 ans, elle est décedée après avoir vécu comme un ascète. Elle a été enterrée dans un endroit près de la mer de Marmara. Après quelques années, par hasard, sa tombe a été creusée pour un marin dont le corps a été trouvé échoué sur le rivage. Dans un premier temps, les fossoyeurs ont senti une forte odeur. Ensuite, ils ont trouvé le corps intact. Immédiatement les reliques de Parascève ont été transportés à l’eglise Saints-Pierre-et-Paul de l’Épivate. En 1223, son corps a été transféré à la Cathédrale de l’Assomption de Tarnovo, capitale de l’Empire Vlaho-Bulgare, dirigé par le tsar Ivan Assen II. Le 14 octobre a été instituée le jour pour célebrer la Sainte Parascève. Cette décision a été prise pour renforcer la position de l’Archidiocèse de Tarnovo et de la convertir en patriarcat, fait qui a eu lieu en 1235. En raison de plusieures circonstances historiques, les reliques ont été transférées en 1392 à Curtea de Arges, où reignait Mircea le Vieux, en 1395 à Belgrade et en 1521 à Istanbul, au Palais du Sultan. Pendant ce temps, le Patriarcat Œcuménique à Istanbul a acheté avec 120.000 ducats les reliques de la Sainte Parascève. En 1643, Vasile Lupu a payé les dettes que le Patriarcat Œcuménique avait à la Sublime Porte, en recevant en retour les reliques de la Sainte Parascève. Le 13 juin 1641, elles ont été déposées dans l’Èglise des Trois Hiérarques à Iasi, et, dans le jour de 28 février 1888, elles ont été mutées à côté,  à la Cathédrale Métropolitaine.

    …On est arrivé dans le parking de l’église Sainte-Parascève. On est descendu plusieurs marches, puis on est passé  sur un pont suspendu  au-dessus de la tumulteuse rivière Pénée. Une fraîcheur bienvenue, de montagne… Sur le côté opposé, au-delà de la route goudronnée, on a vu un massif versant d’une montagne, où il a été creusée une église, de petites dimensions, comme d’une  chapelle. A quelques dizaines de mètres plus loin, sur la route qui longe la rivière se trouve la source Sainte-Parascève, dont l’eau est guérissante pour  l’œil. Tous les touristes du groupe voulaient remplir une bouteille avec le miraculeux liquide. On est entré dans un tunnel creusé dans la roche, comme de mine, de plus en plus étroit et plus court au fur et à la mesure qu’on y est avancé. La descente était raide et le pavage humide et glissant, donc il y avait pas peu de gens qui sont tombés. En venant d’une forte lumière de dehors, l’intérieur me semblait sombre. Après avoir parcouru environ 30 mètres pour aproximativement une demi-heure, on est arrivé à la source. À la lumière des lanternes, la première préoccupation de chaque touriste était d’arroser les yeux, puis de remplir sa bouteille. En se tournant vers dehors, on voyait la lumière du bout du tunnel et avait le sentiment que la vue est meilleure. À  la sorti au fort soleil méditerranéen, ce sentiment était évidente.

   Dans l’attente d’autres touristes du groupe, qui n’étaient pas encore montés dans l’autocar,  une dame a exprimé son mécontentement concernant le pèlerinage à la source Sainte-Parascève:

    – Regardez, j’ai d’écorchures sur mes jambes, et pour moi la vue ne s’est pas améliorée.

   – Peut-être que vous avez eu les écorchures  avant d’aller à la source, mais c’est seulement maintenant que vous les ayez observé, un signe que quelque chose s’a changé au mieux pour vos vues… – a constaté l’étudiant Sophistoc Blanchenuit…

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)