La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (15)

La patronne de la capitale grecque – Athéna,

la fille de la pauvre Metis, ou…

la naissance à la hache du crâne de Zeus

 

    La mythologie grecque est – pour qui voit la moitié vide du verre – parsemé de scènes de cannibalisme, des crimes odieux et le mythe de la naissance de la déesse Athéna représente un exemple classique à cet égard.

    Sur son chemin vers l’île de Crète, l’avion est passé du Mont Olympe et devait survoler les banlieues de la capitale grecque. J’ai reouvert le livre d’Octave Paler – “dévorateur des légendes d’Olympe”, comme lui-même s’est declaré: “De mon point de vue, il est important de noter que les histoires qui auréolent l’Olympe ressemblent aux vêtements coûteux avec lesquels les nains de Velasquez couvraient leurs infirmités. Ceci m’explique parfaitement pourquoi, comme le dit Nietzsche, tout le concept des Grecs de la beauté est sorti de la douleur.” Je me suis exclamé heureux à moi-même parce que moi aussi j’étais arrivé à une conclusion similaire: l’amour des dieux grecs a été, généralemen, précédé ou succedé par divers avatars douloureux.

     …Près d’Athènes j’ai distinguè une tache intensèment blanche et je pensais que ce serait blessure faite au montagne Pentélique pour extraire d’énormes quantités de marbre – le plus ancien vestige de la destruction systématique d’un écosystème par l’homme!

   …Avec la voix modérée, pour se faire entendre seulement par son groupe de connus,  l’historien Piochlecescu a commencé une incursion dans l’histoire d’Athènes:

    – La capitale actuelle de la Grèce est devenue une grande puissance dans le VIème siècle avant Jésus-Christ. Dans le temps de Périclès, elle était un grand centre d’art, de la culture en général, et aussi de l’industrie et du commerce. Dans la période hellénistique la puissance d’Athènes a été dépassée par celle des grandes monarchies fondées par les successeurs d’Alexandre le Grand. En 529, l’empereur byzantin Justinien a publié un décret interdisant l’étude de la philosophie à Athènes, en donnant ainsi un coup de grêce à l’ancienne localité. Elle est restée une ville de province, même après l’indépendance en 1829, lorsque la capitale a été Nauplin. Seulement en 1834, à l’mproviste, Athènes est devenue la capitale de la Grèce moderne. D’autre part, il y a un mythe tout à fait spéciale de la naissance d’Athéna, déesse d’Athènes…

    – Si le professeur Piochlecescu me permet, je vais le dire moi-même. Je serai bref, car je vois que se prépare une collation, s’est offert de valoriser ses connaissances le philologue du groupe. La déesse Métis, la fille des Titans Océan et Thétys, a été, n’est-ce pas, la cousine de Zeus. En échange de la promesse qu’elle sera prise comme sa femme, elle a aidé Zeus dans la bataille contre son père, le Titan Cronos, qui a avalé toute sa progéniture qu’il avait eu avec la Titanide Rhéa: Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon, sauf le cadet Zeus. La potion “justicière” qui devait tuer Cronos a été donnée discretement par  Zeus à sa mère – Rhéa, qui l’a coulé dans le nectar, qui a  été  bu par Cronos. Immédiatement, comme par magie, par la bouche du Titane sont sortis les cinq enfants, sains et saufs, en accordance avec leur âge. Cronos, effrayé, s’est retiré dans les montagnes. Eh bien, que pensez-vous qu’il est arrivé ensuite à la déesse Métis?

    – Elle est devenue l’épouse de Zeus, a répondu promptement Sophistoc.

   – Ouais, a confirmé l’enseignant, en traînant les paroles pour préparer mieux la surprise. Puis elle est tombée enceinte. Mais Zeus a été averti par Ouranos et Gaïa qu’il va avoir premièrement une fille et puis un garçon, un garçon qui prendra sa place, tout comme Zeus a pris la place de Cronos. Ensuite, afin d’éviter tout danger prévisible, Zeus a avalé Métis, tout simplement, y compris le fœtus.

     – Oh, je me sens mal à l’estomac! a crié une nature plus sensible…

   – Alors, comme ça sont les mythes grecs: le plaisir est accompagnée de douleur! C’était mon tour de s’écrier, content d’avoir eu l’occasion de dire mon opinion sur la mythologie grecque. Excusez-moi, monsieur le professeur, que je vous ai interrompu.

     – Le jour quand à Métis devrait venir le terme d’accoucher, Zeus a saisi de terribles maux de tête. Puis il a appelé le dieu Héphaïstos.

     – Héphaïstos n’est pas le fils des frères Zeus et Héra? est sorti l’étudiant de son silence.

   – Oui, mais c’est une autre histoire. Pour continuer le mythe. Alors, Zeus a appelé Héphaïstos, en lui ordonnant de lui fendre son crâne avec une hache de cuivre bien aiguisée pour voir le motif de la douleur. Son fils lui a écouté l’ordre – avec Zeus ne se plaisante pas! – et du crâne est sortie une jeune fille aux yeux bleus – verts, armée d’une lance. Zeus l’a appelé Athéna. La voyant si belle, Héphaïstos   a demandé à elle de l’épouser. Mais la déesse a refusé, en jurant de rester célibataire pour toujours. Alors, Zeus a ajouté le nom Pallas, c’est-à-dire une jeune fille propre. En grec, “pallikar” a le sens de “jeune garçon” et “pallikaros” signifie “courageux”. En outre, “pallaki” se traduit “maîtresse”. Un autre nom attribué à Athéna a été Partenos, c’est-à-dire  vierge. Dans les anciens œuvres d’art grecs, Athéna a été représentée par deux symboles: le serpent – la prudence, et le hibou – la sagesse. Les Romains disaient de Minerve – comme on appelaient Athéna chez eux – “Minerva fuite Dea literarum, scientiarum et artium omnium”, c’est-à-dire: “Minerva est la déesse de la littérature, des sciences et de tous les arts”. Le poète romain Horace a écrit en “Ars poetica”: “Tu nihil invita dices faciesve  Minerva”, c’est-à-dire, “Tu ne pouras dire rien si vous prenez en compte la Minerve”. D’Athéna nous avons les athénées, comme des lieux d’art et de science.

     …Les hôtesses de l’air ont commencé à s’agiter  et j’ai pensé, à regret, que le mythe cannibalique de Zeus et de Métis a gâché mon appétit pour la collation qui sera servie dans la course “charter”. Mais c’était… un simple verre de “portokalada” (n.a. jus d’orange), que j’ai essayé, comme mâme, de la boire.

Doru Ciucescu

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)