La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (2)

Loracle de Delphes – “le nombril de la Terre”


     Delphes est située à la jonction de trois routes d’acces: de le direction de Gravia,  Arahova et Polidrosos, en étant le carrefour le plus important du mont Parnasse. Mais non par cette raison les  Grecs considéraient Delphes comme “le nombril de la Terre”. À l’appui de cette croyance millénaire est une légende intéressante qui dit que Zeus voulait savoir où est le centre du monde. Pour cela, il a laissé voler deux colombes, chacun en étant à une extrémité de l’univers, et le résultat a été que les deux oiseaux se sont réunis juste au-dessus du village Delphes. Mais ce qui fait le Delphes reconnue comme ” le nombril de la Terre” est due à l’oracle d’Apollon, qui a été consulté par les résidents dans une zone d’un rayon de mille kilomètres de la soi – disant Grande Grèce, en comprenant l’ouest de l’Asie Mineure, le nord de la Libye, le sud de l’Italie et le cours inférieur du Danube.

     L’autocar “haletait” sur les routes escarpées du mont Parnasse. Le guide est entré en jeu, mais pas avant de nous agacer avec d’allusions “sonnantes”:

     – Je vais me réfèrer à l’oracle de Delphes, en vous disant davantage qu’à d’autres groupes de touristes. Les oracles les plus importants de la Grèce étaient à Danone – de Zeus, et à Delphes – d’Apollo. À Danone, les réponses de Zeus  ont été interpretées d’après le frémissement de feuilles  de chêne sacré ou le racoulement  de pigeons assis sur cet arbre sacré. À Delphes est la source Castalia où Pythie se purifiait. Les prédictions ont été produites dans une chambre souterraine – “adyton” – du Temple d’Apollon, où Pythie, la prêtresse de l’autel, assise sur un trépied en bronze placé à côté d’une crevasse dans le sol, mâchait de feuilles de laurier et inhalait les vapeurs émanées de cette fissure jusqu’elle tombait en extase. Le trépied a été considéré comme sacré, même appartenant à Apollo. Les réponses de dieu venaient à travers des paroles dites par Pythie, des prédictions qui ont été, généralement, en formes confuses, énigmatiques, sibyllines, et pour leur interprétation on a fait recours – contre une taxe  appelée “pelanos” – aux prêtres ou aux prophètes. Souvent, ces intermédiaires ont fait publiques les prédictions de Pytie dans l’amphithéâtre situé légèrement au-dessus du Temple d’Apollon. Là-bas, par exemple, on a prédit que le roi Laïos serait tué par son fils Œdipe. Abandonné par son père dans des montagnes, Œdipe n’a pas connu ses parents. Comme vous le savez, en étant arrivé à la maturité, il a tué son père pour épouser sa mère Jocaste. Quand il a appris la vérité, Œdipe a fait sortir ses yeux.

     – Un exemple classique de prédiction ambiguë se réfère à la demande de Crésus, roi de Lydie, qui voulait savoir s’il sera le vainqueur dans une guerre possible avec le royaume de Perse, duquel il était séparé par la rivière l’Halis, a précisé l’historien Piochlecescu. Pythie a dit: “Si Crésus traverse l’Halys, un grand royaume sera détruit.” Crésus a pensé que c’était un message encourageant, mais a été défait dans la guerre. Alors il a compri que, en fait, l’oracle a dit que en traversant la rivière l’Halis, Crésus perdra son propre royaume.

    – Octavian Paler a remarqué dans “Aventures solitaires” que “les prêtres d’Apollon, dieu de la lumière et, par consequence, de la clarté, ont eu, peut-être, une contribution mageure  pour le perfectionnement de l’art de l’ambiguïté”, a précisé le philologue Gramaiticu.

     …On est arrivé dans un parking situé en face du Musée archéologique de Delphes. Au sud – ouest, par une large ouverture entre deux crêtes du mont Parnasse, on pouvait entrevoir un enfoncement de la baie de Corinthe, qui semblait très proche. Au nord, sur le versant d’une autre crête de montagne, se grimpaient les uns sur les autres le Musée de l’archéologie, et puis une grande partie des vestiges qui bordent la Voie Sacrée du Sanctuaire d’Apollon. Au sud-est, on voyait comme dans la paume le Sanctuaire d’Athèna Pronaïa et le soi – disant Gymnasium.

     …Le premier objectif a été le Musée archéologique de Delphes, une construction  moderne en béton et en verre, en contraste frappant avec les vestiges archéologiques millénaires d’autour. Agréable surprise! L’entrée au musée était gratuite à la veille et dans les jours des fêtes de Pâques. En raison de très court temps réservé pour la visite, on a parcouru rapidement le trajet en sens unique des quatorze chambres. Un arrêt dans la salle XI, où il est exposé “Omphalos” (n.a. “le nombril du monde”), exécuté en marbre à une forme demi-ovoïdale et recouvert d’un bas-relief appelé “agrenon”, qui représente un filet  en laine tissée. La forme de cette sculpture antique donne l’impression d’un chapeau en taille just approprié pour un Titane mythologique, l’artiste grec en voulant, en fait, représenter le tumulus sous lequel ont été enterrés les ossements du dragon Python.

     La salle XIII accueille “Auriga” de Delphes, une statue de bronze représentant un aurige de “quadrigæ” (n.a. char de course à deux roues, attelé par quatre chevaux). Sur le piédestal de la statue est inscrit son histoire. Polizalos, l’un des fils de Deinomides, tyran de Syracuse, a envoyé un tel char à Delphes en 478 (ou 474) av. J.-C., char qui est sorti victorieux. Pour perpétuer cette victoire, Deinomides a donné au Temple d’Apollon ce groupe statuaire, duquel sont restés, à la suite du tremblement de terre en l’an 373 avant J.-C, que l’aurige, un morceau de bride, certaines parties du char et trois pieds de cheval. Il est considéré comme le chef-d’œuvre de l’art grec de la période de la fin de l’époque hellénistique et du début de la domination romaine. Le sculpteur a habilement réussi à repésenter un vainqueur des Jeux Pythiens, qui est conscient que, par sa victoire, il est devenu immortel. L’artiste a laissé aux générations d’après lui une splendide image – sculptée en pierre – de l’immortalité.

     J’ai voulu savoire le nom du sculpteur, mais sur le socle je n’ai pas trouvé aucune indication et ni le guide n’a pas été de grand aide. La même chose c’est passé avec le groupe de statues, qui représente le dieu Apollon, en conduissant un groupe de “quadrigæ”, groupe  placé par l’empereur Justinien sur un arc de triomphe à Rome, qui est arrivé actuellement dans balcon de la basilique San Marco à Venise: seulement le nom du donateur est connu. Le destin des artistes: souvent, ils restent anonymes, tandis que leurs sponsors arrivent dans les pages de l’histoire. Dis drôle de monde et sauve-toi…

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)