La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (20)

Les fouilles archéologiques de Schliemann

à la riche Mycènes” et…

Zeus, lubrique de… Danaé

 

    Mycènes, ville archiconnue, qui a donné le nom d’une civilisation, nommée mycénienne, la dernière période de l’âge du bronze, identifiée par Heinrich Schliemann (n.a. un autodidacte et un lecteur attentif d’Homère), a tire sa réputation et par de racines qui arrivent dans la mythologie grecque, en étant et le lieu où s’est déroulé un autre épisode érotique de Zeus, mais avec Danaé.

     Dans un parking, sous un soleil brutal, notre groupe de touristes s’est réuni à l’ombre de l’autocar. De là, leurs yeux scannaient craintifs, comme des personnes forcées de passer à travers un rideau de feu, les rares touffes survivantes sur deux hauteurs Profitis Ilias (n.a. 805 mètres) et Sara (n.a. 660 mètres), qui encadrent au nord, respectivement, au sud un monticule assez impressionnant (n.a. 280 mètres), où le jaune – cuivré de l’herbe sèche était taché, de lieu en lieu, par le blanc – gris des pierres des vestiges de la ville antique,  décrite par le poète Homère comme “bien bâtie citadelle de Mycènes” (n.a. “Illiade”, chant II, verse 560), “Mycènes avec ses larges rues” (n.a. “Iliade”, chant IV, verse 561) ou “la riche Mycènes” (“Iliade” chant Vl, verse 173). La guide nous a dit:

    – En raison des pentes raides, la ville était bien défendue contre les envahisseurs, de sorte que, progressivement, au XVIIIème siècle avant Jésus-Christ, Mycènes est parvenue à contrôler toutes les routes de la plaine d’Argolide, y compris vers le golfe d’Argolide, situé à seulement 15 kilomètres de distance, et de se développer économiquement et culturellement tellement bien, qu’elle a donné naissance à une civilisation appelée mycénienne. La ville a  été la résidence d’Agamemnon, le chef de l’expédition des Achéens contre Troie. Au XIIème siècle avant Jésus-Christ, Mycènes a été détruite par les Doriens, qui se sont installés dans le Péloponnèse, dans la Grèce insulaire et en Asie Mineure (n.a. Dorida) dans les siècles XI – XII avant Jésus-Christ. Leur invasion a marqué la fin de la civilisation mycénienne. Ils sont les auteurs de l’ordre dorique.

     – Dorique c’est un ordre religieux ?

   – Non, c’est un ordre architectural. L’ordre dorique  est l’un des trois anciens ordres grecs: dorique, ionique et corinthien. Le colonnes doriques sont robustes, sans base, en ayant le chapiteau très simple: un tronc de cône avec la petite base en bas.

    …Avec le billet d’entrée dans la poche, j’ai atteint un petit plateau avec des espaces commerciaux. Je me suis retiré à l’ombre d’un arbre, où j’ai lu un panneau illustrant l’histoire des fouilles à Mycènes. J’ai appris que Heinrich Schliemann a d’abord visité le site archéologique en 1868. En 1874, le passionné des œuvres d’Homère a creusé quelques jours et, n’en trouvant rien, est parti. Seulement en 1876, il est revenu avec de la chance et a trouvé dans les tombes royales, du soi – disant “cercle funéraire” de trésors d’or, qui ont éprouvé la réputation de “riche Mycènes”. Parmi eux, Schliemann a trouvé un masque mortuaire en or, qui a fait l’archéologue autodidacte à crier: “Après trois mille ans, nous pouvons regarder en face Agamemnon!” Beaucoup plus tard, on a prouvé que le masque de la mort a été faite avec… trois siècles avant de la naissance du héros de Troie. Toutefois, cela ne diminue en rien le mérite de passionnés qui, avec le “Iliade” à la main, a remplis les musées avec d’artefacts de la civilisation mycénienne.

     …On est arrivé à l’entrée principale.

     – Comme vous pouvez le voir, l’entrée de la fortification est effectuée par le soi – disant “la porte des lions”, qui est la plus ancienne sculpture monumentale, découverte jusqu’à ce jour en Europe. La construction est mégalithique, c’est-à-dire constituée de gros blocs de pierre taillées rudimentairement: deux poteaux et une traverse. Toute l’ensemble a les dimensions suivantes: la hauteur intérieure de 3,10 mètres, la largeur de 2,95 mètres et l’épaisseur 3,10 mètres. Au-dessus de la traverse sont deux lions de garde d’environ trois mètres de long, sculptées en relief sur une plaque trapézoïdale en marbre. Ce type de mur est aussi appelé cyclopéen.

     – C’est-à -dire qu’il est fait par les cyclopes?

    – Oui, la mythologie grecque attribue aux cyclopes la construction d’un tel mur vaste et solide composé de gros blocs de pierre, utilisés dans l’architecture pre-helénistique.

  …On est entré dans la fortification par la “porte des lions”. De là, montait une route pavée, avec serpentines, vers “Megaron” – le palais royal au sommet de la butte. Grande chaleur! Grande chance avec le chapeau de soleil! Je marchais lentement, en regardant vers le bas, en pensant que par là  est passé l’enthousiaste Schliemann. Un grand nombre de vestiges de bâtiments, certains formés avec quelques pierres, s’alignaient le long du parcours. On est arrivé dans le palais royal, structuré avec “etusa” (n.a. portique), “prodomos” (n.a. vestibule) et “domos” (n.a. corps principal). J’ai vu “xénon” – la salle de réception, les appartements. Dans une chambre, parmis d’autres choses,  était visible le sol rouge, caractéristique de l’endroit, qui donnait l’impression de sang. Je pensais tout  de suite à l’assassinat d’Agamemnon par sa femme, Clytemnestre, et son amant, Égisthe.

     …Je suis monté dans la fraîcheur de l’autocar. Le  professeur Piochlecescu a voulu faire quelques ajouts:

    – L’un des rois de Mycènes a été le héros Persée, résultant de la relation entre Zeus et de la mortelle Danaé.

     – On soupçonne déjà que vous aller nous dire encore un mythe érotique!

   – Oui, je vais raconter un mythe, pas nécessairement parce qu’il est érotique, mais parce que l’action commence à Mycènes. En fait, ce mythe a été chanté par de nombreux poètes, y compris par Simonide de Céos et Horace.

     – Monsieur le professeur, s’il s’agit d’un mythe érotique, tant mieux…

    – Donc, en Argos – une ville située à même pas dix kilomètre de Mycènes – reignait le roi Acrisios, arrivé à la vieillesse. Il avait seulement une fille et voulait désespérément un garçon. Un jour, il a décidé d’aller à l’oracle d’Apollon à Delphes  pour savoir si jamais va avoir un fils. Là, à sa grande déception, il a constaté que, due à son age avancé, il n’y a rien à faire, mais sa fille, la belle Danaé, lui donnera bientôt, un petit-enfant. Acrisios s’est consolé en pensant que le petit-enfant va lui tenir la place d’un fils. Mais la joie a été courte, parce que la prêtresse de l’oracle lui a prédit que son petit-fils, quand il sera homme, va le détruire. En entendant cette prophétie, Acrisios, alarmé, est rentré chez lui et a fermé rapidement ​​Danaé dans le prison, au sous-sol.

    – Vous n’avez rien dit de Zeus, monsieur le professeur.

   – Just maintenant intervient Zeus, qui, en apprenant le sort de Danaé et de sa beauté, est tombé amoureux d’elle. Encore une fois, Zeus a utilisé une astuce: il s’est transformé en une pluie d’or et a penetré par les fissures du toit de la cave – prison jusqu’à la salle où était Danaé.

   – Je viens d’ouvrir “Les legendes de l’Olympe” dans le paragraphe respectif. Peux-je vous le lire?

   – Oui, je voudrais me reposer un peu, a approuvé le professeur d’histoire.

   – “Et la pluie d’or (…) est passée à travers les pierres et les plaques de bronze et est entrée dans la chambre où Danaé s’est trouvée sous les verrous.  Il a enveloppé la fille comme dans une étreinte chaude (…) Les mois ont commencé à passer, et, just au temps conforme, la fille du roi Acrisios a acqueri un enfant (…), dont elle lui a dit Persée.” Que joliment a décrit Alexandru Mitru l’union des deux!

   – Hum, je vais continuer le mythe. Un jour, Acrisios a entendu les pleurs d’un bébé. En  découvrant le lieu, il a ordonné de tuer la nourrice et de mettre les deux dans un coffre, qu’il l’a jeté dans la mer. Zeus voyait tout, mais ne pouvait rien faire parce qu’il avait peur de sa femme, la déesse Héra. Nous nous arrêtons ici avec ce mythe érotique, parce qu’on pourrait entrer dans d’autres mythes, dans lesquels Persée est le personnage principal.

   – Quoi qu’il en soit, Zeus s’est comporté comme un lâche pour Danaé. Il a profité d’elle et ensuite l’a laissé à l’abandon. Dès qu’il voyait une belle terriènne, Zeus oubliait le protocole divin et descendait de l’Olympe, en utilisant de nombreuses astuces pour avoir de progénitures illégitimes. L’homme jusqu’aux dents, le toujours lubrique d’êtres terrestres, Zeus…

 Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)