La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (25)

Les reliques à Patras de Saint André,

le patron de la Roumanie, et… l’amour entre

Zeus et Mnémosyne – les parents des Muses

 

À Patras, ville située dans le nord – ouest du Péloponnèse, la troisième comme grandeur en Grèce, port principal vers l’Italie et les îles Ioniennes, on est passé, dans le cadre d’un   cérémonial organisé  dans l’énorme église Saint-André, sous la tête du patron de la Roumanie, dont le martyrium a eu lieu dans les alentours, et dans le campus universitaire, j’ai appris que le père des muses est l’éternel amoureux Zeus, après une liaison extraconjugale avec la Titanide Mnémosyne, la déesse de la mémoire.

Patras est située sur un versant d’un sommet en pente douce vers la mer, en donnant l’impression que tous les chemins mènent aux quais du vaste port. Quoiqu’elle est sur ​​la route reliant l’ouest du Péloponnèse avec la Grèce continentale, il y a un relativement faible afflux de touristes, ce qui donne l’impression d’une ville presque dépeuplée dans le dimanche. Le programme du voyage comprenait une visite à l’église orthodoxe Saint-André. La guide Dollaroïu nous a mené vers l’objectif: “L’église a été fondée par le roi George I de la Grèce en 1908 et après 66 ans elle a été sanctifiée. C’est la plus grande église en Europe du Sud – Est, avec une capacité de 5.500 fidèles. Le dôme est à une hauteur de 46 mètres, sur laquelle se dresse une croix en plaqué en or. Autour il ya encore 12 petites croix, en symbolisant, avec la centrale, Jésus et les 12 Apôtres. À l’interieur, il est un fragment de la croix en forme de X sur laquel le Saint André a été crucifié, et aussi la tête du crucifié”.

…On était dans la place de l’église Saint- André, une construction de dimensions  vaticaniennes, qui émane par touts les détails architecturaux, comme la Basilique Saint-Pierre à Rome, le désir mégalomane, mais dans le style byzantin, d’un leader mondial de la chrétienté. Le père Hristian Lepèlerin a été entendu par l’ensemble du groupe:

– Le Saint André est né à Bethsaïde, dans la Terre Sainte, et a été tué par crucifixion avec la tête en bas, ici, à Patras, en 60. Premièrement il a été un disciple de Jean le Baptiste. Un jour après le baptême de Jésus, qui a eu lieu dans les eaux du Jourdain, le Saint André a vu Jean-Baptiste, en pointant vers le Sauveur et en disant: “Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde”, je cite Évangile de Jean, 1-29 . Par conséquent, il a laissé Jean le Baptiste et a suivi Jésus, devenant ainsi le premier disciple du Christ. Puis il dit à son frère, Simon – le Saint Pierre: “Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ)”; je cite l’Evangile de Jean, 1-41. Au Synode Apostolique tenu à Jérusalem en 50, on a tiré au sort, et à Saint André est revenue la Dobroudja. Après Il a atteint le nord de la mer Noire, le Saint André est venu à Patras.

– Le Saint André est le patron de la Roumanie et aussi de la Grèce, de la Russie et de l’Espagne.

– Les reliques de Saint André à Patras ont été conservés jusqu’à 360, quand ils ont été transférées à l’Église des Apôtres à Constantinople. En 850, ils ont fait le retour à Patras. En 1204, lors de la IVème croisade, les reliques ont été portées à Amalfi, près de Naples. Au XVème siècle, on ne sait pas exactement, elles sont arrivés à la cathédrale Saint-Pierre à Rome. En 1964, la tête de Saint André est revenu à Patras.

…À l’intérieur, en marchant sur ​​un long tapis rouge, nous sommes arrivés à la chapelle des reliques, en fait, la tête de l’Apôtre André. En face d’une boîte dorée, en forme de prisme hexagonal, avec en haut, comme une couronne, une hémisphère argentée, avec des dimensions tant pour contenir une tête, des dizaines de personnes étaient debout dans une queue. Un prêtre a soulevé la boîte de son socle de verre en tant que les croyants peuvent passer par dessous. Moi, aussi, je suis passé par là, en essayant de découvrir comment est grande la puissance du saint: j’ai lui demandé de m’aider dans mon démarche à écrire un bon livre avec d’impressions de voyage en Grèce. Les lecteurs et les critiques de ce livre se rendront compte de la puissance miraculeuse de Saint Apôtre André, et – je l’espére – ils auront une raison de plus d’aller en pèlerinage à Patras…

…En face de l’Université de Patras l’autocar a fait un petit arrêt, imprévu. Le campus a été bien camouflé par la végétation d’un parc méditerranéen avec une vue splendide sur le golfe de Patras. Sur un panneau d’affichage à la porte, j’ai trouvé une affiche, en rappelant l’année 1996, lorsque Patras a été la capitale européenne de la culture. Le logo de l’université, dans le coin haut de l’affiche, représentait le Saint André.

– Écoutons le mythe de Zeus et de la Titanide Mnémosyne, la mère des muses, a proposé l’étudiant désireux du sel et du poivre.

– Je ne connais pas les trucs utilisés par Zeus pour avoir cette liaison extraconjugale avec la Titanide Mnémosyne, a profité le philologue Gramaiticu pour participer à la discussion, mais le fait que de cet amour sont sorties les fameuses Muses pardonne un peu à “de tous et de toutes amoureux” Zeus, malheureusement… Je voudrais juste un  “remember” des neuf Muses.

– Les neuf Muses, s’est offert l’étudiant, sont les suivantes: Calliope – la Muse de l’éloquence et de la poésie épique, Clio – la Muse de l’histoire, Érato – la Muse de la poésie érotique, lyrique et chorale, Euterpe – la Muse de la musique, Melpomène – la Muse de la tragédie, Polymnie – la Muse de la rhétorique,  Thalie – la Muse de la comédie, Terpsichore – la Muse de la danse, Uranie – la Muse de l’astronomie. J’ai même écrit quelques paroles de “Aux Muses” d’Homère: “Je commencerais par les Muses. /       Des Muses et du puissant Appolon / Nous viennent sur la terre / Les chanteurs et les joueurs d’instruments (…) / Heureux est celui qui cherisse les Muses; / Une douce voix coule de ses lèvres”. Mais, dites-nous, brièvement, comment les neuf protectrices et l’inspiratrices des arts et des sciences ont influencé les anciens Grecs.

– Je vais parler aussi courte que possible, uniquement sur ​​la littérature grecque antique qui se réfère à la littérature écrite en grec ancien avant le IVème siècle avant J.-C. Le controversé Homère est le plus grand poète, en particulier, par “L’Illiade ” et “L’Odyssée”. Mémorable a été le poète Hésiode avec les œuvres “Le Travaux et les Jours” et “Théogonie”.  Un poète important a été également Pindare, qui a écrit “Isthmique”,  “Néméennes”, “Olympiques” et “Pythiques”. J’ajoute à cette brève incursion dans la littérature grecque antique la poètesse Safo, dont ses travaux ont resté seulement de fragments,  la créatrice du mètre saphique, qui a inspiré Mihai Eminescu pour écrire “Ode au mètre saphique”. L’ancienne prose grecque est représentée, en particulier, par les pièces de théatre. Les dramaturges dont les œuvres ont été conservées jusqu’aujourd’hui sont Eschyle, Sophocle et Euripide. Des travaux d’Eschyle, surnommé le “père de la tragédie grecque”, sont intégralement préservés seulement sept: “Sept contre Thèbes”, “Suppliantes”, “Les Perses”, “Prométhée enchaîné” et la trilogie “Orestie”. Sophocle a écrit, parmi autres tragédies, “Ajax”, “Antigone”, “Électre” et “Œdipe roi”. D’Euripide, appelé “le philosophe de la scène”, sont arrivées aujourd’hui seulement 18 pièces, parmi lesquelles: “Andromaque”, “Les Phéniciennes”, “Hécube”, “Ifigénie  à Aulis”, “Médée”, “Les Suppliantes” et “Les Troyennes”.

– Ne pas oublier la contribution des historiens de la littérature grecque antique, a averti Acribicel Piochlecescu avec un ton visiblement irrité. Ainsi, Hérodote a écrit neuf volumes de “L’Histoire”, Thucydide décrit la lutte pour la suprématie entre Athènes et la Sparte dans les huit volumes de “La guerre du Péloponnèse” et Xénophon a renfermé dans les sept livres de “Les Helléniques” une histoire complète de la Grèce.

– La prose, a repri la présentation le philologue Apostrofel Gramaiticu, comprend et les œuvres des philosophes, en particulier d’Aristote, de Platon et Socrate. Aristote, surnommé le Stagirite d’après Stagire, sa ville natale, a écrit en psychologie – “De l’âme”, en politique – “Politique”, de l’éthique – “Éthique à Nicomaque”, d’esthétique – “Poétique”, en philosophie – “Métaphysique”. Platon, peut-être, le plus grand philosophe de toute l’humanité, un élève de Socrate et professeur d’Aristote, a créé le genre littéraire du dialogue, dans lequel plusieurs intervenants aborde un problème philosophique. Très intéressants sont les dialogues “Banquet”, “République”, “Phédon ” et “Phèdre”,  dans lesquels est discuté la situation de certaines personnes, qui sont dans une grotte depuis l’enfance, en ayant les pieds liés, les cous  fixés avec des chaînes de sorte qu’ils puissent regarder qu’en avant. Les symboles utilisés sont les suivants: la grotte – le monde de la réalité apparente; l’obscurité de la grotte – l’ignorance de l’homme incult, limité; les chaînes – les préjugés, les sens qui nous limitent; le feu – la lumière de la connaissance; les ombres sur la paroi de la grotte – les apparences qui générent d’opinions; les corps portés en face du feu, situé derrière de ceux liès – la réalité physique, génératrice d’opinions vraies; la difficile ascension vers la sortie de la grotte – le chemin initiatique vers la connaissance; la contemplation du monde à l’extérieur de la grotte – la connaissance métaphysique, par l’intellect pur.

…L’autocar s’est ebranlé vers le nord, vers la Grèce continentale. Je pensais aux Muses, à ma prière à Saint André, au sort de mon livre d’impressions de voyage en Grèce,  à  toutes sortes de choses…

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)