La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (3)

La Voie Sacrée de Delphes et

comment est née Aphrodite de lécume de mer

 

     L’actuelle Voie Sacrée du Sanctuaire d’Apollon à Delphes a dans sa composition pas plus, pas moins que 95 éléments constructifs, durant que, avant de l’occupation romaine, elle ne contenaient que 69. Le parcours de cette voie se fait avec la carte en face, parce que, sinon, on risque de rater de nombreux vestiges archéologiques, dont certains sont seulement dans la forme de quelques pierres ciselées, qui s’enfilent à chaque pas, à droite et à gauche.

     Après le Musée Archéologique, on est allé au sanctuaire. Et ici il y avait une entrée gratuite. Les Grecs savent comment promouvoir le tourisme! On s’est rassemblé autour de la guide sur les dalles de l’agora romaine, on a grimpé quatre marches, qui représentent une pénétration au-delà de la du mur de défense (n.a. “péribol”), dont il reste q’une tiers. À droite de l’entrée, quelques pierres marquent le contur du socle de la statue du taureau de Corcyre, faite entre 490 et 480 avant J.-C. par Théopropre d’Egine. La légende de ce taureau est décrit par Pausanias (n.a. IIème siècle après J.-C.): “Un taureau s’étant écarter des vaches qu’il paissoient dans une prairie, alla beugler sur le rivage de la mer. Comme cela lui arrivoit tous les jours, le bouvier eut la curiosité de le suivre,  et il apperçut au bord de la mer une quantité prodigieuse de thons. Aussi-tôt il courut en avertir les Corsyréens, qui vinrent pour les prendre; mais ils y travaillèrent inutilement (…) Ensuite, ils ont sacrifié le taureau au Temple d’Apollon et immédiatement leur pêche fut abondante”.

     …On est arrivé en face du Trésor de ceux de  l’île de Sikinos, le premier d’une longue série (n.a. de l’île de Siphnos, des Thébains, des Béotiens, des Mégariens, des Athéniens etc.) Du bâtiment n’est plus resté que le fondement sur lequel un lézard se chauffait au soleil.

     – Le fronton a été soutenu par deux colonnes et deux cariatides. A l’intérieur il y avait le char avec lequel le tyran Clisthène de Sikinos est sorti vainqueur dans l’année 582 av. J.-C. aux Jeux Pythiens. A ne pas confondre avec l’athénien Clisthène, qui en 507 avant av. J.-C. a initié certaines réformes politiques, en posant les bases de la démocratie esclavagiste à Athènes. Il a fondé le “Conseil des 500”. Il a également introduit l’ostracisme, a précisé l’historien Piochlecescu.

     – De l’ostracisme?

    – Bien sûr. En grec, pour “l’ostracisme” on dit: “ostrakismos”. Il était la forme de jugement du  “Conseil de 500”, par laquelle un citoyen, considéré comme dangereux, était exilé pendant dix ans. La sentence était écrite sur une plaque de céramique, appelé “ostrakon” dans la langue de Clisthène.

     …Le Trésor des Athéniens est le seul auquel a été restauré même  le toit. Un petit peu plus haut, sur le même côté de la Voie Sacrée, j’ai vu le Rocher de Leto…

     – Leto a été assimilée par les Romains comme la déesse Latone, est revenu avec des détails le professeur d’histoire. À son aimé Zeus, elle a donné les jumeaux Artémis et Apollon. Artemis – déesse de la chasse, et Apollon – dieu du soleil et de la musique …

     – À côté j’ai vu une source.

     – C’est la source de la déesse Gaïa, appelée aussi la Terre-Mère.

     – Quelques mots sur Gaïa?

    – Après le contact avec son premier mari, Ouranos, appelé aussi le dieu Ciel, elle est devenue la mère des douze Titans: les fils Océan, Coéos, Crios, Hypérion, Japet, Cronos et les filles Théia, Rhéa, Thémis, Mnémosyne, Phébé, Téthys, et des trois Cyclopes, qui avaient un seul oeil sur le front, Brontès, Stéropès et Argès, et, aussi, des trois Hécatonchires, appelés aussi  les Cent-Bras,  qui avaient cent bras, Briarée, Gygès et Cottos. En craignant qu’il serait renversé du trône par ses enfants, Ouranos les a fermé tous dans le Tartare, un terrain situé au-dessous de l’Enfer. Cependant, le benjamin Cronos, a détrôné Ouranos, après qu’il l’a mutilé, en lui coupant sa verge avec une faucille de diamants, faite comme don même de sa mère. Cette scène est rendue, avec précision, dans un tableau de Giorgio Vasari.

     – Oh! Quelles habitudes barbares avaient les dieux!

     – Par ailleurs, le terme “barbare” vient de “barbaros”, qui en grec signifie “étranger”.

     – Connaissez-vous la continuation du mythe?

     -…

   – Cronos a jeté l’organe génital d’Oranos dans la mer, et de la mousse formée lors de l’impact a vu la lumière du jour Aphrodite – la déesse de l’amour et de la beauté. Une autre version du mythe est qu’Aphrodite est née d’un amour de Zeus, avec la nymphe Dioné. Zeus a aimé avoir beaucoup de descendants. Selon la première version du mythe, Aphrodite a reçu un surnom – Ourania, d’après le nom de son père. Elle a reçu aussi l’appelatif d’Aphrodite Pandémos, qui se traduirait par “Aphrodite de tout le peuple”.

    – Pourtant, le geste de Cronos reste extrêmement… barbare.

   – Just vous avez commencé à vous initier dans la mythologie grecque… Ici on voit un rocher plus petit, appelé le Rocher de Sybille. Les Sibylles sont de femmes légendaires, très inspirées, en ayant le don de la prophétie.

    …En face on voyait le portique d’Athènes avec sept colonnes, dont sont restées seulement quatre, chacune en ayant d’hauteurs différentes. L’universitaire Piochlecescu toujours à l’émission: “Entre les colonnes et le mur du fond était un toit soutenu par une charpente de bois, qui abritait les trophées obtenus par les grecs dans la           guerre contre les Perses. Le roi perse Xerxès le Grand a construit un pont d’embarcations lié avec de cordes au-dessus du détroit de Dardanelles, appelé l’Hellespont dans l’antiquité. Après la victoire près de l’île de Salamine en 480 avant J.-C., les Athéniens ont apporté quelques cordes dans ce portique”.

     Les trophées grecs de guerre avec les Perses… Le mythe de la naissance d’Aphrodite ne sortait pas de mon esprit: la déesse de l’amour et de la beauté est née dans la douleur…

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)