La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (32)

“La mythologiade” d’Acropole d’Athènes

 

En entrant dans l’agglomération du marbre blessé par les hommes et le temps de l’Acropole d’Athènes, les touristes, dans la plus grande partie, doivent soudainement – que c’est comme ça qu’on fait une bonne impression devant les autres d’autour, ou même simplement ils sentent à se comporter comme ça – graves, penseurs, avec un air philosophique (à qui les Grecs leur donnent parfois de croc-en-jambes pour ne pas être avec la tête dans les nuages​​), avec un enthousiasme retenu,  prédéterminé, feuilleteurs de livres de mythologie olympienne, en donnant l’impression qu’il y a un véritable mouvement culturel de masse – une “mythologiade”.

Pour moi, qui j’avais consommé beaucoup de ma capacité d’émotion esthétique dans l’an 1990, quand j’ai vu dans une salle du British Museum une longue rangée de métopes du Parthénon (apportées par Lord Thomas Bruce Elgin), la montée avec de halètements ischmiques et avec de nombreuses pauses sur les marches de l’esplanade du sommet du rocher d’Acropole m’ont fait me rappeler d’un fait beaucoup plus prosaïque: depuis que je me suis approché d’une métope pur la dernière fois sont passé deux décennies et que  je suis arrivé au seuil de la retraite.

J’ai reussi, comme même, de rassembler mes forces pour monter à travers la foule dense des touristes, les marches de l’entrée de l’escalier monumental appelé de manière générique, “propylées” (se traduit “de devant la porte”), qui est resté presque intact. Les dernières marches sont encadrées par un grand portique de style dorique. Sur le côté droit, près du bord du rocher, j’ai laissé les ruines du temple d’Athéna Niké (“Niki” signifie “victoire”), un édifice de qui sont resté les colonnes de style ionique et une partie des frises, avec de dimensions relativement petites, mais néanmoins visible du quartier de Plaka.

…On est arrivé en face du Parthénon. Par rapport au niveau de la mer, on était avec 156 mètres plus près du soleil, qui semblait de plus en plus brillant et brûlant; à Athènes, toute différence d’altitude, même petite, a une influence sur l’intensité du rayonnement lumineux. La guide, marquée par le torrent de feu, a fait quelques remarques:

– Nous avons la chance que nous ne sommes pas arrivé pendant l’été, lorsque la température dépasse 40 degrés Celsius, et il n’est pas, comme vous le voyez, un endroit pour s’asseoir à l’ombre. Parthénon offrait un abri nécessaire. Il a été élevé au sommet du rocher, sur le lieu d’un ancien temple de tuf volcanique, en étant dédié à Athéna Parthénos. Le marbre a été apporté du mont Pentélique. L’initiative a appartenu à Périclès, qui a nommé comme contremaître Phidias – son ami, et comme architectes Calicrates et Ictonos. Les travaux ont commencé dans l’an 447 av. J.-C. et ont pris fin après neuf ans. Parthénon a une longueur de 72,5 mètres, une largeur de 34 mètres et une hauteur jusqu’au plafond de 10,43 mètres. La fondation est disposée en trois gradins. Le toit est soutenu par 46 colonnes avec 20 rainures chacune. Dans les côtés grands se trouvent 15 colonnes, et dans les petits – seulement huit. La façade principale est sur ​​le côté court, orienté vers l’est, avec un fronton sculpté au-dessous de quel sont de 14 métopes, l’autre façade n’a que de métopes dans le même numéro. Les côtés grands sont décorés avec 32 métopes, entre de triglyphes. Au total, il y avait 92 métopes. A l’intérieur, au-dessous du plafond sont de frises, c’est-à-dire de bandes horizontales, continues, décorées avec de bas-reliefs.

– Dites-nous quelques mots sur Lord Elgin, j’ai solicité, avec une certaine fierté dans ma voix, car je montrais que je savais quelque chose à propos du sort de marbre de l’Acropole à Athènes.

– Je vous dis tout de suite, monsieur, mais vous devez savoire que vous êtes endetté envers moi! Je plaisante, ne vous inquiétez pas! Je n’ai pas demandé, ni je ne vais pas  demander de l’argent aux touristes. Mais s’ils veulent exprimer leur gratitude envers moi pour mes services,  alors je ne peux pas refuser. Ainsi, Lord Elgin était un diplomate anglais, ambassadeur à Istanbul entre 1801 et 1803, et collectionneur d’œuvres d’art. Entre 1803 et 1812, Lord Elgin a transporté à Londres près de la moitié des statues intactes restantes sur l’Acropole. De Parthénon ont été apportées, entre autres, 15 sur un total de 92 métopes, les frises intérieures  à une longueur de 75 mètres de ces 160 mètres. D’Érechthéion a été transportée  une Cariatide.

– Érechthéion, Cariatide, qu’est-ce que cela signifie?

– Ooo… et vous restez endetté envers moi, monsieur Blanchenuit! Je sais que les étudiants ont un budget plus limité, mais souvent, les étudiants disposent de ressources financières plus importantes que les professeurs. Érechthéion est le temple de style ionique dédié à la déesse Athéna et à Poséidon, qui est visible sur la gauche, quand on regarde vers le Parthénon. Il a été construit entre les années 421 et 406 av. J.-C. sur les ruines d’un édifice dédié à l’ancêtre mythique des Ioniens, Érechthée, d’où le nom. Dans un coin, le temple a une soi – disant “lodge des Cariatides”. Les Cariatides sont des statues de femmes debout, destinées à agir comme une colonne. On les voit bien d’ici. Lord Elgin a posé à  la place de la Cariatide apportée  à Londres une colonne de pierre, qui plus tard a été remplacé par une copie. Du temple d’Athéna Nike ont été détachées quatre planches de frise. En l’an 1812, toutes ces œuvres d’art ont été achetées par le Parlement britannique, pour être exposée au British Museum, avec la somme de 35.000 livres sterling, bien que Lord Elgin a revendiqué un prix double.

– Pour être juste, est intervenu le professeur Piochlecescu, il faut dire qu’en France, au musée du Louvre, il y a quelques vestiges de l’Acropole d’Athènes.

…Je me suis retiré à l’ombre des colonnes du Parthénon et j’ai feuilleté “Aventures solitaire”: “De loin (…) on ne peux pas croire que le Parthénon est construit, comme disent les experts, de faux lignes droites et de faux plans horizontaux. On fait un pas, deux, trois, on s’rapproche et on se rend compte, cependant, que la réalité est juste  ça (…) Aucune colonne n’est pas exactement parallèle à l’autre, aucune n’est mathématiquement perpendiculaire (…) La perfection provient de l’imperfection, avec l’aide d’elle et à cause d’elle”. J’ai regardé de plus près et j’ai donné raison à Octavian Paler.

À la proximité, d’un groupe de touristes, est parvenue la voix du père Lepèlerin:

– Parthénon n’a plus une signification religieuse, il en restant seulement une œuvre d’art, un témoignage sculpté de la mythologie grecque. Sur les frises et métopes ont été identifiés de nombreux dieux: Aphrodite, Apollon, Arès, Athéna, Dionysos, Héphaïstos, Héraclès , Hermès, Zeus.

– J’ai le sentiment que les dieux sont encore en vie, que de derrière d’une colonne vont apparaître Athèna ou même Zeus, est entré en discussion l’étudiant. À propos, monsieur le professeur Gramaiticu, est-ce que vous pouvez nous introduire, en bref, dans la mythologie grecque?

– La mythologie grecque est une serie infinie d’histoires de différents types, classées principalement, dans de mythes, de légendes et de contes de fées, en étant une représentation du monde vue par les anciens Grecs, au moins jusqu’à Pythagore.

– Quelle est la différence entre le mythe, la légende et la conte de fées?

– Le mythe est une histoire sur les dieux et de leurs relations avec les humains. “Mitos” en grec, signifie “conte”.  La legende, appelée saga par les Anglo-Saxonnes, décrie un événement historique avec de nombreux éléments de fiction et surnaturels. La conte est une narration  imaginaire avec un fort contenu magique et moralisateur. Souvent, ces critères de classification ne sont pas opperables, et la ligne de démarcation entre les espèces littéraires mentionées antérieurement s’estompe.

– En quelques mots, vous m’avez  édifié très clairement sur la définition de la mythologie grecque. Quelles sont les sources de documentation de cette mythologie?

– Il y a d’abord les sources littéraires, les œuvres d’Homère, Hésiode et Pindare. Ensuite, les sources philosophiques, en provenant principalement de Platon. Évidemment, il y a ausi les œuvres historiques d’Hérodote, de Xénophon, de Pausanias et de Thucydide.

– Peux-je vous raconter une petite blague qui a surgit maintenant à mon esprit? a demandé l’étudiant.

– C’est notre plaisir de vous écouter, a répondu le philologue .

– S’il y a un seul Grec, alors il suffit pour “Odyssée” et s’il y a deux Grecs, ils sont assez pour “Illiade”!

– Professeur Gramaiticu, dis-je, comment est-ce que vous définiriez la “mythologiade”, un terme qui a surgit maintenant à mon esprit?

– Pour paraphraser le disciple Blanchenuit, ma réponse est que si en Grèce est venu seulement un touriste, il est, certainement, un mythologophile et si sont arrivés seulement deux, ils sont assez pour une “mythologiade”…

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)