La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (36)

“La mediteranéeade” de Paralia Katerini

 

Dans le jour du 1er Mai 2008, j’ai passé un après-midi à Paralia Katerini et j’ai été surpris de voir que dans l’eau chaude, de soupe, il y avait souvent le risque de collision avec un autre désirant de bain, que sur la plage propre on  trouvait à peine une place pour étendre une serviette, que sur la rue commerçante, parallèle à la côte, les clients s’aggloméraient, que la langue parlée était de Michel Eminescu, en réalisant que, en fait, je faisais partie d’un mouvement de masse vers la mer Méditerranée – une véritable… “mediteranéeade”.

En Grèce, il y a beaucoup d’endroits nommés Paralia (Paralia Astros, Paralia Astrou, Paralia Katerini, Paralia Kimi, Paralia Kotsikias, Paralia Skotinas, Paralia Tirou), qui signifie “rivage”, “terre” ou “plage”. De Thessalonique, pour arriver  à Paralia Katerini, on parcourt sur l’autoroute E 75 la distance de 69 km jusqu’à  la ville de Katerini, après quoi, encore huit kilomètres sur une route étroite bordée de sable.

L’autocar nous a laissé près de l’église Saint-Nicolas, un bâtiment blanc de dimensions exagérées à la grandeur de la localité, avec deux clochers et cinq fenêtres à l’entrée. Derrière l’église, on a vu la plage. A droite, à quelques pas, s’est ouverte la perspective d’une rue piétonnale avec de magasins et de tavernes, où le trottoir a été occupée par les produits exposés à la vente: souvenirs, confections (y compris… de fourrure naturelle ou artificielle), articles de plage, bijoux. Ma femme a choisi la rue commerçante, moi  – la plage.

…Le premier souci a été d’essayer la température de l’eau de la mer Egée, qui était  tiède, de la soupe chaude, comme j’aime qu’elle soit. Les vagues étaient à la hauteur d’une huître. Au loin, au nord-ouest, j’ai vu de vertes hauteurs, en esperant qu’elles sont du mont Olympe. Dans l’eau – une invasion d’amateurs de baignade. Je suis y entré aussi. Autour de moi on parlait que roumain. J’ai commencé un dialogue avec une dame d’âge moyen, tannée par le vent, sans le souci de peindre ces quelques poils blancs de se tempes, avec de callosités sur les mains, de paysanne:

– Je suis une institutrice dans un village de Bacau. J’ai vendu un terrain hérité de mon père et j’ai suis échapée de la pauvreté. Je suis divorcée. Ma fille est une étudiante à Bacau. C’est ma première sortie du pays.

– Pourquoi avez-vous choisi la Grèce?

– C’est un pays exotique, moins cher que d’autres destinations, et je n’ai pas besoin d’un passeport. J’ai payé 150 euros pour le transport et six nuités. Pour le manger je me débrouille avec dix euros par jour. Les aliments de supermarchés sont moins chers qu’en Roumanie, en particulier les fruits, avec lesquels je fait une cure. Je mange  avec modération, non jusqu’à la satieté! Paralia Katerini est une station en particulier pour les petites poches. En plus, la mer Méditerranée m’a toujours attiré.

– J’ai observé beaucoup de Roumains qui sont venus à  la mer Méditerranée durant la mini- vacance de Pâques.

– Ça c’est aussi mon opinion. Y  a-t-il une “mediteranéeade”, n’est pas?

– Vous avez raison, madame, une “mediteranéeade”!

…Je me suis allé sur la rue commerçante de la falaise pour rejoindre ma femme, une chose pas trop facile à réaliser, compte tenu de la foule des clients. Je me suis arrêté devant un magasin, qui  exposait sur le trottoir de vêtements en fourrure. J’ai été tout de suite remarqué par une vendeuse qui m’a parlé directement en roumain. Elle était une employée saisonnière. Son mari, également roumain, travaillait dans la construction. J’ai lui  demandé:

– Comment savez-vous que je suis Roumain?

– Parce que vous avez la tenu de touriste et la grande majorité des clients sont des compatriotes. La saison de la plage de la Méditerranée a commencé aujourd’hui avec les Roumains. Une ” mediteranéeade”, n’est pas?

…J’ai rencontré le professeur Piochlecescu, qui m’a expliqué:

– En 2007 il y a eu 1,2 millions de touristes roumains partis à l’étranger, dont 20 pour cent sont venus en Grèce et 60 pour cent dans la région méditerranéenne. Une “mediteranéeade”, non?

… J’ai rencontré l’étudiant Blanchenuit qui s’est exclamé:

– Ici on parle roumain à chaque pas!

– Comment appelez-vous ce phénomène? j’ai demandé en avoir une intuition.

– Je dirais une “mediteranéeade”, n’est-ce pas?

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)