La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (37)

Le cap Sounion, Missolonghi…

la Grèce, où Byron s’est exclamé:

“C’est le seul endroit où

je me sens toujours heureux!”

En Grèce, j’ai rencontré deux des témoignages de la présence de George Gordon – lord Byron, l’un en étant une colonne du temple d’Apollon au Cap Sounion, où le poète a rayé le nom (il y en a d’autres qui ont fait la même chose pour l’immortalité, mais en vain) et l’autre – dans le jardin des Héros à Missolonghi, à la statue au-dessous de laquelle est le cœur du philohellène anglais, celui qui, en participant effectivement à la Guerre d’Indépendance, est entré irrévocablement dans la mémoire collective du peuple grec, et s’il n’aurait pas été mort à l’âge de seulement 36 ans, il aurait été désigné à la place du roi bavarois Otto!…

La panne de moteur est peut-être l’un des plus insupportables guignons des touristes, duquel notre groupe n’a pas été épargné. Depuis que j’ai quitté Bucarest, j’ai remarqué que notre l’autocar  est le plus petit et le plus ancien. Durant le pic de la demande touristique, on met en service même les carcasses!

…L’autocar s’est encadré sur l’autoroute vers le Cap Sounion, à une distance de 67 kilomètres. On n’était pas encore sorti de Pirée et… panne! On a eu déjà  l’une au roulement d’une  roue, mais maintenant elle était… de moteur. On est sorti sur le trottoir. Un peu plus loin commencait le miroir de la mer Egée, qui brillait dans le soleil d’après-midi. Pour passer le temps plus facilement la guide nous a pris avec de mots:

– Lord Byron a gratté son nom sur l’une des colonnes du temple de Poséidon au Cap Sounion… Hum… De là, de l’hauteur de 60 mètres, le roi Egée s’est jeté dans la mer quand il a pensé que son fils, Thésée, est mort,  dont le bateau est venu avec les voiles noires. En réalité, son fils avait vaincu le Minotaure dans le labyrinthe de Knossos, mais a oublié de mettre les voiles blanches, signe qu’il s’est retourné sain et sauf. En l’honneur d’Égée, la mer a été nommé Egée.

…Une heure, deux heures sont passées… Le professeur Gramaiticu avait passé sur un sujet intéressant:

– George Gordon Byron est devenu notoire pas en tant que poète, mais à la suite de la participation à la guerre d’indépendance grecque.

– Quelles sont les principales œuvres de Byron? est venue une question du groupe .

– Je cite seulement “Le pèlerinage de Childe Harold” – poème romantique écrit entre 1812 et 1816, “Le corsair” – histoire conçue en 1814, et “Don Juan” – chants publiés entre 1819 et 1824.

– Dites-nous quelques mots sur Byron, a demandé l’étudiant.

– Byron est né le 22 Janvier 1788 à Londres. Il a été le fils de John Byron et de la deuxième épouse – Catherine Gordon. Il a été élu à la Chambre des Lords en 1809. En 1812, il a eu une relation avec une femme mariée, Caroline Lamb, qui s’est trouvée sur les premières pages des journaux. Byron s’est retiré de cette relation, mais la femme a continué à le chercher. En étant refusée, Caroline Lamb a beaucoup souffert, en affaiblissant tellement que Byron a déclaré qu’il est cherché par “un squelette”. En 1814 est  née Elisabeth Medora, la troisième fille d’Augusta Leigh, demi – sœur de Byron. Dans les jurnaux est venue l’accusation que cet enfant est le fruit d’une relation incestueuse entre le célibataire Byron et sa demi – sœur, qui était marié. Le 2 janvier 1815, il a épousé Anna Isabella Milbanke. Déçu que lui  est née une fille, Augusta Ada, Byron a divorcé le 21 Avril 1816. En 1817, lui est née une fille illégitime – Clara Allegra – avec Claire Clermont. En 1816, il est parti de son pays natal et n’est plus rentré chez lui même aux enterrements de la fille Clara Allegra. Le 4 août, 1823 il est arrivé, en venant de Venise, sur l’île de Céphalonie. Il a rejoint les combattants pour l’indépendance de la Grèce. Il a dépensé 4.000 livres sterling de son propre argent pour restaurer la flotte grecque. Le 29 décembre 1823, à Missolonghi, il a rencontré et a lié une amitié avec Alexandros Mavrocordatos, leader politique et militaire grec, qui va devenir premier ministre à trois reprises: dans les années 1833 et 1834, dans les mois d’Août et Septembre de l’année 1854, et dans les années 1854 et 1855. Le 15 Janvier 1824, lors de l’attaque de Lépante, la ville occupée par les Ottomans, Byron est tombé malade, en étant traité par le saignement. Parce que les instruments chirurgicaux utilisés n’ont pas été stérilisés, après une relative amélioration de la santé, le 19 avril à Missolonghi, il a été saisi d’une fièvre galopante, qui lui a été fatale. Son corps a été embaumé en Grèce. Son cœur a été enterré à Missolonghi, au-dessous d’une une statue. Son corps a été enterré dans une crypte dans l’église de Sainte-Marie-Madeleine à Hucknall, près de Nottingham.

…Trois heures sont passées! Enfin, est venu un autocar tout nouveau,  envoyé par une agence grecque de voyages. Nous avons repris la route, mais on est arrivé trop tard, quand l’accès au Temple de Poséidon n’a plus été autorisé. On a dû se contenter de regarder de la distance. La guide a essayé de faire une description, qui devait remplacer l’éloignement de l’objectif touristique:

– Les colonnes sont doriques, hautes de 6,1 mètres, avec un diamètre de 1 mètre à la basé et de  0,79 mètres au sommet. D’ici on peut voir les cannelures en nombre de 16, pas de 20, comme d’habitude.

…Dans un autre jour, on est arrivé au Jardin des Héros à Missolonghi. La statue de Byron est de marbre. Elle représente le poète en tenu d’élu de la Chambre des Lords, assis sur une colonne de temple antique. La végétation exotique d’autour encadrait la statue, en donnant à Byron, il semble, la quiétude dont il n’a pas joui dans la vie.

…Je suis rentré à la maison, en face de l’ordinateur – un Hermes moderne, serviteur de confiance, bon pour tout. J’essaye d’écrire un épilogue sur la Grèce, pays qui, sur la carte, ressemble à une grappe de raisin, où les îles sont comme des grains. Pour conclure, rien ne me semble plus approprié que de citer le lord et le  poète Byron, en se référant à la Grèce: “C’est le seul endroit où je me sens toujours heureux!” et “Un homme doit faire plus pour l’humanité que d’écrire de vers”.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)