La Grèce du capricieux enamouré, Zeus (4)

Le Temple d’Apollon à Delphes

 

     Le plus important “module” du Sanctuaire de Delphes est le Temple d’Apollon. Pour y accéder vous devez monter les dalles de la Voie Sacrée jusqu’au bout, pour constater deçu que de toute la “légende” ne sont plus restées que la fondation et six colonnes. Une rampe en pierre d’environ deux mètres de long et un mètre de large a été reconstruite pour indiquer l’entrée du temple. Dans le mécontentement général, l’accès dans la fondation a été interdite. Sur l’esplanade en face de l’entrée beaucoup de pierres, parmi lesquelles  nombreux coquelicots, qui étalaient avec insistance leurs fleurs rouges. Le magistère Piochlecescu est venu avec des détails:

    – Sur cette espace relativement restreint ont été pas moins de huit éléments de construction. Tout d’abord, il y avait une statue colossale d’Apollon, à environ 16 mètres de haut, donnée par les Amphictions du lieu.

     – Les Amphictions?

    – Les Amphictions étaient des résidents d’une amphictionie, à savoir ces groupes de cités-États autour d’un sanctuaire commun. Apollo a été représenté debout, nu, en tenant fermement à sa poitrine avec sa main gauche une lyre, c’est-à-dire un instrument de musique qui se compose de deux bras en forme de corne duquel est attachée une traverse sur laquelle s’étend un nombre variable de cordes.

     – Apollo tenait dans sa main et le plectre, cette lamelle utilisée pour pincer les cordes de la lyre?

    – Ouais… euh… J’ai manqué ce détail, mais je vais le demander à la guide. Que je continue la présentation. À cette statue d’Apollon a été ajouté l’épithète “Sitalcas”, qui signifie “protecteur des céréales.” Ici, aussi, il y a quelques colonnes votives. C’est-à-dire ces colonnes dédiées aux divinités pour remplir une promesse solennelle. Ici est le vestige de base qui endossait la  statue équestre de Prusias, roi de Bithynie entre 237 et 192 avant Jésus-Christ. Bithynie était une satrapie perse dans le nord – ouest de l’Asie Mineure, en ayant sa capitale à Nicée. Entre le IIIème et le Ier siècle, elle a été un royaume hellénistique. En l’an 74 avant Jésus-Christ,  il est devenue une province romaine. Elle a été conquise par les Turcs en 1081, mais aussi par les Croisés en 1097, en étant restituée à l’Empire byzantin. En 1204, lorsque Constantinople a été conquis par les Croisés, Théodore Lascaris (n.a. 1204-1222) s’est retiré avec une partie  d’aristocrates à Nicée, en  fondant l’empire de Nicée (n.a. 1204-1261) En 1261, lorsque l’empereur Michel VIII Paléologue a reconquit Constantinople, la court de Nicée s’est déménagé à la vieille capitale. À Nicée ont eu lieu deux conciles œcumeniques. Le 1er Concile a été consommé en 325 et a déclaré l’arianisme comme hérétique.

     – L’arianisme, est intervenu père Hristian Lepèlerin, a été une doctrine religieuse chrétienne fondée par le prêtre Arius d’Alexandrie. Selon cette doctrine, il est refusée l’identité de substance entre Dieu et Jésus. Le VIIème Concile a été tenu aussi à Nicée en 787 et a été dedié  à la lutte contre les iconoclastes, les adversaires du culte des icônes.

     – Revenons à la statue de Prusias, professeur Piochlecescu.

    – Dans la Bthynie on a permis au général carthaginois Hannibal à s’exiler après avoir été vaincu par les Romains à la bataille de Zama de l’année 202 avant Jésus-Christ. Cependant, ce geste de Prusias a été vu d’un bon œil par la  League de Délos-Attique, proathénienne qui craignait l’expansion de l’Empire romain. Par conséquent, elle a dédié une statue à Prusias. En étant en danger d’entrer dans la captivité romaine, Hannibal s’est suicidé par empoisonnement en 183 avant Jésus-Christ, à l’âge de 84 ans.

     – Père Lepèlerin, mais sur le Concile de Nicée de l’année 325…

     – Ce concile a été ouvert par Constantin le Grand. La discussion centrale a été portée sur la lutte contre la dogme du prêtre Arius, qui a proposé la formule “homiousisos”, comme que Jésus est un être similaire au Père étant, mais pas le même  être. Le Concile a précisé cette question, par la formule “homoousius”, dans le sens que Jésus est consubstantiel, de la même essence avec le Père. Cependant, le même Concile a adopté les vingt canons, et le Credo de Nicée.

     – Allons plus loin, mon père, le temps est précieux.

    – Non pour beaucoup de Grecs, qui aiment passer des heures dans les tavernes, en ayant en face un verre avec “ouzo”.

     – “Ouzo”?

    – Oui, leur boisson spiritueuse anisée. Comme je le disais, en Grèce, il est de coutume de traîner avec un verre de “ouzo” et un anchois grillé, garni de deux ou trois olives.

     – Je connais une blague sur ce sujet.

     – Je suis tout ouïe.

    – Dans un avion avec seulement d’Anglais et de Grecs comme passagers, l’hôtesse annonce l’heure exacte: “It’s twelve a’clock” et “Simera ine  paraskevi”.

     – “Simera ine paraskevi”?

     – C’est-à-dire: “Aujourd’hui c’est vendredi”.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“La Grèce du capricieux enamouré, Zeus”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)