Les mangeuses de rouge à lèvres de Casablanca (61) – Pensées bizarres

       C’était un soir de Février, quand à Casablanca le temps est comme dans le mois de Mai à Constanta (n.a. ville – port en Roumanie). J’étais sur la digue qui borde le côté sud-ouest de l’immense esplanade située en face de la mosquée Hassan II. Cet édifice religieux est à la fin d’un promontoire rocheux, en rappellant du Casino de Constanta. À une distance d’environ un kilomètre je voyais la silhouette sombre d’un phare, situé très avancé dans l’océan Atlantique. Le rayon rotative de lumière de cette installation de repérage pour les navigateurs me donnait l’impression qu’il se croise à un certain intervalle avec le rayon laser qui parte du haut du minaret de la mosquée Hassan II et indique la direction de la Mecque. Les crêtes des vagues balaient la digue, tandis que le reste entrait par dessous avec un bruit sourd. J’ai réalisé que tant la mosquée et l’esplanade ont été construites sur… de pylônes. Je respirait de l’air froid, chargé de nanogouttes de l’océan et l’odeur d’algues. Les haut-parleurs du sommet du minaret appelaient les fidèles à la prière “el iisa”. L’esplanade, bien éclairée par une douzaine de réflecteurs montés sur la mosquée, était parcourue par de personnes venus pour prier ou se promener. Le digue avait deux mètres de large et s’élèvait au-dessus de l’esplanade jusqu’à 70 centimètre, de sorte que les gens présents là-bas l’utilisaient comme une banquette. À côté de moi était assis un jeune homme avec de longs cheveux noirs bouclés. Son teint était légèrement foncé. Les yeux noirs comme les olives scrutaient l’esplanade. La chemise longue à manches tombait librement sur le pantalon. J’étais retiré  à  moi-même,  attentif à mes propres émotions et je ne voulais pas les partager avec les autres. Le jeune homme d’à côté de moi semblait être dans le même état de la communication. Après environ deux minutes, il a commencé à faire de manœuvres vagues d’approche. Le rituel a commencé avec la rotation de la tête à quelques reprises vers moi. Puis a choisi une formule de salutation prononcé en français:

      – Bonsoir.

     – Bonsoir, j’ai lui répondu après une courte pause, nécessaire d’analyser les risques que je les assume dans cette conversation.

     – Bonsoir, vous êtes un étranger, n’est-ce pas? a donné le jeune homme consistence à  la communication.

  – Oui, je suis de la Roumanie, j’ai répondu après que je pensais que je peux m’engager  dans une conversation légère, qui va me recréer.

  – Je suis un élève dans la dernière classe de lycée industriel “El Khouarizmi” à Casablanca. Comment trouvez-vous cette mosquée?

   – Je suis professeur à l’Institut Supérieur Industriel et j’ai eu l’occasion de voyager dans de nombreux pays. Par conséquent, je peux te dire que nombreuses villes du monde sont dominées par des édifices religieux, qui sont devenus des symboles des localités respectives. Ce constat est particulièrement évident à Casablanca par “Masjid el Kebir Hassan II”, c’est-à-dire la Grande Mosquée Hassan II, ainsi qu’à Barcelone, Milan, Reims ou Cologne à cause  des cathédrales “Sagrada Familia”, c’est-à-dire la Sainte Famille, “Duomo”, c’est-à-dire le Dôme, “Notre-Dame” et “Dom”, ce qui signifie le Dôme.  D’autres villes ont comme symbole de constructions laïques. Ainsi “World Trade Center” – le Centre Mondial du Commerce, la Tour iffel,  “Houses of Parliament” – les Chambres du Parlement sont des bâtiments représentatifs de New York, Paris, respectivement, Londres.

      – Vous avez raison, monsieur le professeur, m’a approuvé l’élève, heureux que la discussion s’est liée. Vous pouvez ne pas savoir, mais la mosquée Hassan II a été conçu par l’architect  français Henri Pinseau. Les travaux ont commencé en 1986 et ont été achevés en 1993. Plus de 6.000 artisans marocains ont travaillé pour réaliser la décoration en granit, marbre, bois ou plâtre. Le coût d’investissement a été de plus 800 millions de dollars. La mosquée a une capacité de 25.000 personnes, raison pour laquelle elle est considérée comme la deuxième dans le monde après “Masjid al Qods”, la Sainte Mosquée de La Mecque. Le minaret est de 210 mètres, la plus haute au monde. En outre, le plancher peut être chauffé, et le toit peut être translé. Mon jeune partenaire de conversation s’est arrété, clairement enchanté de ce qu’il a dit, pour voir ma  réaction.

      – J’ai bien aimé ton exposé, qui a contenu beaucoup d’informations pour moi, je l’ai flatté.

     – Merci pour l’appréciation, monsieur le professeur. Vous avez dit que vous avez visité le Centre Mondial du Commerce à New York. Je voudrais que vous me donniez quelques informations sur ce bâtiment.

   – Bien sûr, avec grand plaisir. Le Centre Mondial du Commerce a été conçu par l’architecte américain Minoru Yamasaki en collaboration avec Emery Roth & Sons. Les travaux ont commencé en 1966 et ont terminé en 1977. “World Trade Center” est un complexe de sept bâtiments, dont je me souviens maintenant des suivants: “North Tower”, avec 110 étages et une hauteur de 410 mètres, “Southe Tower”, avec 110 étages et une hauteur de 410 mètres, un hôtel de 22 étages, “South Building Plaza”, et “North Plaza Building”, de 9 étages. Ces bâtiments bordent une superficie de deux hectares, appelée “Plaza”, qui rappelle de la place “San Marco” à Venise. Au milieu de cette place se trouve une fontaine appelée “Sphère”, composée de 25 segments de bronze coulé, exécutée par l’artiste allemand Fritz Koenig. Les deux tours ont la structure extérieure en poutres verticales d’acier. J’ai visité la tour sud, sans antenne, d’où j’ai eu un panorama de ‘île de Manhattan.

     – Est-ce que je peux vous dire une opinion sincère? m’a pris par surprise le jeune.

      – Il n’y a pas de problème, j’ai répondu désireux d’une communication authentique.

      – Je voudrais vraiment qu’à la place de “World Trade Center” soit une mosquée similaire à “Masjid el Kebir Hassan II”, mais beaucoup plus grande, qui aurait un minaret haut de 410 mètres.

      – Pourquoi? j’ai demandé contrarié.

   – Ce changement signifierait que les Etats- Unis se sont transformées en les États-Unis Islamiques d’Amérique et que toute l’humanité s’est convertie à l’islam, relifion  supérieure aux autres. Alors, évidemment, ne seront plus d’attentats, de prises d’otages, de guerres religieuses de toute nature, y compris la guerre sainte islamique – le jihad.

       – Et ni de guerres économiques, n’est-ce pas? j’ai essayé un syllogisme.

     – Non, de guerres économiques seront encore, comme il ya neuf ans, quand l’Irak dirigé par Saddam Hussein a occupé Koweït, a répondu mon compagnon avec désinvolture.

     – Donc, la conversion de l’humanité à l’islam  ne résout pas le problème de la guerre, j’ai conclu, après quoi j’ai salué le jeune homme et je suis parti désillusioné.

       – En échange, les gens de tous les pays vont prier à Allah dans la belle langue arabe, même si elle n’est pas leur langue maternelle, comme les Indonésiens. Dans un jour et vous, les Roumains… j’ai pu à peine entendre un supplément de la discussion portée précédement, qui avait perdu depuis longtemps le caractère récréatif, comme je l’ai voulu.

 

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Les mangeuses de rouge à lèvres de Casablanca”

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)