Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (6)

Le Massacre d’Odessa – Dalnic,

du 22 au 25 Octobre 1941,

commandé par le maréchal

Jean Victor Antonescu,

avec plus de

38.000 Juifs civils tués

 

Jean Victor Antonescu, le conducteur (n.a. en roumain, “conducător”) de la Roumanie du 4 Septembre 1940 au 23 Août 1944, la version roumaine de la fonction de  “führer” de l’Allemagne, eue par Adolf Hitler, a été un personnage controversé qui a été fusillé par les gardiens du Pénitencier de Jilava, le 1 Juin 1946, à l’heure 18.03, à la suite de la condamnation à mort pour crimes de guerre, sentence décidée le 17 Mai 1946, par le Tribunal du Peuple à Bucarest. Avec Jean Antonescu, à la suite du même procès, ont été fusillés Constantin Z. Vasiliu, le commandant de la Gendarmerie Roumaine dans la période le 9 Septembre 1940 – le 23 Août 1944, ainsi que George Alxianu, le gouverneur de la Transnistrie dans la période le 19 Août 1941 – le 29 Janvier 1944.

Ces sentences ont été confirmées, avec quelques amndements, le 5 Décembre 2006, par la Cour d’Appel de Bucarest, ultérieurement, le 6 Mai 2008, reconfirmés définitivement, sans amendements, par la Haute Cour de Cassation et de Justice.

Le 22 Juin 1941, à l’aube, a commencé l’Opération Barbarossa, d’attaque concomitant de l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes par sept pays, dont cinq avaient à ce moment-là une frontière commune avec le seul État communiste européean, ces pays en  étant l’Allemagne, la Finlande, la Roumanie, la Slovaquie, la Hongrie. Ils ont été rejoints par l’Italie et l’Espagne.

Ce jour-là, de la part de la Roumanie, le général Jean Antonescu a donné l’ordre suivant: “Soldats, je vous ordonne: traversez le Prout, écraser l’ennemi de l’est et du nord, libérez du joug rouge du bolchevisme nos frères envahis” Cet ordre a signifié beaucoup d’espoir pour les Roumains, de récupération des territoires perdus après l’ultimatum donné par Moscou, le 26 Juin 1940.

L’offensive proprement dite de l’Armée Roumaine a commencé le 3 Juillet, et la libération de la Bessarabie, y compris la Région Herta et, aussi, de la Bucovine du Nord a pris fin le 24 Juillet 1941. On a enrégistré 4.271 soldats roumains morts.

Le 27 Juillet 1941, Adolf Hitler a demandé à Antonescu de traverser le Dniestr et administrer le territoire entre le Dniestr et le Boug. Le 31 Juillet, Jean Antonescu a répondu  affirmativement.

La bataille d’Odessa a eu lieu entre le 8 Août et le 11 Octobre 1941, en étant la plus grande victoire avec une participation roumaine majoritaire dans la Deuxième Guerre Mondiale. Dans cette bataille ont décédé 11.046 militaires roumains.

Pendant ce temps, le 22 Août, le roi Michel I a avancé le général Jean Antonescu au rang de maréchal. Auparavant, le 19 mai 1941, le conducteur Jean Antonescu avait accordé au roi Michel I le rang de maréchal à titre honorifique.

Si aux  combats entre le Prout et le Dnistre le moral des militaires roumains a été à son apogée, dans la bataille pour Odessa cette état d’esprit a fost incomparablement plus bas. Il est arrivé au point que, pour corriger cet aspect, par l’Ordonnance du 14 Août 1941, le général Joseph Iacobici, ministre de la Défense Nationale dans la période le 27 Janvier – le 22 Septembre 1941, a introduit le châtiment corporel de 25 coups de fouet, appliqués à ceux qui ne respectent pas gravement les obligations soldatesques.

Le 9 Septembre 1941, le général Nicolas Ciupercă a démissionné de la fonction de commandant de l’Armée IV, participante à la bataille pour Odessa, juste pour protester contre la campagne militaire au-delà du Dniestr, initiée par Jean Antonescu.

Contre le passage armé du Dniestr a plaidé et d’autres généraux, comme Constantin Ilasievici, Nicolas Radescu et Florea Tenescu.

Le passage du Dniestr a été critiqué par les partis traditionnels. Par exemple, le 18 Juillet 1941, Jules Maniu, le président du Parti National Paysan, a supplié Jean Antonescu: “Nous devons épargner notre armée pour nos buts roumains, qui sont nombreux et grands et de tragique actualité pour l’avenir très proche.”

Jean Antonescu a répondu à tous: “Je ne peux pas trahir Hitler, j’ai lui donné ma parole d’officier.” Ce serment d’allégeance s’est produit le 14 Janvier 1941, lorsque Jean Antonescu a été à Berlin pour demander à Hitler de l’aide pour éliminer du gouvernement les légionnaires de Horia Sima, vice-président du Conseil des Ministres au cours de la période le 14 Septembre 1940 – le 21 Janvier 1941, dans le  gouvernement de Jean Antonescu (2).

Dans une lettre du 31 Juillet 1941, adressée à Hitler, Jean Antonescu a déclaré: “Je vais aller jusqu’au bout dans l’action que j’ai commencé vers l’est contre le grand ennemi de la civilisation, de l’Europe et de mon pays:. le bolchevisme russe.  Par conséquence, je ne pose aucune condition et je ne discute avec rien cette coopération militaire”.

À côté du faible moral des soldats, dans la bataille pour Odessa est apparue et l’incompétence crasse de certains officiers supérieurs de l’Armée Roumaine, comme a été le cas du général Jean Glogojanu.

Le 17 Octobre 1941, Jean Glogojanu a été nommé commandant du Commandement Militaire à Odessa. Il a été averti par Gherman Pantea, le nouveau maire d’Odessa, qu’il a appris d’une Russe sur la dynamitasion du  bâtiment de l’ancien siège de la N.K.V.D. (n.a. Commissariat du Peuple aux Affaires Intérieures). N’en tennant pas a compte de cette information, Jean Glogojanu a décidé que le quartier général du Commandement Militaire à Odessa soit à la rue à Friedrich Engels, au numéro 40, c’est-à-dire juste dans le bâtiment de l’ancien siège de la N.K.V.D.

Le résultat a été que le 22 Octobre, à 17.45, le bâtiment du numéro 40 de la rue Friedrich Engels, a sauté en l’air. 79 militaires ont décédé, dont 75 Roumains et quatre Allemands, parmi eux se sont trouvés le général Jean Glogojanu le colonel Mangu Ionescu, le capitaine Walter Kern, le capitaine Walter Reichert, le commandeur Herwart Schmidt. À ceux il faut ajouter un nombre de 43 militeires roumains blessés. Les fouilles dans les décombres ont duré deux jours, le corps de Jean Glogojanu a été découvert le 23 Octobre, à l’heure 13.10.

D’après le sténogramme de la séance du 13 Novembre 1941, du Conseil des Ministres, Jean Antonescu a ordonné comme représailles “drastiques et immédiates”, le meurtre de 200 Juifs pour chaque Roumain tué et de 100 Juifs pour chaque Roumain blessé. Cela signifie, après un calcul simple, 15.000 Juifs d’être tués pour les 75 militaires roumains décédés, ainsi que 4.300 Juifs d’être tués pour les 43 militaires roumains blessés, en resultant un total de 19.300 Juifs civils d’être tués.

Mais, à partir de témoignages de contemporaines, ces nombres ont été beaucoup plus élevés. Dans les jours du 22 au 25  Octobre 1941, strictement à Odessa ont été tués par fusillade, pendaison ou explosion un nombre plus grand que 18.000 Juifs, parce que pour le jour du 23 Octobre a été vehiculé un nombre plus grand que 5000 et pour le jour du 25 Octobre un nombre de 13.000 de Juifs tués à Odessa. Presque il n’y a pas été un poteau ou un arbre à Odessa sans avoir un Juif pendu. Neuf  entrepôts portuaires, pleins de Juifs, dans un encombrement indescriptible, ont été incendiés et mitraillés.

Dans une lettre du maire Gherman Pantea à Jean Antonescu, il est décrite une image de cauchemar d’Odessa du jour le 23 Octobre: ​​”Maréchal, je me suis réveillé le matin, en ayant en face à une scène effrayante, à savoir: dans les rues et sur les coins étaient pendues quatre, cinq personnes, et la population épouvantées fuyait dans la ville dans toutes les directions. Révolté, j’ai  demandé qui a commis cette barbarie, cette honte de quelle nous n’allons jamais ne laver devant le monde civilisé. Ce qu’il est vrai, ils m’ont dit qu’ils ne savent rien. D’autre part, sur les murs d’Odessa, un communiqué a apparu sans signature, du Commandement Militaire, par lequel se disposait que tous les Juifs quittent la ville pendant la journée du 23 Octobre et psrtent dans de collons à Dalnic. Les Juifs, terrifiés, ont fui de leurs maisons et de leurs biens et se sont dirigés par de milliers à Dalnic et la population restante dans la ville a commencé un pillage total de ces maisons”.

Le massacre a continué à Dalnic un petit village, situé à seulement trois kilomètres d’Odessa. Plus de 20.000 Juifs d’Odessa ont été envoyés en de colonnes escortées par de militaires roumains vers Dalnic, où ils ont été emprisonnés dans quatre baraques. Le 24 Octobre, trois baraques ont été incendiées et mitraillées, et l’une a été dynamitée et  explosée à la même heure, 17.45, quand a sauté en l’air le bâtiment dans lequel s’est trouvé le Commandement Militaire qui a été à Odessa.

Ainsi, au moins 38.000 Juifs civils  d’Odessa ont été tués, dans ce qui a été nommé à juste titre “le massacre d’Odessa”.

Les victimes de l’explosion du 22 Octobre 1941 ont été enterrés dans un cimetière formé à la hâte dans le parc “Taras Chevtchenko” du centre d’Odessa, à proximité de la Mer Noire. Ce cimetière a été rasé au sol immédiatement après l’Armée Rouge est entrée à Odessa, les luttes en étant menées entre 6 et le 19 Avril 1944.

Jean Antonescu, en visite à ce cimetière, quand il est arrivé à la tombe de Jean Glogojanu, a dit: “Tu a lutté pour Odessa comme un héros et tu es mort à Odessa comme un stupide”.

En Roumanie, la “solution finale” envisagée par Adolf Hitler pour les Juifs a été remplacée par “le nettoyage du terrain”, syntagme  utilisée par Jean Antonescu. Lorsque est venu le tour de la Roumanie pour envoyer de Juifa aux  crématoires d’Auschwitz, qui jusque-là ont été utilisés à la capacité maximale pour l’application de la “solution finale”  en Allemagne et en Pologne, Jean Antonescu s’est opposé, même si les premières rames de wagons avaient été prêtes por la route. Cette décision de Jean Antonescu semble surprenante après avoir applique une politique d’antisémitisme actif, si on ne prend pas en compte le moment de sa production, le 13 Octobre 1942, c’est-à-dire après à commencé  la Bataille de Stalingrad, tenue dans la période le 21 Août 1942 – le 2 Février 1943. Déjà, le 5 Septembre 1942, Staline s’est senti assez préparé et a approuvé la première contre-attaque avec l’Armée XXIV et  l’Armée LXVI. Bien qu’il a été rejeté, la contre-attaque soviétique a été un signal pour Jean Antonescu pour devenir brusquement prudent avec l’extermination des Juifs. Il a su aussi le meilleur que l’Armée III  et l’Armée IV du front roumain de Stalingrad n’ont pas été appropriement équipées contre une attaque des chars de la part des Soviétiques. Et de quoi il a eu peur il n’a pas échappé, le 19 Novembre, 1942 a commencé la grande contre-offensive des Soviétiques, qui a percé le front juste où les deux armée roumaine ont été placées, ce qui a representé l’un des facteurs décisifs qui a conduit à la perte de la guerre par l’Allemagne et ses alliés.

Il a été estimé que par le refus de Jean Antonescu, du 13 Octobre 1942, a été évité le meurtre d’un nombre supplémentaire de 400.000 Juifs en Roumanie. La syntagme “le nettoyage du terrain”, la variante d’Antonescu de la “solution finale” d’Hitler, n’a pas été appliquée jusqu’à la fin.

Même comme ça, le plus petit nombre, avancé par les spécialistes, de Juifs civils exécutés en Roumanie d’Antonescu, en particulier, dans la période le 22 Janvier – le 25 1941, du Pogrom de Bucarest, dans la période le 27 – le 29 Juin 1941, du pogrom de Jassy, dans la période le 22 – le 25 Octobre 1941, du Massacre d’Odessa, dans la période le 21 Décembre 1941 – le 8 Janvier 1942, du Massacre de Bogadanovka, a été de 213 000, tandis que dans le Musée d’Histoire de l’Holocauste, situé à Tel-Aviv, est mentionné le nombre de 500.000.

Ensuite, je cite ce que j’ai écrit dans le livre “Les lettres d’un dniestro-tisziean” (Gunivas, Chisinau, 2013): “L’existance de l’holocauste en Roumanie a été officiellement reconnu le 11 Novembre 2004, lorsque le rapport de la Commission Internationale  d’Étude de l’Holocauste en Roumanie, dirigée par Elie Wiesel, le lauréat du Prix Nobel de la Paix, a été déclaré «document d’État» et homologué dans son intégralité. En conséquence, le 9 Octobre 2005 a été inauguré à Bucarest l’Institut National pour l’Étude de l’Holocauste en Roumanie, et le 9 Octobre a été déclaré le Jour National de Commémoration de l’Holocauste en Roumanie!”

 

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)