Pages de l’histoire chuchotée des Roumains (7)

Les Armées Roumaines III et IV,

les maillons les plus faibles

de la ligne de front

de Stalingrad

 

Dans la Deuxième Guerre Mondiale, l’Armée Roumaine a participé à la fois dans l’alliance avec l’Axe, entre le 22 Juin 1941 et le 23 Août 1944, et aussi avec les Alliés entre 24 Août 1844 et le 8 Mai 1945, le Jour de la Victoire en Europe, quand est entrée en vigueur le capitulation de l’Allemagne nazie. Dans la situation de quitter l’Axe, en présence de chars de Moscou sur le territoire de leur pays, ont été, en particulier, les armées de la Finlande, après le 4 Septembre 1944, de la Bulgarie, après le 8 Septembre 1944, de la Hongrie, après le 20 Janvier 1945. Dans la même situation, mais en présence de chars américains dans son pays, a été l’armée d’Italie, après le 13 Octobre 1943.

Pendant les batailles, l’Armée Roumaine a subi de lourdes pertes; ont été tués 91.022 militaires roumains, dont 72.291 sur le front de l’Est et 18.731 sur le front de l’Ouest. De ces 72.291 décédés sur le front de l’Est, 4271 ont tombé dans l’espace prouto – dniestrien et le reste, de 68 020, à l’est du Dniestr.

Se rémarque la triste vérité que le plus grand tribut, de  vies humaines, payés par l’Armée Roumaine a été dans les batailles de l’Est du Dniestr, en mettant, ainsi, en question au moins trois aspects: l’équipement de lutte,  le moral des soldats, ainsi que le génie militaire des généraux.

La dotation de l’Armée Roumaine s’est prouvée insuffisante quantitativement et qualitativement. Les carences dans la dotation de l’Armée Roumaine ont été gravement ressenties dans la Bataille de Stalingrad, spécialement par le nombre relativement faible de canons antichars, comme pièces d’artillerie de champ ou montés sur de chars, en ayant le calibre de plus de 50 milimètres, capables à percee le blindage de 45-63 millimètres de chars soviétique T34, lesquels, également, très important, ils ont eu montés sur ils de canons  de calibre de 76,2 millimètres.

L’armement de la Roumanie a été réalisé sur la base de sa production, mais aussi de l’importation, surtout de Tchécoslovaquie, de la France et de l’Allemagne.

Par le Décret – loi du 18 Février 1941 se sont militarisés les entreprises d’État et privées. Par le Décret – loi du 2 Octobre 1941 ont été suspendus les congés, et la durée du jour du travail a augmenté de 8 heures à même 12 heures.

L’importation a été affectée par une serie d’événements sur le pla international. Le 10 Octobre 1938, la région des Sudètes de la Tchécoslovaquie a été envahie par les troupes allemandes. Impatienté, Charles II a eu une rencontre avec Hitler à Obersalzberg, le 24 Novembre 1938. Alors, ils ont discuté une coopération roumaino – allemande. Sa urgence de la part roumaine a été faite après une série d’événements: le 14 Mars, 1939 s’est formée la République Slovaque, et le 16 Mars 1939 s’est proclamé le Protectorat de Bohême et de Moravie, comme partie de l’Allemagne. Ainsi ont  été signé le Traité Économique, le 23 Mars 1939, et le Pacte du Pétrole, le 29 Mai 1939. Par le Pacte du Pétrole s’est établi un échange réciproque de fourniture de marchandisses: du pétrole de la Roumanie, de l’armement de l’Allemagne.

Le 21 Juillet, 1941 s’est terminé l’oléoduc entre Ploiesti et Giurgiu, d’où, sur le Danube, cette matière prémière est arrivée plus rapidement en Allemagne.

En échange du pétrole  la Roumanie a reçu d’armement de l’Allemagne, directement des portes d’usines, mais aussi de cel capturé en Pologne.

L’autre important fournisseur d’armement de la Roumanie, la France, elle a capitulè en face de l’Allemagne, le 21 Juin, 1940. Ainsi, les importations de l’ancien souteneur de base de la Roumanie a été cessé.

En ce qui concerne combien le moral a abaissé dans l’Armée Roumaine après avoir franchi le Dniestr, le 1 Août 1941, on peut avoir une idée par le fait qu’a été introduit le châtiment corporel des 25 coups de fouet appliqués à ceux qui ne respectent gravement les obligations soldatesques; cette punition est apparue sur la base de l’Ordonnance du 14 Août 1941, émisr par le général Joseph Iacubovici, le ministre de la Défense Nationale dans la période le 27 Janvier – le 22 Septembre 1941.

À propos “du génie militaire” des généraux, l’exemple notoire à cet égard est le général Jean Glogojanu, de qui, même son supérieur, le maréchal Jean Antonescu, arrivé à sa tombe, a fait la déclaration suivante: “Tu a lutté pour Odessa comme un héros et tu es mort à Odessa comme un stupide” Le 22 Octobre, à 17.45, a sauté en l’air le bâtiment de la rue Friedrich Engels, le numéro 40, qui était devenu le siège du Commandement Militaire à Odessa. Jean Glogojanu a été informé par le maire Gherman Pantea qu’on a appris d’une Russe que ce bâtiment a été le siège du N.K.V.D. et que, avant du départ, les Soviétiques l’ont miné, mais le général n’a pas fait la recherche adequate. En conséquence, 79 militaires ont décédé et 43 ont été blessés. Même le commandant du Commandement Militaire Jean Glogojanu a décédé dans l’explosion.

Le 15 Octobre 1942, à la demande faite par Adolf Hitler à Jean Antonescu, l’Armée III, dirigée par le général Pierre Dumitrescu, et l’Armée IV, dirigée par le général Constantin Constantinescu – Claps, ont pris les positions réparties par le Haut Commandement Allemand sur la ligne de front de Stalingrad, avec un secteur long de 110 kilomètres sur le bras nordique du coude de la rivière Don, entre les secteurs allemand et italien de la ligne de front, respectivement, un secteur long de 200 kilomètres, après celui allemand, au bout sudique de la ligne du front. L’Armée VI, dirigée par Friedrich Wilhelm Ernst Paulus s’est située dans l’isthme d’entre le bras oriental du Coude du Don et le bras occidental du Coude de Volga, de la périphérie de Stalingrad de la rive droite de Volga. L’Armée IV, de chars Pantzer, dirigée par Hermann Hoth a été dans le sud de l’Armée VI.

Pour plus de précision, le 18 Novembre, la ligne de front comprennait les secteurs suivants, du sud au nord: l’Armée IV, dirigée par le général Constantin Constantinescu – Claps, l’Armée IV, de chars Pantzer, dirigée par Hermann Hoth, l’Armée VI, dirigée par Friedrich Wilhelm Ernst Paulus, l’Armée III, dirigée par le général Pierre Dumitrescu, l’Armée VIII, dirigée par Italo Gariboldi, l’Armée II dirigée par Jany Gusztáv, l’Armée IV, dirigée par Hans Eberhard Kurt von Salmuth

Les Soviétiques ont choisi de commencer la contre-offensive, connue sous le nom de “Uranus”, ni les secteurs allemands, ni le  secteur italien, ni le secteur hongrois, mais le secteur roumain , non seulement l’un, mais les deux, en deux jours, l’un après l’autre. Pourquoi donc? Ces secteurs ont été considérés par les Soviétique comme les maillons les plus faibles de la ligne de front?

Le 19 Novembre 1942, l’Armée III, avec un effectif de 152.492 militaires roumains, a été accablée par l’attaque soviétique, dirigée par Nicolas Feodorovitch Vatoutine, elle en étant pulvérisée et, ainsi, le flanc nord de l’Armée VI est resté découvert.

Le 20 Novembre 1942, l’Armée IV,  avec un effectif de 75.580 militaires roumains, a été accablée par l’attaque soviétique, dirigée par Andreï Ivanovitch Eremenko, en laissant découvert le flanc sud de l’Armée IV, de chars Pantzer.

Avec les flancs découverts, l’encerclement de l’Armée VI par les Soviétiques a été réalisé en un temps très court, le 23 Novembre, à Kalac, une localité à l’ouest de Stalingrad, à une distance de 80 kilomètres.

Les tentatives allemandes de sortir de l’encerclement, auxquelles ont participé et nombreux militaires roumains ont échoué, seulement une grande partie de l’Armée IV, de chars Pantzer, a  échappé et a formé le groupe armé Hoth.

Bien que, le 30 Janvier 1943, Hitler l’a promu “feldmareschall” (n.a. maréchal de champs, le deuxième plus haut grade, après “reichmareschall” maréchal de l’Empire, dans l’Armée Allemande entre 1935 et 1945), Paulus s’est rendu le jour suivant, les Soviétiques en prennant comme prisonniers 24 généraux, 2.500 officiers et environ 107.000 soldats allemands.

Comment aux échecs on cherche toujours de culpables, ce désastre de proportions planétaires a conduit à une série d’accusations furieuses  d’Adolf Hitler “der Führer und der Reichkanzler” (n.a. le leader et le chancelier de l’Empire) contre Jean Antonescu, “Conducătorul si presedintele Consiliului de Ministri” (n.a. le leader et le président du Conseil des Ministres), le 10 Janvier 1943, lors de la visite de Jean Antonescu à “Wolfschanze” (n.a. la Tanière des Loups, le quartier  général d’Adolf Hitler sur le front de l’est, dans la localité de Rastenburg, maintenant Kętrzyn, dans le nord-est de la Pologne).

Le comble du paradoxe c’est que le plus grand désastre militaire roumain et, au même temps, avec l’écho le plus grand dans le monde d’une action de l’Armée Roumaine, a été imputé à Jean Antonescu, le seul avec le grade militaire le plus élevé en Roumanie, celui du maréchal actif (n.a. ce grade lui a été retiré le 17 Mai 1946, par le Tribunal du Peuple à Bucarest, quand, à la fois, Jean Antonescu a été condamné à mort pour crimes de guerre, peine confirmée, avec quelques amendements, le 5 Décembre 2006, par la Cour d’Appel de Bucarest, ultérieurement, le 6 Mai 2008,  reconfirmée définitivement, sans amendements, par la Haute Cour de Cassation et de Justice).

Toutefois, il faut mentionner que l’Armée VIII (n.a. nommée en italien “Ottava Armata”, et aussi “Corpo di Spedizione Italiano in Russia”), dirigée par Italo Gariboldi, a été à son tour pulvérisée par la contre-offensive soviétique, appelée “le Petit  Uranus”, aussi en une seule journée, le 16 Décembre 1942.

L’Armée II (n.a. nommée en hongrois “Második Hadsereg”) dirigée par Jany Gusztáv, a été à son tour pulvérisée par la contre-offensive, appelée l’Opération Stratégiques Voronezh – Harkov, aussi en une seule journée, le 13 Janvier 1943.

À la question posée antérieurement, la réponse donnée par la plupart des spécialistes dans le domaine est afirmative: les deux secteurs roumains ont été les maillons les plus faibles de la ligne de front de Stalingrad, lesquels ont changé le cours de la guerre, et, implicitement, le sort de centaines de millions de genss, en particulier, en Europe Centrale et de l’Est.

Cette vérité historique est réduite au silence par nombreux Roumains, en particulier, par les nostalgiques du régime légionnaire, fasciste, ou par les nostalgiques du régime communiste (n.a. les deux, le communisme et le fascisme, sont des régimes dictatoriales, au parti unique), en pensant que, dans le cas contraire, ils ne seraient pas de patriots. Cette façon de falsifier l’histoire par omission, ne fait que nous, les Roumains continuions à vivre en mensonge, propagande commencée et développée “sur les plus hauts sommets”, pendant le régime communiste “dejisto-ceausiste”,  que nous ne pas apprenions les renseignements appropriés de l’histoire et  que nous répétions les erreurs du passé.

 

Doru Ciucescu

 

Le texte fait parti du volume en cours de traduction

“Pages de l’histoire chuchotée des Roumains”,

(La traduction du roumain et l’adaptation sont réalisées par l’auteur lui-même)